Antenne de télécommunication: rapport de l’Office de consultation publique de Montréal

27 janvier 2012 publié par Gilles Dauphin Aucun commentaire »

L’Office de consultation publique de Montréal vient de rendre public son rapport sur la Règlementation des antennes de télécommunication.

Dans le mot de la présidente publié sur le site de l’OCPM, on peut lire :

La commission est d’avis que le projet de règlement ne permet pas de mieux outiller les arrondissements face au déploiement des antennes. D’une part, Industrie Canada estime que ses dispositions sur le déploiement du sans-fil prévalent sur la règlementation municipale. D’autre part, l’encadrement municipal aurait avantage à être amélioré et rendu plus efficace à l’aide d’un ensemble d’outils complémentaires. Tout en considérant qu’il est souhaitable d’avoir une règlementation adéquate et homogène en matière d’antennes dans toute la ville, la commission est d’avis qu’une approche purement règlementaire ne suffira pas pour prendre en compte les multiples enjeux du déploiement des systèmes de télécommunication sur le territoire. L’adoption d’une politique d’ensemble est requise.

En conséquence, la commission recommande à la Ville d’élaborer, avec la participation des arrondissements, une politique de gestion énonçant ses objectifs et ses principes directeurs en matière d’antennes de télécommunication.Entretemps, la commission recommande à la Ville de surseoir à l’adoption du projet de règlement.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

P.S.: Céline est en réunion toute la journée dans le cadre de la tournée de consultation du président du comité exécutif à propos de la révision du financement des arrondissements.

Un maire qui ne veut pas nous répondre….

26 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

Des citoyens de l’Arrondissement se sont rendus au Conseil de Montréal lundi soir. Deux d’entres eux ont posé une question sur des sujets qui sont revenus régulièrement aux derniers Conseil d’arrondissement et qui n’évoluent pas. Alors que les 2 questions étaient adressées au maire Gérald Tremblay, ce dernier n’a même pas daigné se lever de sa chaise et leur répondre ou tout au moins commencer un début de réponse avant de transférer la parole à d’autres élus de son équipe politique. Pourtant, ce maire demeure dans notre arrondissement. Il doit bien avoir une petite idée de ce qui se passe ici!

Christian Bouvet s’est déplacé à Montréal pour questionner le maire sur le fait qu’à Outremont la mairesse Marie Cinq-Mars menace d’expulsion tout citoyen qui ose enregistrer, prendre des photos ou filmer à la séance de Conseil de l’arrondissement. Alors que d’autres arrondissements offrent un Conseil en direct sur le web, à Outremont, nous sommes au moyen âge en démocratie. Qu’en pensez-vous M. le Maire? A la minute 13 :10

Anne Farkas s’est déplacé à Montréal pour questionner le maire sur l’inaction de la mairesse Cinq-Mars quand à la présence d’antennes de télécommunications Rogers installées illégalement sur l’immeuble du 1290 Bernard depuis juillet dernier. Ne serait-il pas temps de demander une injonction pour leur démantèlement M. le Maire? A la minute 32 :40

Vous avez aimé regarder cette vidéo? Vous aimeriez voir votre Conseil d’arrondissement sur internet afin d’être mieux au courant des dossiers, comme il se fait dans d’autres arrondissements ? Il n’en tient qu’à la mairesse de rendre cela possible en soumettant au Conseil une résolution afin de changer le règlement qui interdit de filmer dans la salle du Conseil.

Campus Outremont: premier contrat et consultation à venir

24 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

La ville de Montréal vient d’annoncer l’octroi d’un contrat de près de 500 000 $ pour la réalisation des plans et devis du pont ferroviaire qui sera construit à l’extrémité est du futur quartier. Le pont ferroviaire, qui sera construit en 2013, permettra de désenclaver la partie est du site grâce à la construction d’un passage sous le nouveau corridor ferroviaire. Par ailleurs, le Plan de développement urbain, économique et social des abords du campus Outremont (PDUÉS) fera l’objet, en 2012, d’une vaste démarche de planification participative en collaboration avec l’ensemble des parties prenantes des quatre arrondissements voisins, citoyens et société civile confondus. La Ville a confié à Acertys, une firme d’experts en concertation, le mandat de planifier et d’organiser l’ensemble des activités de concertation et de communication réalisées dans le cadre de l’élaboration du PDUÉS.

Vous retrouverez dans notre dossier Campus Outremont le communiqué de presse et trois cartes ainsi que les principaux documents concernant ce projet majeur.

Antennes Rogers – toujours en place

23 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

Au dernier Conseil, l’administration Cinq-Mars  était fière d’annoncer que ce n’était pas 2 constats mais 9 constats qui avaient été émis à Rogers et à la compagnie Rosbern, de Michael Rosenberg, pour travaux sans permis au 1290 Bernard.

Ayant en main copie de 2 constats obtenus par demande d’accès à l’information,  (incroyable qu’un élu doivent faire une demande d’accès pour ça!) mais incapable de trouver trace des 7 autres, j’ai fait un suivi sur l’état d’avancement de ces 2 constats émis le 11 juillet 2011. Celui émis à Investissements Rosbern, propriétaire de l’immeuble, pour travaux sans permis est contesté et paraît à l’agenda de la Cour de Montréal le 29 février prochain. Le constat émis à Rogers de 866$, pour la même infraction, a été payé en septembre 2011 suite à une déclaration de culpabilité.

Considérant que Rogers a plaidé coupable et semble avoir l’intention de payer ses contraventions au lieu de se conformer, et ce, depuis septembre dernier, qu’a fait la mairesse durant ce temps? Rien, sauf de dire que 7 autres constats auraient été émis (constats parchemins).

Pour quelle raison l’administration Cinq-Mars fait-elle preuve d’autant de mollesse et se contente d’émettre de simples contraventions? La mairesse a-t-elle vu à ce que les vérifications nécessaires soient faites auprès d’Industrie Canada, organisme fédéral responsable des télécommunications, et de demander le démantèlement pur et simple de ces antennes installées illégalement?

Si vous avez un peu de temps, la lecture du mémoire de Rogers, déposé à l’Office de consultation publique en octobre 2011, est très intéressante. On y retrouve, entre autres, les étapes prévues par Industrie Canada (responsable des télécommunications) lors d’implantation d’antennes de télécommunication. Pour certaines installations, en plus de devoir obtenir un permis des instances locales d’urbanisme, la compagnie doit offrir des séances de consultations pour le public environnant.

Au mandat d’Industrie Canada tel que décrit à l’article 1.1 du règlement fédéral, on peut lire: ‘De plus, l’installation ou l’exploitation d’un système d’antennes existant qui déroge du présent processus pourrait entraîner sa modification ou sa suppression et toute autre sanction contre l’exploitant en vertu de la Loi sur la radiocommunication.’

L’installation des antennes de Rogers sur le toit du 1290 Bernard est-elle conforme au processus fédéral? Cette installation exige-t-elle un processus de consultation publique? Est-ce pour cela que Rogers s’est abstenu de demander un permis à l’arrondissement et de faire son travail en catimini?

On ne peut pas exiger de l’administration Cinq-Mars de tout connaître et de tout savoir. Mais lorsque l’information est disponible et que des vérifications de base s’imposent pour la sécurité des citoyens, il est inconcevable que ces démarches n’aient pas déjà été faites.

Je vais contacter Industrie Canada, et je vous reviens.

P.S.: Vous pouvez aussi consulter notre dossier sur les antennes de télécommunications.

Finances : rencontre avec le président du comité exécutif

21 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, rencontrera le conseil d’arrondissement d’Outremont le 27 janvier prochain dans le cadre de sa tournée de tous les arrondissements de la Ville de Montréal afin de discuter de la révision du financement des arondissements.

L’enjeu est particulièrement important à Outremont car, comme je le soulignais dans mon billet du 5 décembre 2011, le budget 2012 prévoit plus de dépenses que de revenus. Au rythme où les dépenses augmentent, le budget de 2013 sera presque impossible à boucler.

Je vous invite donc à ne pas hésiter à me faire part de vos préoccupations et suggestions.

Séance du 9 janvier

18 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par Mariclaude Ouimet et Gilles Dauphin.

Q #1 : Occupation de l’espace public sans payer de taxes. Qu’en est-il des aménagements illégaux sur le domaine public (terrasse, clôture), plus précisément de deux établissements de restauration : l’un coins Van Horne/Bloomfield et l’autre coins Hutchison/Fairmont? Pourquoi de telles tolérances? De plus, la synagogue illégale du 1030 St-Viateur est exemptée de taxes depuis des dizaines d’années. Quand allez-vous faire payer ces propriétaires ?
R : Le directeur d’Arrondissement par intérim et directeur du service de l’aménagement urbain, Pierre Chapuis, affirme qu’il devra revoir le dossier Van Horne-Bloomfield qui traine depuis tellement longtemps qu’il ne se souvient pas où il en est rendu et qu’il verra à ce que les colonnes de clôture de la terrasse sur Fairmount-Hutchison soient enlevées au plus tôt.
R : La mairesse Marie Cinq-Mars informe qu’elle ne peut rien faire concernant la synagogue car ce dossier est présentement en cour supérieure.

Q #2 : Demande de démission de M. Werzberger du CCU (Comité Consultatif Urbanisme). Depuis combien de temps Alex Werzberger est-il membre ?
R : Pierre Chapuis parle, sous toute réserve, d’environ huit (8) ans.

Q : Qui est le président du CCU et depuis combien de temps ?

R : La mairesse a cédé la présidence au conseiller Louis Moffat le 5 décembre 2011.

Q : Étant donné qu’Alex Wertzberger défend les positions de ces coreligionnaires dans des dossiers contestés à la cour et dont ils sont reconnus coupables, et étant donné  le statut de lobbyiste de ce dernier à titre de président d’un organisme appelé la COHO (Coalition des Organisations Hassidiques d’Outremont), il ne devrait pas siéger au CCU. Le code d’éthique de ce comité stipule que les membres doivent siéger à titre personnel seulement. Quand allez-vous discuter de cette situation avec les autres membres ?
R : Le conseiller  Moffat refuse qu’on doute des compétences d’Alex Wertzberger et qu’on remette en cause son droit d’être membre du CCU. Il suggère au citoyen de plutôt en parler directement avec ce dernier.
R : La mairesse affirme qu’Alex Werzberger a toujours fait preuve d’impartialité dans ses propos et qu’elle ne demandera pas sa démission.

Q #3 : Immeuble de la Banque Royale au coin Outremont/Van Horne. Faute d’espace pour ses nouveaux services, la banque va déménager de l’autre côté de la rue au printemps. Étant donné que l’immeuble vieux de 60 ans, qui a été conçu par un célèbre architecte et est reconnu ‘exceptionnel’ dans le répertoire Bisson de l’arrondissement,  avez-vous fait des démarches auprès du propriétaire actuel pour voir à la sauvegarde de cet édifice ?
R : La mairesse informe qu’aucune démarche n’a été faite jusqu’à maintenant. Elle s’engage à écrire à qui de droit afin de connaître leur intention et inciter l’institution à faire attention afin de préserver l’immeuble.

Q #4 : Antennes de télécommunication installées illégalement sur le toit de l’immeuble au 1290 rue Bernard (intersection Outremont). L’intervenante, habitant dans l’entourage de cet immeuble, se plaint qu’un bruit permanent émane des antennes. De plus, ces antennes sont situées à proximité d’une résidence pour personnes âgées, d’une garderie et d’une école primaire, ce qui peut représenter un risque pour la santé de ces personnes. Que prévoyez-vous faire ?
R : La mairesse informe que c’est très difficile d’agir puisque les antennes de télécommunication sont de juridiction fédérale. Il y a quelques années des experts de la Santé publique étaient venus rencontrer les élus à la suite d’une demande d’une compagnie pour installer de telles antennes dans le clocher de l’église St-Viateur. Selon les plans déposés par la compagnie, l’étude du dossier avait démontré qu’il n’y avait pas de danger à placer de telles antennes à cet endroit.
R : Une résolution a été adoptée par la Ville pour permettre aux arrondissements de réglementer de telles installations.
R : Il y aura une présentation devant le Comité consultatif d’urbanisme pour étudier la possibilité de décréter un moratoire.
R : Il y aura aussi rencontre dans une semaine avec le contentieux étant donné que l’arrondissement a reçu une mise en demeure d’un opérateur d’antennes de télécommunication qui s’est vu interdire des installations.
R : Madame Séguin, du bureau d’urbanisme, informe que les antennes sur le toit du 1290 Bernard ont été installées illégalement et que 9 constats ont été émis au propriétaire de l’immeuble et à la compagnie de télécommunication.
R : Madame Potvin dit avoir reçu un document provenant d’un autre district aux prises avec ce problème. Elle promet d’étudier le tout pour trouver une solution.
R : Céline Forget est heureuse d’apprendre qu’il y a eu 9 constats. Elle dit avoir fait une demande d’accès à l’information et qu’on lui a confirmé uniquement 2 constats…!!

Q : De récentes études de l’OMS font état que les champs électromagnétiques sont cancérigènes. Il faut absolument que l’arrondissement intervienne.
R : La mairesse conseille à l’intervenante d’assister aux consultations publiques à venir de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).
R : Céline Forget informe la mairesse que les consultations sont terminées. Que le rapport de l’OCPM doit être en cours de rédaction ( lire le billet du mois de septembre 2011  sur ces antennes).
R : Imperturbable, la mairesse conseille à l’intervenante de parler au prochain conseil de ville.

Q #5 : Publi-reportage de la COHO (Coalition des Organisations Hassidiques d’Outremont). En novembre, un citoyen a demandé pourquoi le sigle de la Ville de Montréal apparaissait dans un publireportage de la COHO. Vous deviez revenir avec l’explication. Avez-vous l’information ?
R : La COHO a reçu 5,000 $ dans le cadre d’un programme de soutien aux initiatives communautaires liées à la diversité ethnoculturelle, dixit la greffière Me Paquet.

Q : La COHO a-t-elle reçu d’autres subventions ces dernières années ? Et de combien ?
R : La mairesse informe que la COHO a reçu une autre subvention mais elle a oublié le montant.

Q : L’intervenante fait remarquer à la mairesse que cette autre subvention du comité exécutif de Montréal était de 20 000$ et a été votée le 16.09.09, soit 1 mois ½ avant les élections du 01.11.11 !
R : Céline Forget ajoute que le chèque de 20,000 $ a été émis le 15 octobre 2009.

Q #6 : Les bruyants souffleurs à feuilles. Compte tenu du fait qu’un jugement de la cour a invalidé le règlement municipal interdisant les souffleurs à feuilles, l’intervenant s’insurge contre le fait que la sécurité publique se serve dudit jugement pour ne pas intervenir lors de plaintes de citoyens. Selon lui, le règlement contre le bruit devrait alors être appliqué.
R : Me Paquet informe que, suite à de nombreuses plaintes de citoyens, le conseil devrait revenir avec des recommandations en mars afin de revoir la règlementation.
R : Céline Forget précise que la sécurité publique devrait se déplacer lors de ces plaintes de bruit et faire des lectures d’intensité du son afin de documenter le dossier en vue d’écrire une nouvelle règlementation (lire le billet du mois de juillet 2010 sur les souffleurs)
R : Marie Potvin appuie le citoyen dans sa demande.

Subvention douteuse

14 janvier 2012 publié par C. Forget Aucun commentaire »

En ce début d’année, alors que Montréal nous demande plus d’argent sur notre compte de taxe, il est important de s’informer sur la façon dont le maire  Tremblay et son équipe voient à la dépense et demandent des comptes.

Par exemple, cette subvention de 20 000$ octroyée par le comité exécutif de Montréal le 16 septembre 2009, en pleine campagne électorale (élection au 1er novembre 2009), à un organisme qui se décrit comme “la Coalition des organisations hassidques d’Outremont”. Alors que les documents reçus par demande d’accès à l’information restent silencieux sur un suivi quand à la distribution de cet argent public par la coalition, j’ai tenté de faire quelques appels, sans résultats.

Le journaliste Yves Poirier de TVA a tenté d’en savoir un peu plus auprès du président de la coalition, Alex Wertzberger et de la Ville. Les réponses obtenues ne sont pas très rassurantes, puisqu’elles sont en contradiction dans les faits avec l’information disponible. Je décris le tout dans ma lettre adressée au vérificateur général de Montréal lui demandant d’examiner ca cas.

Je vous souhaite une année 2012 remplie de défis et de succès.

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Au vérificateur général de Montréal
Bonjour M. Bergeron,

J’aimerais soumettre un dossier à votre attention. Par l’accès à l’information, j’ai récemment obtenu copie d’une subvention octroyée par le comité exécutif de la Ville à un organisme qui s’identifie comme “la Coalition d’organisations hassidiques d’Outremont (COHO)”.

Cette subvention me semble douteuse. En plus d’avoir été octroyée en pleine campagne électorale 2009 à un groupe ethnique reconnu pour son vote “en bloc”, aucun compte rendu de la dépense de cet argent public n’apparait dans les documents qui m’ont été remis.

Voici plusieurs contradictions soulevées dans ce dossier:

- L’argument de pauvreté avancé par la Ville afin de justifier la subvention n’est aucunement documenté. Pire encore, en 2008, un rapport du service de la diversité sociale exclu Outremont des zones de contributions municipales dans les programmes de lutte à la pauvreté.

- Dans le récent reportage de TVA, la Ville allègue que cette subvention vient d’un fond consacré à la lutte à la pauvreté. Pourtant, dans le sommaire décisionnel, on peut lire: “Cette dépense est non prévue au budget 2009 de la direction de la diversité sociale (…). Cette dépense sera financée par les dépenses générales d’administration de compétence proximité”. Il n’est aucunement question de ce fond lors de l’adoption de la résolution.

- Dans le même reportage, le président de la COHO, Alex Wertzberger, avance que cet argent a été dépensé par sa coalition pour aider à partir une vingtaine d’entreprises, telle la boulangerie Cheskie. Pourtant, cette boulangerie cachère existe depuis 2004, tel que démontré au registre des entreprises, et le propriétaire de ce commerce a une maison évalué à près de 1M$ à Outremont…. Étrange façon de distribuer de l’argent public qui, selon une convention, devrait servir à la lutte contre la pauvreté.

- Alors que la résolution est votée le 16 septembre 2009, on peut lire, sur la durée de la convention entre les parties, article 13: “la présente convention se termine (…) lorsque les parties ont rempli leurs obligations, mais au plus tard le 31 décembre 2009″. La durée de la convention me parait particulièrement courte pour le sérieux du montant alloué.

Dans les subventions subséquentes remises à cette coalition, une de 4 500$ en 2010 et une de 5 000$ en 2011, un processus précis est suivi par la coalition au même titre que d’autres organismes qui se partagent un montant alloué précis d’un programme encadré par le service de la diversité sociale de la Ville, tel que recommandé par le bureau du vérificateur. Chaque organisme est tenu de faire une demande en établissant l’objet de la demande et la façon dont sera dépensé l’argent. Un comité de sélection regarde les demandes et choisit les organismes qui répondent aux objectifs du programme. Les organismes choisis doivent rendre des comptes à la fin de la période établie. Ce document est accessible par demande d’accès et permet d’assurer la transparence des subventions octroyées avec l’argent des contribuables. Tout ce processus de reddition de compte est absent de la subvention de 20 000$ de septembre 2009. Les états financiers d’un organisme étant exclu dans le processus d’accès, il est impossible de faire la lumière sur la distribution du 20 000$.

Considérant toutes les contradictions entourant cette subvention (provenance du budget et justification de la subvention) et considérant l’absence d’information sur la distribution de cet argent (à part l’aide à la boulangerie Cheskie, qui soulève de sérieuses questions), il pourrait être raisonnable de mettre en doute la raison réelle de cette subvention octroyée en pleine campagne électorale de 2009, quelques semaines avant la journée du vote, et de croire que cet argent public puisse avoir été utilisé à des fins purement politiques pour l’intérêt des élus d’Union Montréal.

Vos pouvoirs d’enquêtes vous permettront probablement de faire la lumière sur l’aboutissement de ces 20 000$, d’évaluer si cette subvention a respecté les normes d’éthique quant à la gestion des fonds publics et d’émettre des recommandations à la Ville afin d’assurer la transparence des processus de subventions.

Je demeure à votre disposition si vous avez des questions.

Vous remerciant à l’avance,

Céline Forget
conseillère d’arrondissement indépendante
Outremont, Montréal
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Vous pouvez aussi écouter cette entrevue que j’ai accordée à l’animateur Benoît Dutrizac du 98,5 FM de Montréal.

Joyeux Noël, Paix et Bonheur

22 décembre 2011 publié par C. Forget Aucun commentaire »

L’amour se passe de cadeaux, mais pas de présence.

Félix Leclerc

Conseil du 5 décembre 2011

21 décembre 2011 publié par Gilles Dauphin Aucun commentaire »

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

Q : Affichage commercial problématique : Depuis 2 mois, la propriétaire d’un salon d’esthétique a subit les visites répétées des inspecteurs car, par ignorance, elle aurait ouvert son commerce sans permis d’occupation et sans demander de permis pour l’affichage de son commerce. Elle est disposée à suivre les règlements et demande d’être aidée dans ses démarches et non d’être harcelé de la sorte.
R : Pierre Chapuis, directeur d’arrondissement par intérim et directeur de l’urbanisme, avoue qu’il n’était pas au courant de cette situation. Il lui souhaite la bienvenue dans Outremont en lui expliquant que tout affichage doit suivre la règlementation et lui confirme qu’il prendra lui-même ce dossier en charge.

Q : Présence d’un dortoir sur la rue Hutchison : Jadis situé côté est de Hutchison, le dortoir accommodant une vingtaine de jeunes hassidims a été relocalisé côté ouest de la rue, du côté de l’arrondissement Outremont, au 5446 Hutchison. Ce dortoir avait récemment été fermé par la cour supérieure à la demande de l’administration du Plateau, ce qui explique son déménagement vers Outremont. Suite à une plainte, une inspectrice de l’arrondissement Outremont aurait visité l’appartement. Aucune action n’a été prise depuis. Que va faire la mairesse face à cette situation illégale ?
R : La mairesse Marie Cinq-Mars et le directeur Pierre Chapuis n’étaient pas au courant mais ce dernier fera un suivi.
Q : L’inspectrice (urbanisme) n’est-elle pas tenue d’informer son directeur M. Chapuis ?
R : La mairesse répond qu’elle ne sait pas.

Q : Réputation du Comité Consultatif d’Urbanisme : L’intervenant demande la destitution de Alex Werzberger du comité sur l’urbanisme (CCU) puisque ce dernier aurait, depuis plusieurs années, endossé publiquement des illégalités commises par ses coreligionnaires hassidiques. Ces prises de positions publiques sur des comportements délinquants malgré différents jugements de la cour (synagogue illégale, contrebande d’alcool, par exemple) entachent la réputation d’un comité de l’arrondissement.
R : La mairesse répond qu’elle n’est pas obligée de répondre.

Q : Refus d’une policière de porter assistance : En plein jour, une dame aurait tenté d’arrêter dans la rue une voiture de police, son amie étant victime d’un malaise. Une policière au volant aurait contourné la plaignante et aurait enclenché son alarme pour disparaître au coin de la rue.
R : La mairesse a promis de faire un suivi sur cet incident avec le directeur de la police.

Q : Usage non règlementaire répétitif du 6010 Durocher : Dans un journal hebdomadaire distribué aux hassidiques, on peut voir une annonce invitant les gens à un séminaire dans le local du rez-de-chaussée de cet immeuble, malgré un jugement de la cour interdisant toute activité sauf l’usage résidentiel prévu au règlement municipal. Après toutes ces plaintes et le jugement, à quand l’application des règlements envers ces propriétaires fautifs ?
R : La mairesse répond qu’elle croyait que ce dossier était clos mais qu’elle va quand même envoyer un inspecteur.
R : La conseillère Céline Forget rétorque qu’on ne ferme pas un dossier tant qu’il n’est pas réglé. Elle relance la mairesse sur le fait que ce local fait l’objet d’un PIIA valide jusqu’en janvier pour l’aménagement d’un logement dans cette ancienne synagogue illégale et qu’aucuns travaux ne semblent apparents.
Q : Ce n’est pas la 1ère fois que des citoyens, photos à l’appui, dénoncent les activités illégales dans ce local.
R : La mairesse, sourire en coin, répond qu’elle ne sait pas car elle ne regarde pas les blogs.

(Altercation entre la mairesse et un citoyen qui filme la période de questions. Le citoyen invoque la démocratie, la transparence et le droit des citoyens à pouvoir écouter le conseil sur internet en différé. La mairesse refuse, arguant que filmer est contre le règlement).

Q : Étrange application de la règlementation de stationnement : Alors que sa voiture est stationnée sur son terrain à l’arrière de chez lui, par la ruelle, le citoyen ne comprend pas la contravention qu’il a reçue.  Également, il a eu plusieurs visites d’inspecteurs alors qu’il est dans son droit et sur son terrain, dénonce-t-il. Il considère abusives et non fondées ces démarches de l’arrondissement.
R : La mairesse et le directeur promettent de regarder ce dossier.

Q : Vélos fixés au mobilier urbain : Des gens attachent leurs vélos sur des poteaux de la ville et les déneigeuses, pour éviter les vélos, accrochent nos boîtes à fleurs. Il faudrait appliquer les règlements.
R : Marie Cinq-Mars semble connaitre la situation et verra à faire un suivi.
R : Céline Forget ajoute que souvent, il y a des vélos attachés à des arbres. Le règlement devrait être appliqué sans retenu dans ces cas.

Q : Nettoyage de graffitis. Y a-t-il une surveillance ? Les ‘’taggeurs’’ reviennent toujours.
R : La mairesse dit que le budget de nettoyage a été dépassé et qu’en hiver, on ne peut pas nettoyer compte tenu des conditions climatiques.
R : La conseillère Marie Potvin dit qu’elle travaille avec un groupe de citoyens depuis 2 ans sur ce problème et qu’un projet de règlement sera déposé au printemps 2012.

Q : Déneigement sur Côte Ste-Catherine : Après une tempête, on ne sait plus où prendre l’autobus, où est la rue ? Où est la piste cyclable ?
R : La mairesse fait part de sa dernière expérience vécue à bord d’une déneigeuse en confirmant que le déblaiement est très bien fait et qu’il n’y a rien à craindre.

Q : Nettoyage de graffitis : Un intervenant informe le Conseil d’un produit qui peut être appliqué sur un mur comme couche protectrice.  Il suffit ensuite de nettoyer à l’eau pour enlever les graffitis. La ville de New-York, pour contrer ce grave problème, subventionnait les citoyens intéressés par le produit.
R : La mairesse remercie pour cette information et répète qu’on ne peut pas nettoyer en hiver.

Q : Futurs arbres sur Laurier : Le citoyen a remarqué que les travaux d’agrandissement des fosses d’arbres sur Laurier ont été commencés.
R : La mairesse mentionne que les travaux se continueront au printemps et espère que les arbres survivront suite à ces changements.

Q : Constats d’infraction pendant la fête des cabanes : En vertu du règlement  1177, article 6.1 et de l’avis public de l’arrondissement autorisant la construction des cabanes uniquement à partir du 11 octobre, combien de constats d’infraction ont été émis ?
R : Pierre Chapuis affirme qu’il y a eu 95 avis émis et uniquement 8 constats d’infraction.
R : La greffière, Marie-France Paquet, informe qu’elle vérifie la validité des 8 constats, à savoir s’ils ont été signifiés.
R : Céline Forget demande à Pierre Chapuis de répondre à son courriel envoyé il y a 1 ½ mois concernant le délai notifié aux contrevenants.
R : M. Chapuis invite la conseillère à faire une demande d’accès à l’information.

(Altercation entre la conseillère indépendante et la mairesse. La conseillère Forget informe Marie Cinq-Mars qu’il est de son devoir de mairesse de veiller à ce que tous les élus aient accès aux informations pertinentes à leurs fonctions et de voir à ce que les fonctionnaires collaborent sans partisannerie politique).

Q : Pourquoi uniquement 8 constats d’infraction s’il y a eu 95 cabanes construites avant la période autorisée ?
R : La mairesse répond qu’en vertu d’un règlement, elle a le droit de ne pas répondre.

(Altercation entre l’intervenante et la mairesse, cette dernière accusant la citoyenne d’avoir pris des photos, ce qui est contre le règlement. La citoyenne affirme qu’elle n’a jamais pris de photos pendant la soirée et exige des excuses pour fausse allégation. La mairesse refuse de s’excuser arguant qu’elle aura été mal informée).

Q : Résidus de cabane : Le citoyen a interpellé le service d’urbanisme à plusieurs reprises depuis plus d’un mois concernant des restes de cabanes non esthétiques qui trainent sur le balcon d’un voisin hassidique. Quand y aura-t-il une intervention ?
R : ‘’On fait notre possible et on le fait bien’’, dixit la mairesse.

Q : La 1ère intervenante à la période de question de ce soir se plaignait du zèle des inspecteurs quant aux règlements pour son affichage. Où sont les inspecteurs zélés lorsque l’infraction concerne des hassidims ? Encore le légendaire 2 poids, 2 mesures ?
R : La mairesse rétorque qu’elle a déjà répondu à la question.
Q : L’intervenant se plaint de n’avoir reçu aucune réponse, ni accusé de réception à de nombreux courriels envoyés à la mairesse concernant la fête des cabanes.
R : La mairesse lui dit qu’une réponse lui a été envoyée le 1er décembre.
R : Céline Forget invite la mairesse à faire part de sa réponse envoyée par courriel.
R : La mairesse, fouillant désespérément dans ses papiers, est incapable de répondre.
Q : Combien coûte à l’arrondissement la gestion de ses accommodements religieux ?
R : La mairesse rétorque de faire une demande d’accès à l’information.
Q : Demande d’accès à l’information : est-ce possible de placer une demande par courriel?
R : La greffière Marie-France Paquet répond que l’adresse courriel pour faire des demandes d’accès à l’information apparait sur le site de l’arrondissement.

Budget 2012 de l’arrondissement – plus de dépenses que de revenus

5 décembre 2011 publié par C. Forget 1 commentaire »

À la séance spéciale du 26 octobre dernier, l’Arrondissement a adopté son budget pour l’année 2012. Le problème, c’est que le montant des dépenses dépasse celui des revenus de 641 000$!

Pour équilibrer le budget, un montant équivalent au manque à gagner a été pris à même les surplus accumulés des années précédentes.

Le budget de l’Arrondissement est d’environ 18 millions $. Le budget adopté pour l’année 2010 était équilibré sans devoir piger dans les réserves. Celui de 2011 avait un manque à gagner de 361 000$ (1.9%). Celui de 2012, de 641 000$ (3.4%).

Comme vous le constatez, l’administration actuelle n’arrive pas à contrôler ses dépenses.

Que ferons-nous lorsque les surplus seront épuisés? Au rythme où les dépenses augmentent, le budget de 2013 sera presque impossible à boucler. Ajouter une taxe d’arrondissement? Ou réduire les dépenses?

Il est urgent que l’arrondissement cible ses priorités et revoit certaines dépenses.

Nous y reviendrons dans de prochains billets. Si vous avez des propositions, n’hésitez pas à placer un commentaire ou à me contacter.