Retour sur la séance du conseil d’hier

Excédée de voir la mairesse Marie Cinq-Mars et sa nouvelle alliée, la conseillère de Projet Montréal Mindy Pollak, exploiter l’absence d’un représentant du district Robert-Bourassa pour faire adopter des règlements ne représentant aucune urgence pour la population, j’ai, à l’instar de ma collègue Jacqueline Gremaud, quitté la séance du conseil hier soir. À la suite de son départ, je ne pouvais cautionner par ma présence un quorum qui n’aurait en rien respecté la démocratie. Que mon vote soit minoritaire, que mes propositions se soient pas retenues, sont des choses que j’accepte quand elles résultent du bon emploi de la démocratie. Ce n’est pas le choix de madame Cinq-Mars ces temps-ci.

Ainsi, lors du débat sur l’émission de permis universels qui autoriseraient tous les véhicules en autopartage à stationner dans toutes les zones réservées aux détenteurs de permis (vignettes délivrées par l’arrondissement) nous avons constaté que l’absence du représentant du district Robert Bourassa, le plus susceptible d’être affecté (de par sa proximité avec l’Université de Montréal) rendait l’exercice très peu démocratique. Rappelons que Jacqueline Gremaud et moi-même avons appuyé de manière plus que convaincante le concept d’autopartage. Notre proposition commune à l’effet d’arrimer notre réglementation au plan que la ville de Montréal présentera incessamment a été rejetée uniquement parce que deux votes en valent trois.

En quoi l’émission des permis universels revêt-elle une si grande urgence ? En quoi une attente de quelques semaines serait-elle catastrophique ? Il n’y a rien qui justifie de statuer avant l’élection du 22 mars, élection dans un secteur directement concerné, ni avant de connaitre, le plan présenté par Montréal sur l’implantation de ces véhicules en libre service. Sur le plan électoraliste, alors que Projet Montréal et Marie Cinq-Mars présentent chacun un candidat à cette élection, l’une espère par ce geste montrer l’autonomie d’Outremont par rapport au maire Coderre, l’autre suit sa ligne de parti en s’opposant systématiquement à tout ce qui émane ou pourrait émaner de l’Administration Coderre. Oû est l’analyse du pour et du contre dans l’intérêt du citoyen?

Quand au candidat de Projet Montréal dans Robert-Bourassa, Philippe Tomlinson qui déchire sa chemise sur Twitter parce que la reprise de la séance coûtera 1 600 $, j’aimerais lui rappeler que n’eut été les votes des trois conseillères indépendantes, mesdames Cinq-Mars et Pollak auraient fait augmenter le compte de taxes de toute la population utilisant le slogan “taxe spéciale Coderre” afin uniquement de marquer des points dans une petite bataille électoraliste.

Enfin, lors de cette séance d’hier, nous avons appris que la proposition votée au Conseil de janvier 2015 par le tandem Cinq-Mars – Pollak visant à interdire l’ajout de points à l’ordre du jour par un conseiller était illégale ! J’avais pourtant lu publiquement à plusieurs reprises la jurisprudence allant à l’encontre des volontés du duo, ces dernères n’en n’ont eu que faire et ont adopté une telle résolution grâce à leurs ‘deux votes qui en valent trois’.

Publié sous Démocratie, Séances du conseil
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