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Séance du conseil du 7 mai 2012

17 mai 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

(Compte tenu de la capacité légale de la salle du conseil qui affiche 57, quelques 20 personnes se sont vues encore refuser l’accès à la salle du conseil. La mairesse se targuant d’être à l’écoute des citoyens devrait peut-être tenir les réunions du conseil dans une des salles du CCI).
Q1 : Graffitis et vandalisme dans la ruelle Bloomfield/Champagneur entre Lajoie et Bernard. Un résident fait état de graffitis dans sa ruelle et rapporte aussi que des jeunes de l’école PGL auraient brisés une fenêtre de son logis. Il voudrait une ruelle verte qui, fréquentée par ses voisins, inciterait au respect et au calme plutôt qu’au vandalisme.
R : La mairesse invite le citoyen à remplir un formulaire pour le nettoyage des graffitis et informe que Louis Moffat est en train d’élaborer une politique de la ruelle verte.
R : Louis Moffat propose de rester en contact avec le citoyen.
R :Céline Forget s’offre à participer aux échanges puisque cette ruelle est dans son district.
Q : Le citoyen demande à l’arrondissement de garder un contact étroit avec l’école PGL afin que cette dernière inculque un brin de civisme aux étudiants.


Q2 : Demande de ruelle verte pour la ruelle Bloomfield/Champagneur entre Lajoie et Bernard. La citoyenne veut connaître les étapes à franchir pour une ruelle verte.
R :. Une demande écrite doit être faite et signée par une majorité de citoyens concernés.
R : Louis Moffat propose une rencontre avec les citoyens de cette ruelle en compagnie de la conseillère Forget afin de discuter des paramètres et des solutions possibles.
R : Ana Nunes rappelle que l’entretien d’une ruelle verte incombe aux citoyens impliqués.

Q3 : Moratoire sur les parades. L’intervenant de l’église orthodoxe russe Saint-Nicholas sur Saint-Joseph fait part que ce moratoire a injustement perturbé leur cérémonie pascale qui n’a jamais soulevé de plainte en 50 ans.
R : Marie Cinq-Mars explique que le règlement actuel ne fait mention d’aucune heure permise. Le moratoire a pour but de permettre au conseil de réviser le règlement pour mieux l’encadrer.
R : Ana Nunes parle de son comité de sages.
Q : L’intervenant insiste pour que la communauté russe ait un droit de représentation dans ce comité et dans le processus de nouvelle règlementation.


Q4 : Moratoire sur les parades. Le Révérend de l’église Saint-Nicholas insiste pour dire que c’est leur cérémonie religieuse qui a été perturbée : une cérémonie et non pas une simple parade. L’arrondissement va-t-il leur permettre, dans le futur, de pratiquer leurs cérémonies ?
R : La mairesse explique qu’une bruyante parade hassidique en mai 2008 avait grandement dérangé les citoyens jusqu’à 12h45 la nuit. Les Hassidims ayant fait une demande de parade pour 1,000 personnes pour le 28 avril, elle voulait éviter les problèmes de 2008, d’où le moratoire. Elle veut vérifier ce qui se fait dans les autres arrondissements. Le comité communautaire de la conseillère Nunes fera des recommandations.
R : Céline Forget ignorait que ce comité, à l’étape d’idée le mois dernier, en soit maintenant rendu à l’étape de la formation puisqu’on ne l’a pas avisé. Elle demande si le mandat de ce comité ainsi que ses membres devront recevoir l’aval du conseil comme pour les défunts comités antérieurs.
R : Ana Nunes répond que ce comité sera un comité parallèle.
R : La mairesse refuse de répondre faisant remarquer que la conseillère Forget n’a pas le droit de parole pendant la période de questions des citoyens.
R : La conseillère Forget rappelle qu’elle avait demandé qu’une période de questions des élus soit instaurée lors du remaniement du règlement sur la période de questions des citoyens. La mairesse avait refusée affirmant que les élus avaient un droit de parole et ce, en tout temps. Céline Forget s’inquiète d’un tel comité parallèle qui n’a jamais été discuté en préparatoire.
R : La mairesse, contre son gré, se voit obligée d’exiger que ce comité passe par une résolution du conseil.

Q5 : Comité intercommunautaire. L’intervenante de l’église Saint-Nicolas fait part qu’elle voulait un comité de cet ordre et qu’elle est heureuse que l’arrondissement s’enligne là-dessus.


Q6 : Ruelle verte Ducharme entre Champagneur et Outremont. Depuis 1990, les différents élus qui se sont succédé avaient promis une ruelle verte. Maintenant, compte tenu du campus Outremont et de nouvelles règlementations dans certaines zones, l’arrondissement offre seulement des bacs à fleurs. Est-ce un début de réponse à notre demande plus élaborée de ruelle verte ou une réponse finale ?
R : La mairesse confirme que ce sera uniquement 6 bacs et 300 $ pour des fleurs.
Q : Le résident demande si son groupe pourra décider de l’emplacement des bacs.
R : Le conseiller Moffat informe que le délai de livraison des bacs est de 4 semaines et qu’une ruelle verte, c’est supposé être le fun et confirme que l’emplacement des bacs revient aux citoyens.

Q7 : Le manque d’effectifs du SPVM lors du 8 mars. Le résident estime qu’il aurait fallu du renfort afin de disperser les assaillants qui s’acharnaient contre la conseillère Forget. Quelles mesures la mairesse a-t-elle prises pour que des procédures policières plus sécuritaires soient mises en place afin d’éviter, à l’avenir, les débordements du 8 mars ?
R : Malgré les graffitis et des vols dans les voitures, la mairesse répond qu’Outremont est un arrondissement sécuritaire et que la police est très efficace.
Q : L’intervenant insiste sur le manque de sécurité ressentie en cas d’intimidation et que la mairesse ne répond pas à sa question.
R : Marie Cinq-Mars réplique qu’une personne victime d’intimidation n’a qu’à porter plainte et que les événements du 8 mars sont uniquement le reflet d’un profond malaise intercommunautaire.

Q8 : Moratoire sur les parades et comité intercommunautaire. L’intervenant de l’église Saint-Nicholas se dit satisfait des réponses qu’il a entendu ce soir à ce sujet.


Q9 : Explosion démographique de la communauté hassidique. Avec leur haut taux de natalité, les Hassidims risquent de représenter 50% de la population dans 15 ans. Outremont a-t-il les capacités physiques d’absorber cette surpopulation tout en conservant son caractère unique ? Les élus vont-ils étudier les exigences de cette communauté afin de préserver la cohabitation dans l’arrondissement ?
R : La mairesse affirme qu’ils n’ont jamais pensé à ça. (Cette affirmation va à l’encontre des propos de M.Chapuis et M.Moffatt (voir page 9, propos rapportés lors de la séance du conseil du 4 juillet 2011).
R : Ana Nunes affirme qu’un tel sujet n’aura pas sa place dans son comité de sages.

Q10 : Pétition pour la destitution de Alex Werzberger du comité d’urbanisme (CCU). L’intervenant présente la pétition de 250 signataires de tous les coins d’Outremont et demande qui devra se prononcer : Louis Moffat en tant que président dudit comité ou les élus du conseil ?
R : Louis Moffat répond qu’il a communiqué avec certains signataires qui lui auraient affirmé qu’ils ne pensaient pas qu’ils signaient une pétition de destitution. Le conseiller Moffatt rajoute qu’il ne souscrit pas à la véracité des faits rapportés dans la pétition et, quant à lui, la déclare nul et non avenue.
Q : L’intervenant rapporte qu’un autobus de la STM (160 Barclay, le 04.05.12, sur Bernard/Outremont) a été bloqué par une voiture de laquelle trois hommes hassidiques ont descendu, dont un portait un uniforme de gardien de sécurité. Ils voulaient monter à bord pour s’en prendre à des jeunes. La chauffeuse leur refusant l’accès, ils ont tenté de l’intimider en la prenant en photos : elle a été obligée d’appeler le 911. Qu’en est-il?
R : La mairesse affirme ne rien connaître de cet incident.
Q : Ce qui a l’allure d’une police parallèle hassidique est-elle légitime et a-t-elle le droit d’arrêter un autobus de la STM ?
R : La mairesse ne sait pas : elle va s’informer.

Q11 : Règlement qui défend de filmer les séances du conseil. Le mois dernier, l’intervenant a filmé 8 secondes et a été mis en état d’arrestation par la lieutenant du poste 24 qui aurait outrepassé ses droits. Selon la charte des droits et libertés, on aurait le droit de filmer un événement public : l’intervenant demande un moratoire sur l’article 6. (Remarque : l’article 32 n’a jamais été mis à jour même si la politique de la période de questions a été changée en 2010).
(Levée d’assemblée : réunion à l’arrière de tous les élus, sauf Céline Forget. L’assistance aura remarqué l’exaspération de la conseillère Marie Potvin et sa réticence à se joindre à ce petit caucus).
R : Louis Moffat informe qu’ils reparleront entre eux de cette demande.
R : La mairesse demande à un citoyen d’arrêter de filmer.
R : Céline Forget signale qu’un caméraman du canal V est en train de filmer la séance et ce, malgré le fait que le conseil (selon l’article 6) n’ait jamais donné son accord. Il serait donc malvenu que la mairesse empêche un citoyen de filmer : ce ne serait pas équitable.
R : La mairesse répond que les journalistes ne seraient pas assujettis à l’article 6.
Q : Le citoyen visé répond qu’il conteste l’article 6 et qu’il est journaliste.
(Acculée devant ses propres contradictions, la mairesse doit donc laisser faire le citoyen).

Q12 : Comité intercommunautaire. L’intervenante fait remarquer qu’un tel comité a existé de 2002 à 2010 sans résultat notoire. Selon elle, l’enjeu majeur concernant la discussion, est que les jeunes Hassidims aient le droit à l’éducation complète, conformément à nos lois. Ils seraient plus ouverts à comprendre la société québécoise. Pourquoi ne pas exiger du gouvernement qu’il agisse en ce sens ?
R : La mairesse répond que cette question relève de la responsabilité du gouvernement provincial et que l’intervenante devrait s’adresser au député et ministre Bachand.

Q13 : Stationnement pour visiteur tarifié sur la rue de la Brunante. Pourquoi le stationnement pour les visiteurs à 5,00$/jour sur de la Brunante et les rues avoisinantes ?
R : Les citoyens n’en voulant pas, le conseil n’ira pas de l’avant avec ce projet.

Q14 : Stationnement tarifié sur la rue de la Brunante. Le citoyen est d’heureux que ce projet ne voit pas le jour et donne une pétition de 84 signataires qui sont aussi contre.


Q15 : Consultation publique pour le campus Outremont. Le 23 mai aura lieu une rencontre à huis clos avec un groupe formé d’organismes et de citoyens d’Outremont qui seront parties prenantes dans les décisions. Qui fait parti de ce groupe?
R : La mairesse répond qu’elle a cette liste.
Q : Cette liste sera-t-elle publique sur le site de l’arrondissement ou sur Forumcitoyen ?
R : La mairesse informe que cette liste a été faite par une firme externe et non par l’arrondissement.
Q : Pour la 3ème fois, le citoyen demande si cette liste sera rendue publique.
R : Me Paquet informe que cette liste sera déposée ce soir au conseil, qu’elle ne peut garantir sa publication mais qu’elle sera sûrement accessible par demande d’accès à l’information.

Q16 : Stationnement tarifié sur la rue de la Brunante. L’intervenant veut être certain que le retrait de la motion soit définitif et remercie la conseillère Potvin de l’écoute et de la collaboration dont elle fait preuve à l’endroit des citoyens de son district.
R : La mairesse confirme le retrait définitif de la motion pour la durée de son mandat.

Q17 : Événements du 8 mars et le règlement 1063. L’article hh) stipule que l’usage de langage injurieux ou le fait de causer du tumulte en criant et en jurant est considéré comme une nuisance et est donc défendu. Combien de constats d’infractions ont été émis aux Hassidims qui ont injurié la conseillère Forget le 8 mars ?
R : La mairesse ne veut pas répondre pour le SPVM. Quand aux agents de la sécurité publique, elle est dans l’obligation de confirmer qu’il n’y a eu aucun constat. Marie Cinq-Mars rajoute qu’elle va vérifier car elle n’est pas certaine que ce règlement soit applicable (!)
Q : Madame Cinq-mars, en tant que mairesse, a-t-elle demandé aux leaders hassidiques d’offrir des excuses publiques à la conseillère Céline Forget membre élue du conseil ?
R : La mairesse répond que ce n’est pas à elle de faire ce genre de demande.

Q18 : Stationnement problématique et vitesse sur Durocher entre Fairmount et Bernard.
R : Louis Moffat répond que l’arrondissement devra procéder à un comptage afin de bien cerner la problématique d’achalandage de ce tronçon de rue.

Q19 : Stationnement sur la rue McEachran face au CCI. Le problème est finalement résolu mais l’intervenant s’explique mal que cela ait pris 14 mois.

Séance du conseil du 2 avril 2012

17 avril 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

(Compte tenu de la capacité légale de la salle du conseil (57), la conseillère Forget a demandé à ce que les citoyens restés dehors et qui avaient pris la peine de se déplacer pour poser une question, puissent le faire. La mairesse, sans même demander le vote des élus sur cette proposition, a carrément fait la sourde oreille).

Q1 : Inquiétude face aux débordements de la fête hassidique de la Pourim. La violence verbale dont a été victime Madame Forget le soir du 8 mars dépasse largement en importance le fait que des infractions aient été tolérées. Qu’avez-vous l’intention de faire pour assainir la situation ?

R : La mairesse Marie Cinq-Mars confirme que le conseil a autorité sur la sécurité publique et que ce service a émis 9 constats. Elle informe que le conseil n’a pas autorité sur le poste de police 24.

Q : Vous êtes du même parti que M. Tremblay, résident d’Outremont et vous êtes conseillère de ville à la ville-centre. Avez-vous une quelconque influence pour exiger que la police intervienne pour que ces débordements finissent un jour ?

R : La mairesse dit qu’elle ne peut pas répondre au nom de la police.

R : Céline Forget affirme pourtant, document à l’appui, que la mairesse et Pierre Chapuis, directeur par intérim, ont eu une rencontre avec le commandant du poste 24 concernant les arrangements pour cette fête dans les rues. On connait le résultat alors qu’il y a eu une forte circulation d’autobus en toute impunité dans les rues résidentielles de l’arrondissement, malgré le règlement qui les interdit.

R : La mairesse nie cette rencontre.

Q2 : Tension entre les résidents. L’intervenant ne vient pas pour justifier les actes répréhensibles de quelques membres da sa communauté mais affirme que le problème de tension est dû à une minorité d’Outremontais qui harcèle constamment sa communauté. (Après plus de 5 minutes de monologue, la foule demande à ce que l’intervenant pose sa question). Il demande alors un comité intercommunautaire à des fins de discussions et soumet que c’est la façon de régler les problèmes.

R : La conseillère Forget suggère, quant à elle, que la façon de régler les tensions est de faire appliquer les règlements à tous.

R : La mairesse Cinq-Mars confirme que la formation d’un comité est une excellente suggestion.

R : La conseillère Nunes propose immédiatement de prendre la présidence d’un tel comité.

R : Le conseiller Moffatt affirme que les règlements sont toujours appliqués mais pas toujours respectés.

Q3 : La communauté hassidique victime d’harcèlement. L’intervenant, un lobbyiste hassidique, affirme que le propriétaire d’un certain ‘’blog’’ et la conseillère indépendante sont de mèche pour les harceler. (La foule demande à ce que les allégations cessent).

R : Marie Cinq-Mars, à son corps défendant, demande à l’intervenant de faire preuve de politesse.

Q : L’intervenant affirme que ce ne sont pas des allégations mais bien des faits. Il dit que l’incident mineur du 8 mars a été monté en épingle afin de dénigrer sa communauté et veut savoir ce qu’en a dit la SPVM.

R : La mairesse dit qu’elle a eu un rapport de la sécurité publique mais rien venant de la police. (L’intervenant continuant d’accuser la conseillère indépendante, la mairesse a été dans l’obligation de mettre fin à cette intervention).

Q4 : Cohabitation entre les communautés. Nous vivons une situation explosive et la résolution du conflit doit passer par la diplomatie et le dialogue. En tant qu’élus, qu’avez-vous fait et que comptez-vous faire pour améliorer les relations communautaires ? Quelles mesures allez-vous prendre pour que les élu(e)s soient traité(e)s avec respect ?

R : Céline Forget affirme qu’il y a cohésion sociale quand chaque citoyen est traité de la même façon et que chaque citoyen, de son côté, doit respecter les règlements et les lois.

R : Marie Potvin s’avoue inquiète de la situation et trouve inacceptable ce qui est arrivé à la conseillère Forget. Elle est contre la circulation des autobus dans les rues résidentielles et invite les Hassidims à revoir leur façon de fêter. Elle approuve l’idée d’un comité intercommunautaire pour le dialogue.

R : Louis Moffatt trouve que la communauté hassidique a fait des progrès mais qu’elle doit encore faire des efforts pour accepter la règlementation municipale. Il est pour le comité.

R : Ana Nunes parle de situation déplorable et appelle à la compréhension et au respect, de part et d’autre, en réitérant son désir de présider un comité intercommunautaire.

Q5 : Levée d’interdiction de stationnement lors de fêtes religieuses. L’intervenant veut que l’arrondissement tolère du stationnement en infraction pendant la Pâques juive à venir.

R : La greffière, Me Paquet, explique que l’avis du contentieux à ce sujet est que l’arrondissement n’a aucune obligation de changer le règlement sur le stationnement pour des fêtes religieuses.

Q : L’intervenant dit qu’étant donné que les élus ont toujours été permissifs à ce sujet et que les autres arrondissements le font, pourquoi pas à Outremont.

R : La mairesse dit que Me Paquet a déjà répondu et que le règlement ne le permet pas.

Q6 : Événement du 8 mars 2012. Les Hassidims ont crié à la conseillère Forget ‘’get out ‘’ comme si la rue leur appartenait. Ils l’ont aussi traité de sale. On se serait attendu à des excuses de la part des représentants hassidiques ici présents ce soir mais comme ils ne disent rien, en tant que mairesse, allez-vous exiger des excuses?

R : La mairesse avoue qu’il y a un malaise profond tout en affirmant que tout le monde a sa part de responsabilités. Concernant la demande d’excuses, elle affirme ne pas connaître le nom des leaders hassidiques.

Q : Croyez-vous que les Hassidims doivent s’excuser auprès de Madame Forget ?

R : La mairesse dit qu’elle a reçu un courriel d’un membre de la communauté hassidique qui veut partir un blog pour un dialogue entre les deux communautés et elle considère cette initiative comme une forme d’excuses publiques.

Q7 : Événement du 8 mars 2012. Dans une société civilisée, cet événement est inacceptable. À la Pourim, les Hassidims ont outrepassé leurs droits. Pourquoi, dans une entrevue, la mairesse a-t-elle désapprouvé le fait que Madame Forget soit sur cette rue. Si quelqu’un prenait une photo d’autobus sur ma rue, il n’y aurait pas 40 hommes qui auraient ce comportement!

R : La mairesse répond que l’intervenante a mal interprété ses paroles et qu’elle avait dit que, dans Outremont, des personnes de la communauté se sentaient épiées et photographiées par d’autres et que ça n’aidait pas la situation.

Q8 : Événement du 8 mars 2012. L’application des règlements se fait selon l’approche du ‘’ 2 poids, 2 mesures ‘’ ce qui cause la tension. Est-il normal de voir la police amener la victime au poste plutôt que les agresseurs ? Il est de votre devoir d’assumer vos responsabilités de mairesse et d’appliquer la politique de ‘’ tolérance zéro ‘’.

R : La mairesse déplore le fait que les gens croient malheureusement le ‘’ 2 poids 2 mesures ‘’ colporté dans certains blogs. Elle répète qu’elle fait toujours appliquer les règlements dans la mesure, naturellement, de la disponibilité des effectifs car les services sont débordés.

Q9 : Événement du 8 mars 2012. La police a amené la victime Madame Forget au poste et n’a strictement rien fait pour disperser les agresseurs et calmer la foule. Pourquoi ?

R : La conseillère Forget a été amené à l’écart pour sa sécurité. Je ne suis pas au courant des autres actions de la police.

Q10 : Vendeur de la revue Itinéraire devant le Pharmaprix. Le vendeur de cette revue, qui gagne honnêtement sa vie, s’est fait évincer par la sécurité publique. Pourquoi ?

R : La mairesse répond que c’est en vertu du règlement sur les bruits et nuisances mais que le conseil allait justement amender ce règlement à cette séance du Conseil pour permettre la vente de journaux par les camelots sur l’espace public.

.Q : Les agents ont évincé ce camelot qui ne dérangeait pas trop, mais n’ont jamais dispersé une quarantaine d’Hassidims agressifs le 8 mars ?

R : La mairesse répond que la police était là pour faire son travail et protéger Céline Forget et invite l’intervenante à poser directement ses questions aux agents de la paix.

Q : Il est scandaleux que les policiers n’aient pas dispersé la foule et les agresseurs devraient faire des excuses publiques puisque les injures étaient publiques.

R : La mairesse répète qu’on ne peut pas présumer que la police n’a pas bien fait son travail.

(Sont prohibés et constituent des nuisances le fait de (…) gêner, incommoder, molester les passants en se tenant en travers du trottoir ou en faisant usage de langage injurieux (…) ou causer du tumulte en criant, jurant ou chantant ou être trouvé ivre. Article hh) du règlement 1063)

Q11 : Manque d’informations concernant le campus Outremont. La consultation publique est plutôt faible et à part le fait que la décontamination commencera en mai, les citoyens sont tenus dans l’ignorance. Quand allons-nous être invités à des consultations ? Une nouvelle étude d’impact sur la circulation a-t-elle été faite ?

R : M. Chapuis, nouveau délégué d’Outremont dans ce dossier auprès de la ville-centre, informe qu’il y a des comités formés de leaders d’opinion et de fonctionnaires de chaque arrondissement limitrophe qui siègent ponctuellement. Il confirme que, malgré les nouveaux plans du campus, aucune nouvelle étude d’impact sur la circulation n’a été faite.

Q12 : Les permis de construction. Le citoyen apporte les preuves qu’un Hassidim de la rue Durocher a eu un permis pour réunir 2 étages de triplex pour en faire un seul logement mais qu’un citoyen non Hassidim de la rue Hutchison s’était vu refusé le même permis et avait même reçu une amende.

R : La mairesse se fâche, prétextant que l’intervenant fait de fausses allégations et refuse de répondre en déclarant la période de questions terminée.

R : Céline Forget demande à la mairesse ce qu’elle a l’intention de faire avec d’un côté, un permis accordé et de l’autre, un refus pour les même travaux.

R : La mairesse réplique que c’est la période de questions des citoyens et que la conseillère Forget n‘a pas le droit de questionner.

R : Céline Forget informe la mairesse qu’en tant que conseillère, elle a un droit de parole.

R : ‘’ Madame Forget, vous avez pas réussi à prouver ce soir encore qu’on était des croches, pis là, vous continuez les allégations, c’est scandaleux, Madame Forget ‘’ (dixit la mairesse en haussant le ton).

(La foule, scandalisée par son comportement, se met à huer Madame Cinq-Mars qui n’a d’autre choix que d’ajourner la séance, quittant les lieux avec Pierre Chapuis et les élus d’Union Montréal).

(Uniquement 12 personnes sur les 18 inscrites à la période de questions ont eu le droit de parole. Marie Cinq-Mars, qui se targuait encore le mois dernier d’être à l’écoute des citoyens, n’a pas prolongé la séance afin d’entendre tout le monde).

Séance du conseil du 2 avril 2012 : revue de presse

4 avril 2012

Voici une brève revue de presse de la dernière séance du conseil d’arrondissement d’Outremont. En attendant la publication habituelle de la période de questions préparée par madame Ouimet, Gilles Dauphin se permet de souligner les éléments suivants :

  • Les portes de la salle du conseil ont été barrées dès 18h45 si bien qu’au moins une cinquantaine de citoyen(ne)s n’ont pu assister à la période de questions ;
  • Rarement avait-on vu un tel déploiement d’agents de la sécurité publique et de policiers, y compris une lieutenant du poste 24 ;
  • Nous y avons appris que le Comité sur les relations avec la communauté hassidique sera remis sur pied et présidé par la conseillère Ana Nunes ;
  • Enfin le conseil a imposé un moratoire sur les processions dans les rues d’Outremont jusqu’au 1er juin, le temps de présenter un nouveau règlement afin de mieux baliser ce type d’événement. En conséquence, les demandes de la communauté hassidique et de la Cathédrale Russe Orthodoxe pour des processions de nuit en avril ont été refusées. Seule Ana Nunes a voté contre cette résolution.

Une séance du conseil sous haute tension, Le Devoir (extrait)

De nombreux citoyens n’ont pu assister à l’assemblée, refoulés à l’entrée par les agents de sécurité qui n’ont laissé entrer dans la salle du conseil qu’une cinquantaine de personnes. Frustrés, plusieurs d’entre sont demeurés à l’extérieur des portes de l’édifice jusqu’à la fin de la réunion.

Séance de conseil explosive, Journal de Montréal (extrait)

« Nous sommes dans une situation où nous avons l’impression que l’application des règlements se fait selon une approche de deux poids, deux mesures », a ensuite ajouté Monique Hervieu. Ce commentaire était aussi sur les lèvres de plusieurs citoyens rencontrés. Selon Mme Hervieu, cette attitude des élus « crée beaucoup de tensions au sein de la population ». La principale intéressée, Céline Forget, a accusé la mairesse de ne pas « poser la question à savoir comment prévenir » de tels débordements.

Entrevue de Céline Forget avec Benoit Dutrizac au 98,5 FM (extrait)

Que souhaitez-vous que la mairesse dise aux intégristes religieux ? Réponse de Céline: Tout simplement de dire qu’ils sont des citoyens comme tous les autres citoyens d’Outremont et que les lois s’appliquent à tous.

Entrevue de Jean-Marc Corbeil avec Benoit Dutrizac au 98,5 FM (extrait)

Jean-Marc Corbeil, résident d’Outremont, qui a tenté de filmer le conseil municipal d’Outremont. Il s’est fait interpellé, on lui a demandé de détruire l’enregistrement, mais il a refusé faute de mandant

Un conseil houleaux, L’Express d’Outemont & Mont-Royal (extrait)

«La solution est complexe, mais il faut accepter de respecter les règles», est intervenu Louis Moffatt. «Le respect commence par celui des règlements municipaux», a ajouté Céline Forget à propos des délinquants et récidivistes aux lois de l’arrondissement.

Malaise profond autour de « l’événement du 8 mars », Journal d’Outremont

En 25 ans de résidence à Outremont, M. Jean Larin se présente pour la première fois au conseil, et son intervention est profonde de sens. Pour lui, il est insupportable de rester indifférent à « l’événement du 8 mars ». et va droit au but avec sa question : « En tant que mairesse, est-ce que ce genre de comportement empreint de violence et de mépris vous paraît acceptable ? Si oui, je me trouverais très inquiet, je vous le promet.» Applaudissements nourris.

Rendez-vous le lundi 2 avril ?

29 mars 2012

Vous avez été nombreux, très nombreux à me faire part de vos encouragements, de votre appui et aussi de vos témoignages suite aux vidéos mis en ligne sur YouTube et montrant un attroupement d’hassidim vociférant autour de moi le 8 mars dernier. Merci à tous ceux qui se sont offerts pour m’accompagner à l’avenir mais, je l’espère, nous n’en sommes pas rendus là. Vos courriels sont venus d’Outremont et aussi de partout au Québec. Des francophones, des anglophones, de gens qui s’identifiaient de religion juive également, hommes et femmes, vous avez partagé vos réflexions sur un événement qui a mis à jour ce que nos administrations publiques essaient de taire. Je vous remercie pour tout cela.

L’événement a soulevé plusieurs réflexions, et je ne reviendrai pas sur le déroulement et la signification de cet événement, parce que vous l’avez si bien fait, dans les messages placés sur ce blogue et en lettre ouverte à la mairesse Marie Cinq-Mars. Lire : La démocratie en otage, Lettre ouverte à la Mairesse et les trois lettres publiées dans le Journal d’Outremont.

Alors que la mairesse d’Outremont et son conseiller Louis Moffat ont tenté de minimiser ce qui s’est passé, vous ne serez pas étonnés du silence du maire de Montréal Gérald Tremblay, résident dOutremont, et de sa conseillère déléguée à la condition féminine, Helen Fotopoulos, à une question d’une citoyenne au dernier Conseil de Montréal (allez à la minute 17.15).

Les cris de ‘Get out of our community’ résonneront longtemps encore dans les rues d’Outremont

Ma place comme citoyenne politiquement active depuis 1997 et conseillère municipale (1999-2001, 2009-..) est d’abord dans la rue. Là où sont les enjeux qui nous touchent au premier plan, qui gèrent notre quotidien. J’y serai encore demain pour constater ce qui s’y passe, et le vivre avec les citoyens. Élue, je ne me limiterai pas à voter des règlements et à rester dans mon bureau à croire que tout va bien.

À Outremont, nous sommes tous victimes du manque de leadership de Marie Cinq-Mars, la minorité hassidique également. Le Conseil établit ce qui est acceptable ou pas en adoptant des règlements. Il est du devoir de la mairesse d’exiger clairement et sans demi-mesure l’application de ces règlements par les autorités compétentes. Lorsque la mairesse nous affirme qu’elle fait appliquer les règlements, et que dans la rue, on voit bien qu’ils ne sont pas appliqués, il est temps de demander l’heure juste à la mairesse et son équipe d’Union Montréal.

La leçon, que plusieurs d’entres vous ont retenue, est qu’il est urgent de se regrouper pour défendre nos droits, notre société et notre démocratie. Pourquoi ne pas se donner rendez-vous dans l’enceinte même qui représente l’expression de notre système démocratique, soit la salle du Conseil d’Outremont, lors de la prochaine séance mensuelle le lundi 2 avril? Vous aurez ainsi l’occasion de questionner la mairesse sur ce qui se passe dans notre arrondissement, d’autant plus que des dossiers similaires seront abordés lors de cette séance.

Je serai très heureuse de vous y rencontrer.

Séance du Conseil
Lundi 2 avril 2012, 19h
Salle du Conseil, 530 avenue Davaar (près du chemin de la Côte Ste-Catherine)
pour poser une question, il faut s’inscrire à partir de 18h30.

Séance du conseil du 5 mars 2012

20 mars 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

Q1 : Résidence pour aînés à l’ilot St-Viateur. Dans un 1er temps, la résidente félicite les cols bleus qui ont pris en charge le CCI car elle se sent plus en sécurité. Ensuite, la citoyenne insiste pour qu’il puisse y avoir une résidence pour les aînés à la place du curling qui sera démoli à l’ilot St-Viateur et à cet effet, présente une pétition de 265 signatures.
R : La mairesse Marie Cinq-Mars avise qu’elle tient à garder l’ilot St-Viateur comme terrain communautaire et, à titre d’exemple, parle d’un immeuble pour entreposer les archives de l’arrondissement. Elle propose encore le campus Outremont comme lieu privilégié pour une résidence pour aînés.

Q2 : Projet du campus Outremont. Concernant la rentabilité de ce projet, les études de circulation et les échanges de terrain entre la ville et l’université, où en sommes-nous puisque l’arrondissement a perdu son ascendant dans ce projet au profit de la ville de Montréal ?
R : La mairesse informe que les travaux de décontamination devraient commencer au mois de mai 2012. En ce qui a trait aux questions de l’intervenant, elle l’informe qu’elle va vérifier et qu’elle va lui répondre par écrit, sûrement ….. avant le prochain conseil.

Q : Qui, pour l’instant, est responsable du projet à Outremont ?
R : La mairesse informe que c’est Pierre Chapuis, directeur de l’aménagement urbain. Par ailleurs, le Conseil devra bientôt nommer un fonctionnaire qui va dédier 75% de son temps à ce projet

R : Pierre Chapuis informe qu’un comité, en voie de formation, va réunir des fonctionnaires des arrondissements limitrophes et de la ville de Montréal et des citoyens.

Q : Si ce comité a lieu durant la semaine, nous, on travaille.
R : Pierre Chapuis n’en sait rien. Il va s’informer.

R : Céline Forget questionne la mairesse sur la nomination d’un fonctionnaire. Elle n’était pas au courant et elle demande qui de Pierre Chapuis ou de Marie Cinq-Mars a reçu cette demande de la ville.

R : La mairesse répond que c’est elle qui a eu l’information.

R : Marie Potvin ajoute qu’elle-même n’en savait rien, ni ses collègues d’Union Montréal.

Q3 : Allégations de malversation envers la communauté hassidique. (L’intervenant et la mairesse parlent en anglais). Le citoyen se plaint qu’un ‘’blogueur’’ connu et qu’une conseillère indépendante soulèvent souvent des problèmes mensongers concernant sa communauté pendant les réunions du conseil. (Le ‘’blogueur’’ se plaint à la mairesse que l’intervenant profère des allégations à son endroit.).
R : La mairesse, faisant fi des allégations flagrantes, invite l’intervenant hassidique à continuer.

R : La conseillère indépendante Céline Forget intervient à son tour et exige immédiatement des excuses.

R : Bien malgré elle, Marie Cinq-Mars est dans l’obligation d’acquiescer à cette dernière demande.

Q : L’intervenant donne 2 adresses civiques de citoyens qui auraient enfreints des règlements et qui seraient dans l’entourage immédiat du ‘’bloggeur’’ et de la conseillère. Une dans Outremont et l’autre dans le Plateau.
R : La mairesse, toujours sourde aux allégations, affirme qu’elle va vérifier ces 2 adresses.

Q4 : Projet de règlement sur les Projets Particuliers. L’intervenant constate avec plaisir que le projet de règlement sur les Projets Particuliers, ni nécessaire et ni urgent, ne fait plus partie de l’ordre du jour de ce soir. Quelles sont les intentions de la mairesse concernant ce règlement ?
R : La mairesse répond qu’elle veut l’étudier plus en profondeur.

Q : Allez-vous tenir compte des recommandations des citoyens, recommandations que vous n’avez pas du entendre puisque vous n’étiez pas à la consultation publique ?
R : La mairesse répond que si ce règlement a été adopté dans d’autres arrondissements, c’est donc qu’il doit y avoir du bon.

Q : Quand allez-vous cesser de trahir la confiance des citoyens, confiance que vous avez-vous-même sollicité en campagne électorale ? Quand allez-vous nous écouter ?
R : La mairesse demande à l’intervenant de retirer le mot ‘’trahir’’. (Ce qu’il refuse de faire).

Q5 : Le transformateur hors-terre du futur projet immobilier sur Ducharme. Les voisins s’inquiètent des ondes électromagnétiques que dégagera ce transformateur. Pourquoi est-il aussi gros et est-il possible de l’installer sous terre ? Quels en sont les spécificités ?
R : Pierre Chapuis répond qu’il ne peut pas se prononcer sur les détails techniques du transformateur, ni sur la sécurité ni sur les impacts sur la santé car il ne sait pas.

R : La conseillère Forget déclare que les autres élus ont voté le mois dernier pour ce transformateur hors-terre même si le CCU (comité consultatif urbanisme) recommandait d’abord son installation sous terre. Elle informe aussi que les élus avaient le pouvoir, par un PIIA, d’exiger que le promoteur immobilier fasse une installation sous terre.

R : Céline Forget veut savoir pourquoi la mairesse autorise un gros transformateur pour ce promoteur immobilier et refuse les petits boîtiers de Bell Canada dans les ruelles.

R : La mairesse affirme que le CCU a fait une recommandation négative car ces boîtiers seraient des ramasse-graffitis alors que le transformateur sera protégé par un mur de briques

Q : L’intervenant fait remarquer qu’un mur de briques sera un très gros ramasse-graffitis.
R : Céline Forget fait remarquer que le CCU n’aimait peut-être pas les boîtiers de Bell mais il n’aimait non plus le transformateur au carrefour de Champagneur.

Q6 : Débordements festifs hassidiques sur la rue Hutchison samedi soir. Dans un 1er temps, l’intervenant apporte une pétition de plus de 200 signatures pour la destitution d’un lobbyiste hassidique qui siège sur le CCU (comité consultatif urbanisme).
R : La mairesse insiste pour dire que cette pétition vise le seul membre hassidique du CCU (sans insister sur son rôle de lobbyiste) et remet la pétition à M. Moffatt, nouveau président du CCU.

Q : Samedi le 3 mars, rues bloquées par des voitures de fêtards, amplificateurs, musique, interventions policières. Est-ce que des constats d’infraction ont été donnés ?
R : Pierre Chapuis, directeur d’arrondissement par intérim, affirme qu’il n’est au courant de rien et que de toute façon, la fête avait lieu du côté du Plateau Mont-Royal. (La rue appartient effectivement au Plateau, Outremont commençant au trottoir côté ouest).

Q : Les citoyens outremontais ont été incommodés et la sécurité publique est intervenue.
R : Pierre Chapuis répète qu’on ne l’a pas informé de l’événement.

Q7 : Empiètement privé sur l’espace public. Y a-t-il eu des constats d’infraction d’émis ?
R : La mairesse répond qu’un des endroits mentionnés par l’intervenant avait reçu une amende de 640 $ et qu’à partir du moment où un événement est judiciarisé, elle ne peut plus en parler.

Q : L’intervenant accuse la mairesse de couper le micro, pendant les réunions du conseil, à la seule conseillère indépendante.
R : La mairesse invite le citoyen à se rasseoir volontairement avant qu’on ne l’y oblige.

Q8 : La fête hassidique de la Pourim ces 7 et 8 mars. La citoyenne s’inquiète de possibles débordements lors de la Pourim et demande si la mairesse a convoqué le commandant de police et le responsable de la sécurité publique afin d’exiger l’application stricte des règlements, surtout en ce qui a trait aux autobus et au bruit.
R : Non. La mairesse affirme qu’elle n’a eu aucune rencontre.

Q : La citoyenne insiste pour savoir si les règlements vont être appliqués car la mairesse a tendance à préférer l’encadrement passif plutôt que le respect des règlements.
R :
La mairesse parle de fermeture de rues et compare la Pourim à l’Halloween

R : Céline Forget demande à la mairesse de confirmer que le règlement sur les autobus va être appliqué pendant ces 2 journées.

R : La mairesse répond qu’elle demande à ce que tous les règlements soient appliqués et pas juste un seul.

R : La conseillère Forget demande à la mairesse de confirmer qu’elle n’a pas eu de rencontre avec un commandant du poste de police 24, sur Van Horne pour cet événement.

R : La mairesse répond qu’elle ne se souvient pas avoir eu de rencontre.

Q9 : Manque d’entretien flagrant de certains immeubles centenaires. Le citoyen s’était plaint en 2008 de l’état de détérioration de quelques 30 immeubles et en 2009, seulement 3 de ces propriétaires ont reçu des constats. Dans la plupart des cas, les propriétaires sont hassidiques. Je rapporte des photos à chaque année et rien n’est fait.
R : La mairesse ne tolère pas que l’intervenant cible un groupe en particulier et demande des adresses seulement, précisant que les fonctionnaires ne cessent de donner des avis.

Q : Le citoyen se défend en précisant qu’il a dit que la ‘’plupart’’ étaient hassidiques et il invite la mairesse à faire avec lui une visite de son district.
R : La mairesse va réfléchir à l’invitation. Merci, bonsoir.

R : Le conseiller Moffatt accepte l’invitation à la condition qu’on ne tienne pas compte de la religion.

Q : L’intervenant veut savoir si Pierre Chapuis, après avoir lancé des invitations cordiales à entretenir les maisons, va s’engager à faire un suivi pour sauvegarder notre patrimoine.
R : Pierre Chapuis répond qu’il ne fait que ça à l’année longue, faire du suivi.

Q10 : Problèmes de stationnement pour les résidents autour du collège Stanislas. Comment doit-on procéder pour avoir des vignettes.
R : La conseillère Nunes explique qu’il faut déposer une demande auprès du comité sur la sécurité publique et le stationnement pour une étude. Ensuite, il y aurait sondage auprès des gens concernés et il doit y avoir un minimum de 70% de réponses positives.

R : Céline Forget fait le constat que malgré l’enlèvement des places du débarcadère suite à la fermeture du CPE des Maronites, ce n’était vraisemblablement pas suffisant pour les besoins de stationnement des résidents de la rue.

Q11 : Demande de dérogation mineure pour le 831 Rockland. L’intervenant voudrait en savoir plus sur ce point 47.10 à l’ordre du jour. Le CCU aura-t-il à se prononcer ?
R : Pierre Chapuis explique que le bâtiment date de 1915 et qu’on ne peut pas modifier un bâtiment dérogatoire sans le rendre conforme. Présentement, il ne respecte pas les 10 pieds de recul et donc, la dérogation mineure n’est qu’une question technique.

Q : Quelles seront les prochaines étapes ? Le projet fera-t-il l’objet d’un PIIA ? Y aura-t-il consultation citoyenne sur le projet ?
R : Pierre Chapuis avise que le PIIA devrait être présenté au conseil en mai et que ce projet ne fera pas l’objet d’une consultation publique.

Q : L’intervenant suggère que, pour toutes les prochaines consultations publiques, les avis publics soient placés dans le Xin Jia Yuan, journal mandarin/français distribué gratuitement sur toute l’ile de Montréal. Ce serait même moins cher que dans le Devoir !

Q12 : Projet de règlement sur les Projets Particuliers. L’intervenant est heureux d’apprendre que la mairesse va retourner sur sa table de travail pour refaire ses devoirs. Étant présent le 1er mars, il espère une autre réunion beaucoup plus transparente. L’intervenant habite sur la rue St-Viateur et un inspecteur privé a découvert que les ondes des antennes de Rogers sur l’édifice de la rue Bernard dégageait, jusqu’à son domicile, des ondes supérieures à ce qui est acceptable. Comment ces antennes sont-elles arrivées là ?
R : La mairesse répond que cette installation s’est faite de façon cavalière mais que des constats avaient été envoyés. On regarde d’autres façons de faire que juste des constats.

R : Pierre Chapuis est intéressé à avoir le nom de cette compagnie ayant tous les appareils de mesure adéquats.

R : La mairesse dit qu’elle est prête à se battre avec les citoyens pour ce dossier.

Séance du conseil du 6 février 2012

14 février 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par Mariclaude Ouimet.

Q1 : Résidence pour aînés à l’îlot St-Viateur. Les résidences pour personnes âgées sont éloignées des rues communautaires (Laurier, Bernard) et de la vie outremontaise. Pourquoi ne pas profiter de l’îlot St-Viateur pour cet usage ?
R : La mairesse Marie Cinq-Mars informe qu’Outremont est le seul arrondissement à recevoir des spectacles de marionnettes au Canada. Elle voudrait donc que le duplex sur le site abrite à la fois les marionnettes et les archives de l’arrondissement. Le bâtiment du curling devra être démoli car il est contaminé. Elle explique aussi que le futur campus Outremont aura 30% de logements sociaux pour les étudiants et espère-t-elle, pour les personnes âgées.
Q : Vos projets prioritaires pourraient être abrités ailleurs. Ce sont les gens qui font une communauté. Les gens sont-ils une priorité pour vous, oui ou non ? (Applaudissements des citoyens présents dans la salle)
R : La mairesse a remercié l’intervenante sans toutefois lui répondre.

Q2 : Projet résidentiel sur le terrain vacant intersection Ducharme et Champagneur. Malgré les questions réitérées sur ce sujet, nous sommes toujours tenus dans l’ignorance des différentes étapes de ce projet. Il semblerait qu’il y aura un transformateur à l’extérieur de l’immeuble. Pourquoi pas à l’intérieur ?
R : Chantale Séguin, du service de l’aménagement urbain, confirme un avis favorable du CCU en date du 08.09.11 pour une installation extérieure. Elle précise que la Commission des services électriques de Montréal n’y voit pas d’inconvénient et que le transformateur sera camouflé par un muret.
R : La conseillère Céline Forget revient sur les propos de la fonctionnaire en mentionnant que le CCU a clairement statué sur le fait que ses membres préfèrent que le transformateur soit mis sous terre. Elle précise que, tel que soumis à la résolution, ce transformateur sera installé tout juste à côté du chemin pédestre vert du futur campus. La Commission des services électriques a bien précisé que l’arrondissement, par un PIIA, avait le droit de refuser ce transformateur en surface. Céline Forget demande à ce que le vote de ce soir concernant ce projet soit remis à plus tard et qu’un architecte étudie la possibilité de l’installer sous terre.

Q3 : Immeuble du 831 Rockland. Le promoteur est venu expliquer que la dérogation mineure qu’il demande (réduire la marge de recul dans la ruelle de 3m à 0m) n‘affectera pas la qualité de vie du voisinage. (Rareté : la mairesse a écouté sans interrompre !)

Q4 : Demande de destitution d’Alex Wertzberger du Comité Consultatif d’Urbanisme. Puisqu’il est membre du CCU et également président de la ‘coalition des organismes hassidiques d’Outremont (COHO)’, son statut de lobbyiste entache l’impartialité du comité. Ses positions médiatisées qui se portent à la défense des diverses illégalités encourues par ses coreligionnaires laissent perplexe. L’intervenant présente une pétition de 132 signatures qui demande sa destitution du CCU.
R : La mairesse s’offusque haut et fort en accusant l’intervenant de faire de fausses allégations.
Q : L’intervenant se défend en expliquant que tout le dossier de destitution est basé sur des faits concrets et des reportages télévisés dans lesquels Alex Wertzberger déclare lui-même ses positions.
R : La mairesse se dit déçue qu’un citoyen demande le départ d’un membre d’un comité.
R : Le conseiller Louis Moffat, président du CCU, rétorque que ce sont des allégations non justifiées et non justifiables et qu’il n’en tiendra pas compte.
R : Céline Forget demande à ce que les élus soient prudents et analysent la pétition puisqu’il s’agit d’un lobbyiste au sein d’un comité où siègent 2 élus, soit la mairesse et le conseiller Moffat.

Q5 : Empiètement privé sur l’espace public. L’intervenant demande ce que l’arrondissement a fait depuis ses plaintes du mois dernier concernant deux (2) emplacements précis.
R : La mairesse répond qu’un des endroits a reçu un constat de 640 $.
R : La conseillère Forget demande quand a été donné ce constat.
R : Pierre Chapuis, directeur d’arrondissement par intérim, répond qu’il date de janvier 2011 et qu’aucune date n’est encore prévue pour audition à la cour.

Q6. Nouvelle caserne pour les pompiers. En 2010, le maire Gérald Tremblay avait promis que nous aurions une nouvelle caserne de pompiers en 2012. Qu’en est-il ?
R : Pierre Chapuis répond que l’arrondissement travaille très fort sur ce projet.
Q : La citoyenne dépose au Conseil des statistiques du service des pompiers et s’inquiète du fait que la valeur des dommages matériels suite à un incendie n’apparait plus et que le nombre d’incendies et de décès reliés ne baissent pas.
Q : La citoyenne appuie la 1ère intervenante, à savoir  la possibilité d’avoir une résidence pour personnes âgées dans l’îlot St-Viateur.

Q7. Immeuble du 831 Rockland. En 2008, un regroupement citoyen s’était opposé au projet original car le zonage permettait le rajout de 2 étages sur les 4 déjà existants. En 2009, l’arrondissement avait changé le règlement pour limiter la hauteur à 4 étages et imposer des marges de recul avant, arrière et latérale. Maintenant, en 2012, le Conseil désire retirer la marge arrière de 3m qui avait pourtant fait consensus entre les citoyens et les élus en 2009.  En votant pour ce changement demandé par le promoteur, vous reniez votre propre règlement : c’est un non-sens ! (applaudissements de l’audience) Quel est l’avis du CCU ?
R : La mairesse rétorque que l’immeuble est présentement à la merci des squatters et des graffitis et qu’elle trouve que c’est un beau projet. Que, d’après sa mémoire, seule la hauteur permise de 6 étages avait fait l’objet de contestations, mais pas les marges.
R : Pierre Chapuis informe que le CCU n’est pas du tout favorable à la dérogation mais que lui personnellement est favorable car ce n’est plus le même projet que celui de 2008.
R : La conseillère Ana Nunes trouve la forme en U du projet intéressante et va voter pour la dérogation.
R : la conseillère Forget lit à l’audience le libellé de la décision du CCU avec les raisons invoqués pour le refus au changement de zonage et ajoute qu’il est fort dommage qu’il n’y a pas eu de conseil en direct (enregistré) à l’époque du changement au zonage en 2009, ce qui aurait permis de rafraîchir la mémoire de la mairesse  (rires et applaudissements de l’audience).
Q : L’intervenant remet une pétition signée par tous les voisins (40 noms) et demande une consultation publique avec le promoteur avant que les élus statuent sur la dérogation.

Q8 : Immeuble du 831 Rockland. L’intervenant demande à ce que leur groupe puisse s’impliquer en travaillant de concert avec le CCU. L’important n’est pas tellement le projet mais bien les gens qui vont vivre avec ce projet (applaudissements de l’audience).
R : Aucune réponse.

Q9. La fête des cabanes. Une cabane a été construite bien avant la période règlementaire fixée par l’arrondissement et pourtant, malgré une plainte à la sécurité publique, le propriétaire n’a jamais reçu de constat d’infraction. Est-ce par oubli, négligence ou accommodement raisonnable ?
(Silence éloquent de la part de la mairesse)
R. Pierre Chapuis dit qu’il doit vérifier.
R. Céline Forget dénonce que plusieurs cabanes ont été construites en infraction et n’ont pas reçu de contravention mais plutôt un avis de près d’un mois pour les démanteler. À sa connaissance, les avis sont d’ordinaire de 24h ou 48h lorsqu’il s’agit de faire appliquer la règlementation, ce qui ne fut pas le cas, de toute évidence.

R : Louis Moffat informe que sur la centaine de cabanes construites, il y en a beaucoup qui sont règlementaires et que l’an prochain, il y aura une meilleure diffusion des dates permises. (Ce problème était supposé être réglé depuis 2006)
Q. Il y a encore des débris de cabane (planches) sur le balcon : inesthétique et dangereux.
R : Pierre Chapuis affirme qu’il va faire le nécessaire.

Q10. Projet résidentiel sur le terrain vacant intersection Ducharme et Champagneur. Approbation par PIIA d’un transformateur électrique en surface. Si on veut cacher le transformateur, c’est qu’on peut le voir ! Pourquoi un aussi gros transformateur à l’extérieur ?
R. Céline Forget s’inquiète du manque de vision de l’administration. Elle précise que l’Arrondissement doit prendre position pas seulement sur ce transformateur mais sur toutes les autres demandes de transformateurs en surface qui suivront avec le développement du campus.
R. Pierre Chapuis justifie ce transformateur par la forte demande en électricité du projet. Il y aura 2 cuisinières dans chaque logement.
(La mairesse interrompt M. Chapuis et remercie l’intervenant. J’ai parlé avec M. Chapuis à la fin du conseil et il m’a confirmé que ce projet de logements était bâti selon les préférences de la communauté hassidique).

Q11. Conseil en Direct sur le Web. Depuis mai 2008, la mairesse refuse la diffusion du conseil sur le web prétextant qu’Outremont n’a pas les moyens financiers. Depuis mai 2008, nous recevons à la maison le bulletin Au Pied de la Montagne. 42 mois de publication du bulletin ont coûté 78,000 $ et 42 mois de Conseil en Direct (rapport de la mairesse, période de questions, dossiers décisionnels) auraient coûté 39,000 $. Payer 2 fois plus cher pour 3 fois moins d’infos, est-ce une saine gestion des deniers publics ?
(Applaudissements de l’audience)
R. Silence de la part de la mairesse.
R. Céline Forget précise que ce fameux bulletin n’a jamais fait l’objet d’un vote des élus à une réunion du conseil mais que c’est uniquement la réalisation de la volonté de la mairesse.
Q. Les élus entérinent-ils cette dépense de 78,000 $ ?
R. Mal à l’aise et vraisemblablement surpris du montant, les Potvin, Nunes et Moffat (tous Union Montréal) ont quand même justifié cette dépense.
(La mairesse refusait aussi le Conseil en direct sous prétexte que les citoyens n’aimeraient pas être filmés. Il y avait une caméra de Radio-Canada ce soir-là et AUCUN intervenant ne s’est désisté à la période de questions ou a exigé qu’on ne filme pas son intervention).

Q12. Ilot St-Viateur. La propriétaire de la maison Carpe Diem est venue témoigner du manque de résidences pour personnes âgées dans Outremont et appuyer l’idée d’en installer une dans l’îlot St-Viateur.

Un maire qui ne veut pas nous répondre….

26 janvier 2012

Des citoyens de l’Arrondissement se sont rendus au Conseil de Montréal lundi soir. Deux d’entres eux ont posé une question sur des sujets qui sont revenus régulièrement aux derniers Conseil d’arrondissement et qui n’évoluent pas. Alors que les 2 questions étaient adressées au maire Gérald Tremblay, ce dernier n’a même pas daigné se lever de sa chaise et leur répondre ou tout au moins commencer un début de réponse avant de transférer la parole à d’autres élus de son équipe politique. Pourtant, ce maire demeure dans notre arrondissement. Il doit bien avoir une petite idée de ce qui se passe ici!

Christian Bouvet s’est déplacé à Montréal pour questionner le maire sur le fait qu’à Outremont la mairesse Marie Cinq-Mars menace d’expulsion tout citoyen qui ose enregistrer, prendre des photos ou filmer à la séance de Conseil de l’arrondissement. Alors que d’autres arrondissements offrent un Conseil en direct sur le web, à Outremont, nous sommes au moyen âge en démocratie. Qu’en pensez-vous M. le Maire? A la minute 13 :10

Anne Farkas s’est déplacé à Montréal pour questionner le maire sur l’inaction de la mairesse Cinq-Mars quand à la présence d’antennes de télécommunications Rogers installées illégalement sur l’immeuble du 1290 Bernard depuis juillet dernier. Ne serait-il pas temps de demander une injonction pour leur démantèlement M. le Maire? A la minute 32 :40

Vous avez aimé regarder cette vidéo? Vous aimeriez voir votre Conseil d’arrondissement sur internet afin d’être mieux au courant des dossiers, comme il se fait dans d’autres arrondissements ? Il n’en tient qu’à la mairesse de rendre cela possible en soumettant au Conseil une résolution afin de changer le règlement qui interdit de filmer dans la salle du Conseil.

Séance du conseil 9 janvier

18 janvier 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par Mariclaude Ouimet et Gilles Dauphin.

Q #1 : Occupation de l’espace public sans payer de taxes. Qu’en est-il des aménagements illégaux sur le domaine public (terrasse, clôture), plus précisément de deux établissements de restauration : l’un coins Van Horne/Bloomfield et l’autre coins Hutchison/Fairmont? Pourquoi de telles tolérances? De plus, la synagogue illégale du 1030 St-Viateur est exemptée de taxes depuis des dizaines d’années. Quand allez-vous faire payer ces propriétaires ?
R : Le directeur d’Arrondissement par intérim et directeur du service de l’aménagement urbain, Pierre Chapuis, affirme qu’il devra revoir le dossier Van Horne-Bloomfield qui traine depuis tellement longtemps qu’il ne se souvient pas où il en est rendu et qu’il verra à ce que les colonnes de clôture de la terrasse sur Fairmount-Hutchison soient enlevées au plus tôt.
R : La mairesse Marie Cinq-Mars informe qu’elle ne peut rien faire concernant la synagogue car ce dossier est présentement en cour supérieure.

Q #2 : Demande de démission de M. Werzberger du CCU (Comité Consultatif Urbanisme). Depuis combien de temps Alex Werzberger est-il membre ?
R : Pierre Chapuis parle, sous toute réserve, d’environ huit (8) ans.

Q : Qui est le président du CCU et depuis combien de temps ?

R : La mairesse a cédé la présidence au conseiller Louis Moffat le 5 décembre 2011.

Q : Étant donné qu’Alex Wertzberger défend les positions de ces coreligionnaires dans des dossiers contestés à la cour et dont ils sont reconnus coupables, et étant donné  le statut de lobbyiste de ce dernier à titre de président d’un organisme appelé la COHO (Coalition des Organisations Hassidiques d’Outremont), il ne devrait pas siéger au CCU. Le code d’éthique de ce comité stipule que les membres doivent siéger à titre personnel seulement. Quand allez-vous discuter de cette situation avec les autres membres ?
R : Le conseiller  Moffat refuse qu’on doute des compétences d’Alex Wertzberger et qu’on remette en cause son droit d’être membre du CCU. Il suggère au citoyen de plutôt en parler directement avec ce dernier.
R : La mairesse affirme qu’Alex Werzberger a toujours fait preuve d’impartialité dans ses propos et qu’elle ne demandera pas sa démission.

Q #3 : Immeuble de la Banque Royale au coin Outremont/Van Horne. Faute d’espace pour ses nouveaux services, la banque va déménager de l’autre côté de la rue au printemps. Étant donné que l’immeuble vieux de 60 ans, qui a été conçu par un célèbre architecte et est reconnu ‘exceptionnel’ dans le répertoire Bisson de l’arrondissement,  avez-vous fait des démarches auprès du propriétaire actuel pour voir à la sauvegarde de cet édifice ?
R : La mairesse informe qu’aucune démarche n’a été faite jusqu’à maintenant. Elle s’engage à écrire à qui de droit afin de connaître leur intention et inciter l’institution à faire attention afin de préserver l’immeuble.

Q #4 : Antennes de télécommunication installées illégalement sur le toit de l’immeuble au 1290 rue Bernard (intersection Outremont). L’intervenante, habitant dans l’entourage de cet immeuble, se plaint qu’un bruit permanent émane des antennes. De plus, ces antennes sont situées à proximité d’une résidence pour personnes âgées, d’une garderie et d’une école primaire, ce qui peut représenter un risque pour la santé de ces personnes. Que prévoyez-vous faire ?
R : La mairesse informe que c’est très difficile d’agir puisque les antennes de télécommunication sont de juridiction fédérale. Il y a quelques années des experts de la Santé publique étaient venus rencontrer les élus à la suite d’une demande d’une compagnie pour installer de telles antennes dans le clocher de l’église St-Viateur. Selon les plans déposés par la compagnie, l’étude du dossier avait démontré qu’il n’y avait pas de danger à placer de telles antennes à cet endroit.
R : Une résolution a été adoptée par la Ville pour permettre aux arrondissements de réglementer de telles installations.
R : Il y aura une présentation devant le Comité consultatif d’urbanisme pour étudier la possibilité de décréter un moratoire.
R : Il y aura aussi rencontre dans une semaine avec le contentieux étant donné que l’arrondissement a reçu une mise en demeure d’un opérateur d’antennes de télécommunication qui s’est vu interdire des installations.
R : Madame Séguin, du bureau d’urbanisme, informe que les antennes sur le toit du 1290 Bernard ont été installées illégalement et que 9 constats ont été émis au propriétaire de l’immeuble et à la compagnie de télécommunication.
R : Madame Potvin dit avoir reçu un document provenant d’un autre district aux prises avec ce problème. Elle promet d’étudier le tout pour trouver une solution.
R : Céline Forget est heureuse d’apprendre qu’il y a eu 9 constats. Elle dit avoir fait une demande d’accès à l’information et qu’on lui a confirmé uniquement 2 constats…!!

Q : De récentes études de l’OMS font état que les champs électromagnétiques sont cancérigènes. Il faut absolument que l’arrondissement intervienne.
R : La mairesse conseille à l’intervenante d’assister aux consultations publiques à venir de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).
R : Céline Forget informe la mairesse que les consultations sont terminées. Que le rapport de l’OCPM doit être en cours de rédaction ( lire le billet du mois de septembre 2011  sur ces antennes).
R : Imperturbable, la mairesse conseille à l’intervenante de parler au prochain conseil de ville.

Q #5 : Publi-reportage de la COHO (Coalition des Organisations Hassidiques d’Outremont). En novembre, un citoyen a demandé pourquoi le sigle de la Ville de Montréal apparaissait dans un publireportage de la COHO. Vous deviez revenir avec l’explication. Avez-vous l’information ?
R : La COHO a reçu 5,000 $ dans le cadre d’un programme de soutien aux initiatives communautaires liées à la diversité ethnoculturelle, dixit la greffière Me Paquet.

Q : La COHO a-t-elle reçu d’autres subventions ces dernières années ? Et de combien ?
R : La mairesse informe que la COHO a reçu une autre subvention mais elle a oublié le montant.

Q : L’intervenante fait remarquer à la mairesse que cette autre subvention du comité exécutif de Montréal était de 20 000$ et a été votée le 16.09.09, soit 1 mois ½ avant les élections du 01.11.11 !
R : Céline Forget ajoute que le chèque de 20,000 $ a été émis le 15 octobre 2009.

Q #6 : Les bruyants souffleurs à feuilles. Compte tenu du fait qu’un jugement de la cour a invalidé le règlement municipal interdisant les souffleurs à feuilles, l’intervenant s’insurge contre le fait que la sécurité publique se serve dudit jugement pour ne pas intervenir lors de plaintes de citoyens. Selon lui, le règlement contre le bruit devrait alors être appliqué.
R : Me Paquet informe que, suite à de nombreuses plaintes de citoyens, le conseil devrait revenir avec des recommandations en mars afin de revoir la règlementation.
R : Céline Forget précise que la sécurité publique devrait se déplacer lors de ces plaintes de bruit et faire des lectures d’intensité du son afin de documenter le dossier en vue d’écrire une nouvelle règlementation (lire le billet du mois de juillet 2010 sur les souffleurs)
R : Marie Potvin appuie le citoyen dans sa demande.

Séance du conseil du 5 décembre 2011

21 décembre 2011

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

Q : Affichage commercial problématique : Depuis 2 mois, la propriétaire d’un salon d’esthétique a subit les visites répétées des inspecteurs car, par ignorance, elle aurait ouvert son commerce sans permis d’occupation et sans demander de permis pour l’affichage de son commerce. Elle est disposée à suivre les règlements et demande d’être aidée dans ses démarches et non d’être harcelé de la sorte.
R : Pierre Chapuis, directeur d’arrondissement par intérim et directeur de l’urbanisme, avoue qu’il n’était pas au courant de cette situation. Il lui souhaite la bienvenue dans Outremont en lui expliquant que tout affichage doit suivre la règlementation et lui confirme qu’il prendra lui-même ce dossier en charge.

Q : Présence d’un dortoir sur la rue Hutchison : Jadis situé côté est de Hutchison, le dortoir accommodant une vingtaine de jeunes hassidims a été relocalisé côté ouest de la rue, du côté de l’arrondissement Outremont, au 5446 Hutchison. Ce dortoir avait récemment été fermé par la cour supérieure à la demande de l’administration du Plateau, ce qui explique son déménagement vers Outremont. Suite à une plainte, une inspectrice de l’arrondissement Outremont aurait visité l’appartement. Aucune action n’a été prise depuis. Que va faire la mairesse face à cette situation illégale ?
R : La mairesse Marie Cinq-Mars et le directeur Pierre Chapuis n’étaient pas au courant mais ce dernier fera un suivi.
Q : L’inspectrice (urbanisme) n’est-elle pas tenue d’informer son directeur M. Chapuis ?
R : La mairesse répond qu’elle ne sait pas.

Q : Réputation du Comité Consultatif d’Urbanisme : L’intervenant demande la destitution de Alex Werzberger du comité sur l’urbanisme (CCU) puisque ce dernier aurait, depuis plusieurs années, endossé publiquement des illégalités commises par ses coreligionnaires hassidiques. Ces prises de positions publiques sur des comportements délinquants malgré différents jugements de la cour (synagogue illégale, contrebande d’alcool, par exemple) entachent la réputation d’un comité de l’arrondissement.
R : La mairesse répond qu’elle n’est pas obligée de répondre.

Q : Refus d’une policière de porter assistance : En plein jour, une dame aurait tenté d’arrêter dans la rue une voiture de police, son amie étant victime d’un malaise. Une policière au volant aurait contourné la plaignante et aurait enclenché son alarme pour disparaître au coin de la rue.
R : La mairesse a promis de faire un suivi sur cet incident avec le directeur de la police.

Q : Usage non règlementaire répétitif du 6010 Durocher : Dans un journal hebdomadaire distribué aux hassidiques, on peut voir une annonce invitant les gens à un séminaire dans le local du rez-de-chaussée de cet immeuble, malgré un jugement de la cour interdisant toute activité sauf l’usage résidentiel prévu au règlement municipal. Après toutes ces plaintes et le jugement, à quand l’application des règlements envers ces propriétaires fautifs ?
R : La mairesse répond qu’elle croyait que ce dossier était clos mais qu’elle va quand même envoyer un inspecteur.
R : La conseillère Céline Forget rétorque qu’on ne ferme pas un dossier tant qu’il n’est pas réglé. Elle relance la mairesse sur le fait que ce local fait l’objet d’un PIIA valide jusqu’en janvier pour l’aménagement d’un logement dans cette ancienne synagogue illégale et qu’aucuns travaux ne semblent apparents.
Q : Ce n’est pas la 1ère fois que des citoyens, photos à l’appui, dénoncent les activités illégales dans ce local.
R : La mairesse, sourire en coin, répond qu’elle ne sait pas car elle ne regarde pas les blogs.

(Altercation entre la mairesse et un citoyen qui filme la période de questions. Le citoyen invoque la démocratie, la transparence et le droit des citoyens à pouvoir écouter le conseil sur internet en différé. La mairesse refuse, arguant que filmer est contre le règlement).

Q : Étrange application de la règlementation de stationnement : Alors que sa voiture est stationnée sur son terrain à l’arrière de chez lui, par la ruelle, le citoyen ne comprend pas la contravention qu’il a reçue.  Également, il a eu plusieurs visites d’inspecteurs alors qu’il est dans son droit et sur son terrain, dénonce-t-il. Il considère abusives et non fondées ces démarches de l’arrondissement.
R : La mairesse et le directeur promettent de regarder ce dossier.

Q : Vélos fixés au mobilier urbain : Des gens attachent leurs vélos sur des poteaux de la ville et les déneigeuses, pour éviter les vélos, accrochent nos boîtes à fleurs. Il faudrait appliquer les règlements.
R : Marie Cinq-Mars semble connaitre la situation et verra à faire un suivi.
R : Céline Forget ajoute que souvent, il y a des vélos attachés à des arbres. Le règlement devrait être appliqué sans retenu dans ces cas.

Q : Nettoyage de graffitis. Y a-t-il une surveillance ? Les ‘’taggeurs’’ reviennent toujours.
R : La mairesse dit que le budget de nettoyage a été dépassé et qu’en hiver, on ne peut pas nettoyer compte tenu des conditions climatiques.
R : La conseillère Marie Potvin dit qu’elle travaille avec un groupe de citoyens depuis 2 ans sur ce problème et qu’un projet de règlement sera déposé au printemps 2012.

Q : Déneigement sur Côte Ste-Catherine : Après une tempête, on ne sait plus où prendre l’autobus, où est la rue ? Où est la piste cyclable ?
R : La mairesse fait part de sa dernière expérience vécue à bord d’une déneigeuse en confirmant que le déblaiement est très bien fait et qu’il n’y a rien à craindre.

Q : Nettoyage de graffitis : Un intervenant informe le Conseil d’un produit qui peut être appliqué sur un mur comme couche protectrice.  Il suffit ensuite de nettoyer à l’eau pour enlever les graffitis. La ville de New-York, pour contrer ce grave problème, subventionnait les citoyens intéressés par le produit.
R : La mairesse remercie pour cette information et répète qu’on ne peut pas nettoyer en hiver.

Q : Futurs arbres sur Laurier : Le citoyen a remarqué que les travaux d’agrandissement des fosses d’arbres sur Laurier ont été commencés.
R : La mairesse mentionne que les travaux se continueront au printemps et espère que les arbres survivront suite à ces changements.

Q : Constats d’infraction pendant la fête des cabanes : En vertu du règlement  1177, article 6.1 et de l’avis public de l’arrondissement autorisant la construction des cabanes uniquement à partir du 11 octobre, combien de constats d’infraction ont été émis ?
R : Pierre Chapuis affirme qu’il y a eu 95 avis émis et uniquement 8 constats d’infraction.
R : La greffière, Marie-France Paquet, informe qu’elle vérifie la validité des 8 constats, à savoir s’ils ont été signifiés.
R : Céline Forget demande à Pierre Chapuis de répondre à son courriel envoyé il y a 1 ½ mois concernant le délai notifié aux contrevenants.
R : M. Chapuis invite la conseillère à faire une demande d’accès à l’information.

(Altercation entre la conseillère indépendante et la mairesse. La conseillère Forget informe Marie Cinq-Mars qu’il est de son devoir de mairesse de veiller à ce que tous les élus aient accès aux informations pertinentes à leurs fonctions et de voir à ce que les fonctionnaires collaborent sans partisannerie politique).

Q : Pourquoi uniquement 8 constats d’infraction s’il y a eu 95 cabanes construites avant la période autorisée ?
R : La mairesse répond qu’en vertu d’un règlement, elle a le droit de ne pas répondre.

(Altercation entre l’intervenante et la mairesse, cette dernière accusant la citoyenne d’avoir pris des photos, ce qui est contre le règlement. La citoyenne affirme qu’elle n’a jamais pris de photos pendant la soirée et exige des excuses pour fausse allégation. La mairesse refuse de s’excuser arguant qu’elle aura été mal informée).

Q : Résidus de cabane : Le citoyen a interpellé le service d’urbanisme à plusieurs reprises depuis plus d’un mois concernant des restes de cabanes non esthétiques qui trainent sur le balcon d’un voisin hassidique. Quand y aura-t-il une intervention ?
R : ‘’On fait notre possible et on le fait bien’’, dixit la mairesse.

Q : La 1ère intervenante à la période de question de ce soir se plaignait du zèle des inspecteurs quant aux règlements pour son affichage. Où sont les inspecteurs zélés lorsque l’infraction concerne des hassidims ? Encore le légendaire 2 poids, 2 mesures ?
R : La mairesse rétorque qu’elle a déjà répondu à la question.
Q : L’intervenant se plaint de n’avoir reçu aucune réponse, ni accusé de réception à de nombreux courriels envoyés à la mairesse concernant la fête des cabanes.
R : La mairesse lui dit qu’une réponse lui a été envoyée le 1er décembre.
R : Céline Forget invite la mairesse à faire part de sa réponse envoyée par courriel.
R : La mairesse, fouillant désespérément dans ses papiers, est incapable de répondre.
Q : Combien coûte à l’arrondissement la gestion de ses accommodements religieux ?
R : La mairesse rétorque de faire une demande d’accès à l’information.
Q : Demande d’accès à l’information : est-ce possible de placer une demande par courriel?
R : La greffière Marie-France Paquet répond que l’adresse courriel pour faire des demandes d’accès à l’information apparait sur le site de l’arrondissement.

Budget 2012 de l’arrondissement – plus de dépenses que de revenus

5 décembre 2011

À la séance spéciale du 26 octobre dernier, l’Arrondissement a adopté son budget pour l’année 2012. Le problème, c’est que le montant des dépenses dépasse celui des revenus de 641 000$!

Pour équilibrer le budget, un montant équivalent au manque à gagner a été pris à même les surplus accumulés des années précédentes.

Le budget de l’Arrondissement est d’environ 18 millions $. Le budget adopté pour l’année 2010 était équilibré sans devoir piger dans les réserves. Celui de 2011 avait un manque à gagner de 361 000$ (1.9%). Celui de 2012, de 641 000$ (3.4%).

Comme vous le constatez, l’administration actuelle n’arrive pas à contrôler ses dépenses.

Que ferons-nous lorsque les surplus seront épuisés? Au rythme où les dépenses augmentent, le budget de 2013 sera presque impossible à boucler. Ajouter une taxe d’arrondissement? Ou réduire les dépenses?

Il est urgent que l’arrondissement cible ses priorités et revoit certaines dépenses.

Nous y reviendrons dans de prochains billets. Si vous avez des propositions, n’hésitez pas à placer un commentaire ou à me contacter.