Les archives des billets classés dans la catégorie ‘Démocratie’

Séance du conseil du 7 mai 2012

17 mai 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

(Compte tenu de la capacité légale de la salle du conseil qui affiche 57, quelques 20 personnes se sont vues encore refuser l’accès à la salle du conseil. La mairesse se targuant d’être à l’écoute des citoyens devrait peut-être tenir les réunions du conseil dans une des salles du CCI).
Q1 : Graffitis et vandalisme dans la ruelle Bloomfield/Champagneur entre Lajoie et Bernard. Un résident fait état de graffitis dans sa ruelle et rapporte aussi que des jeunes de l’école PGL auraient brisés une fenêtre de son logis. Il voudrait une ruelle verte qui, fréquentée par ses voisins, inciterait au respect et au calme plutôt qu’au vandalisme.
R : La mairesse invite le citoyen à remplir un formulaire pour le nettoyage des graffitis et informe que Louis Moffat est en train d’élaborer une politique de la ruelle verte.
R : Louis Moffat propose de rester en contact avec le citoyen.
R :Céline Forget s’offre à participer aux échanges puisque cette ruelle est dans son district.
Q : Le citoyen demande à l’arrondissement de garder un contact étroit avec l’école PGL afin que cette dernière inculque un brin de civisme aux étudiants.


Q2 : Demande de ruelle verte pour la ruelle Bloomfield/Champagneur entre Lajoie et Bernard. La citoyenne veut connaître les étapes à franchir pour une ruelle verte.
R :. Une demande écrite doit être faite et signée par une majorité de citoyens concernés.
R : Louis Moffat propose une rencontre avec les citoyens de cette ruelle en compagnie de la conseillère Forget afin de discuter des paramètres et des solutions possibles.
R : Ana Nunes rappelle que l’entretien d’une ruelle verte incombe aux citoyens impliqués.

Q3 : Moratoire sur les parades. L’intervenant de l’église orthodoxe russe Saint-Nicholas sur Saint-Joseph fait part que ce moratoire a injustement perturbé leur cérémonie pascale qui n’a jamais soulevé de plainte en 50 ans.
R : Marie Cinq-Mars explique que le règlement actuel ne fait mention d’aucune heure permise. Le moratoire a pour but de permettre au conseil de réviser le règlement pour mieux l’encadrer.
R : Ana Nunes parle de son comité de sages.
Q : L’intervenant insiste pour que la communauté russe ait un droit de représentation dans ce comité et dans le processus de nouvelle règlementation.


Q4 : Moratoire sur les parades. Le Révérend de l’église Saint-Nicholas insiste pour dire que c’est leur cérémonie religieuse qui a été perturbée : une cérémonie et non pas une simple parade. L’arrondissement va-t-il leur permettre, dans le futur, de pratiquer leurs cérémonies ?
R : La mairesse explique qu’une bruyante parade hassidique en mai 2008 avait grandement dérangé les citoyens jusqu’à 12h45 la nuit. Les Hassidims ayant fait une demande de parade pour 1,000 personnes pour le 28 avril, elle voulait éviter les problèmes de 2008, d’où le moratoire. Elle veut vérifier ce qui se fait dans les autres arrondissements. Le comité communautaire de la conseillère Nunes fera des recommandations.
R : Céline Forget ignorait que ce comité, à l’étape d’idée le mois dernier, en soit maintenant rendu à l’étape de la formation puisqu’on ne l’a pas avisé. Elle demande si le mandat de ce comité ainsi que ses membres devront recevoir l’aval du conseil comme pour les défunts comités antérieurs.
R : Ana Nunes répond que ce comité sera un comité parallèle.
R : La mairesse refuse de répondre faisant remarquer que la conseillère Forget n’a pas le droit de parole pendant la période de questions des citoyens.
R : La conseillère Forget rappelle qu’elle avait demandé qu’une période de questions des élus soit instaurée lors du remaniement du règlement sur la période de questions des citoyens. La mairesse avait refusée affirmant que les élus avaient un droit de parole et ce, en tout temps. Céline Forget s’inquiète d’un tel comité parallèle qui n’a jamais été discuté en préparatoire.
R : La mairesse, contre son gré, se voit obligée d’exiger que ce comité passe par une résolution du conseil.

Q5 : Comité intercommunautaire. L’intervenante de l’église Saint-Nicolas fait part qu’elle voulait un comité de cet ordre et qu’elle est heureuse que l’arrondissement s’enligne là-dessus.


Q6 : Ruelle verte Ducharme entre Champagneur et Outremont. Depuis 1990, les différents élus qui se sont succédé avaient promis une ruelle verte. Maintenant, compte tenu du campus Outremont et de nouvelles règlementations dans certaines zones, l’arrondissement offre seulement des bacs à fleurs. Est-ce un début de réponse à notre demande plus élaborée de ruelle verte ou une réponse finale ?
R : La mairesse confirme que ce sera uniquement 6 bacs et 300 $ pour des fleurs.
Q : Le résident demande si son groupe pourra décider de l’emplacement des bacs.
R : Le conseiller Moffat informe que le délai de livraison des bacs est de 4 semaines et qu’une ruelle verte, c’est supposé être le fun et confirme que l’emplacement des bacs revient aux citoyens.

Q7 : Le manque d’effectifs du SPVM lors du 8 mars. Le résident estime qu’il aurait fallu du renfort afin de disperser les assaillants qui s’acharnaient contre la conseillère Forget. Quelles mesures la mairesse a-t-elle prises pour que des procédures policières plus sécuritaires soient mises en place afin d’éviter, à l’avenir, les débordements du 8 mars ?
R : Malgré les graffitis et des vols dans les voitures, la mairesse répond qu’Outremont est un arrondissement sécuritaire et que la police est très efficace.
Q : L’intervenant insiste sur le manque de sécurité ressentie en cas d’intimidation et que la mairesse ne répond pas à sa question.
R : Marie Cinq-Mars réplique qu’une personne victime d’intimidation n’a qu’à porter plainte et que les événements du 8 mars sont uniquement le reflet d’un profond malaise intercommunautaire.

Q8 : Moratoire sur les parades et comité intercommunautaire. L’intervenant de l’église Saint-Nicholas se dit satisfait des réponses qu’il a entendu ce soir à ce sujet.


Q9 : Explosion démographique de la communauté hassidique. Avec leur haut taux de natalité, les Hassidims risquent de représenter 50% de la population dans 15 ans. Outremont a-t-il les capacités physiques d’absorber cette surpopulation tout en conservant son caractère unique ? Les élus vont-ils étudier les exigences de cette communauté afin de préserver la cohabitation dans l’arrondissement ?
R : La mairesse affirme qu’ils n’ont jamais pensé à ça. (Cette affirmation va à l’encontre des propos de M.Chapuis et M.Moffatt (voir page 9, propos rapportés lors de la séance du conseil du 4 juillet 2011).
R : Ana Nunes affirme qu’un tel sujet n’aura pas sa place dans son comité de sages.

Q10 : Pétition pour la destitution de Alex Werzberger du comité d’urbanisme (CCU). L’intervenant présente la pétition de 250 signataires de tous les coins d’Outremont et demande qui devra se prononcer : Louis Moffat en tant que président dudit comité ou les élus du conseil ?
R : Louis Moffat répond qu’il a communiqué avec certains signataires qui lui auraient affirmé qu’ils ne pensaient pas qu’ils signaient une pétition de destitution. Le conseiller Moffatt rajoute qu’il ne souscrit pas à la véracité des faits rapportés dans la pétition et, quant à lui, la déclare nul et non avenue.
Q : L’intervenant rapporte qu’un autobus de la STM (160 Barclay, le 04.05.12, sur Bernard/Outremont) a été bloqué par une voiture de laquelle trois hommes hassidiques ont descendu, dont un portait un uniforme de gardien de sécurité. Ils voulaient monter à bord pour s’en prendre à des jeunes. La chauffeuse leur refusant l’accès, ils ont tenté de l’intimider en la prenant en photos : elle a été obligée d’appeler le 911. Qu’en est-il?
R : La mairesse affirme ne rien connaître de cet incident.
Q : Ce qui a l’allure d’une police parallèle hassidique est-elle légitime et a-t-elle le droit d’arrêter un autobus de la STM ?
R : La mairesse ne sait pas : elle va s’informer.

Q11 : Règlement qui défend de filmer les séances du conseil. Le mois dernier, l’intervenant a filmé 8 secondes et a été mis en état d’arrestation par la lieutenant du poste 24 qui aurait outrepassé ses droits. Selon la charte des droits et libertés, on aurait le droit de filmer un événement public : l’intervenant demande un moratoire sur l’article 6. (Remarque : l’article 32 n’a jamais été mis à jour même si la politique de la période de questions a été changée en 2010).
(Levée d’assemblée : réunion à l’arrière de tous les élus, sauf Céline Forget. L’assistance aura remarqué l’exaspération de la conseillère Marie Potvin et sa réticence à se joindre à ce petit caucus).
R : Louis Moffat informe qu’ils reparleront entre eux de cette demande.
R : La mairesse demande à un citoyen d’arrêter de filmer.
R : Céline Forget signale qu’un caméraman du canal V est en train de filmer la séance et ce, malgré le fait que le conseil (selon l’article 6) n’ait jamais donné son accord. Il serait donc malvenu que la mairesse empêche un citoyen de filmer : ce ne serait pas équitable.
R : La mairesse répond que les journalistes ne seraient pas assujettis à l’article 6.
Q : Le citoyen visé répond qu’il conteste l’article 6 et qu’il est journaliste.
(Acculée devant ses propres contradictions, la mairesse doit donc laisser faire le citoyen).

Q12 : Comité intercommunautaire. L’intervenante fait remarquer qu’un tel comité a existé de 2002 à 2010 sans résultat notoire. Selon elle, l’enjeu majeur concernant la discussion, est que les jeunes Hassidims aient le droit à l’éducation complète, conformément à nos lois. Ils seraient plus ouverts à comprendre la société québécoise. Pourquoi ne pas exiger du gouvernement qu’il agisse en ce sens ?
R : La mairesse répond que cette question relève de la responsabilité du gouvernement provincial et que l’intervenante devrait s’adresser au député et ministre Bachand.

Q13 : Stationnement pour visiteur tarifié sur la rue de la Brunante. Pourquoi le stationnement pour les visiteurs à 5,00$/jour sur de la Brunante et les rues avoisinantes ?
R : Les citoyens n’en voulant pas, le conseil n’ira pas de l’avant avec ce projet.

Q14 : Stationnement tarifié sur la rue de la Brunante. Le citoyen est d’heureux que ce projet ne voit pas le jour et donne une pétition de 84 signataires qui sont aussi contre.


Q15 : Consultation publique pour le campus Outremont. Le 23 mai aura lieu une rencontre à huis clos avec un groupe formé d’organismes et de citoyens d’Outremont qui seront parties prenantes dans les décisions. Qui fait parti de ce groupe?
R : La mairesse répond qu’elle a cette liste.
Q : Cette liste sera-t-elle publique sur le site de l’arrondissement ou sur Forumcitoyen ?
R : La mairesse informe que cette liste a été faite par une firme externe et non par l’arrondissement.
Q : Pour la 3ème fois, le citoyen demande si cette liste sera rendue publique.
R : Me Paquet informe que cette liste sera déposée ce soir au conseil, qu’elle ne peut garantir sa publication mais qu’elle sera sûrement accessible par demande d’accès à l’information.

Q16 : Stationnement tarifié sur la rue de la Brunante. L’intervenant veut être certain que le retrait de la motion soit définitif et remercie la conseillère Potvin de l’écoute et de la collaboration dont elle fait preuve à l’endroit des citoyens de son district.
R : La mairesse confirme le retrait définitif de la motion pour la durée de son mandat.

Q17 : Événements du 8 mars et le règlement 1063. L’article hh) stipule que l’usage de langage injurieux ou le fait de causer du tumulte en criant et en jurant est considéré comme une nuisance et est donc défendu. Combien de constats d’infractions ont été émis aux Hassidims qui ont injurié la conseillère Forget le 8 mars ?
R : La mairesse ne veut pas répondre pour le SPVM. Quand aux agents de la sécurité publique, elle est dans l’obligation de confirmer qu’il n’y a eu aucun constat. Marie Cinq-Mars rajoute qu’elle va vérifier car elle n’est pas certaine que ce règlement soit applicable (!)
Q : Madame Cinq-mars, en tant que mairesse, a-t-elle demandé aux leaders hassidiques d’offrir des excuses publiques à la conseillère Céline Forget membre élue du conseil ?
R : La mairesse répond que ce n’est pas à elle de faire ce genre de demande.

Q18 : Stationnement problématique et vitesse sur Durocher entre Fairmount et Bernard.
R : Louis Moffat répond que l’arrondissement devra procéder à un comptage afin de bien cerner la problématique d’achalandage de ce tronçon de rue.

Q19 : Stationnement sur la rue McEachran face au CCI. Le problème est finalement résolu mais l’intervenant s’explique mal que cela ait pris 14 mois.

Séances d’Information sur le nouveau campus Outremont

11 mai 2012

Le samedi 12 mai entre 11h00 et 15h00
Marché Jean-Talon, entrée Henri-Julien

Le mardi 15 mai entre 15h00 et 19h00
Café l’Artère au 7000, avenue du Parc

Le jeudi 17 mai entre 16h00 et 20h00
Mamie Clafoutis au 1291, avenue Van Horne

Le vendredi 18 mai entre 16h00 et 20h00
Dépanneur Le Pick Up au 7031, rue Waverly

Vous pouvez aussi aller en ligne sur forumcitoyen.ca

La réponse au 8 mars : un comité … de sages … parallèle … vraiment ?

8 mai 2012

Note: Ce billet est écrit par Gilles Dauphin

À la suite des événements inexcusables du 8 mars dernier, Marie-Cinq Mars avait immédiatement lancé l’idée d’un comité inter-communautaire comme s’il s’agissait d’une solution-miracle ou d’une bouée de sauvetage. Et bien, nous avons appris hier lors de la séance du conseil de la bouche de la nouvelle responsable de ce dossier, la conseillère Ana Nunes, qu’il s’agirait d’un “comité de sages” dont les membres ne seraient choisies que par elle pour leur rigueur intellectuelle et leur humanisme et qu’ils seront “surtout de l’extérieur” !

Et, comme si ce n’était pas suffisant, madame Nunes a mentionné qu’il s’agirait d’un comité parallèle tandis que la mairesse, en réponse à une question de Céline Forget, a affirmé que madame Nunes “devra présenter son cheminement qui devra être approuvé” par le conseil (je suppose).

Est-ce que c’est moi qui rêve ou bien mesdames Cinq-Mars et Nunes viennent de nous dire que :

Le conseil lance une initiative sur laquelle il n’aura aucun contrôle et qui ne sera redevable à personne, du moins si on se fie à madame Nunes qui dit avoir accepté le mandat en autant que ce soit à ses conditions !

Les citoyens et citoyennes d’Outremont ne sont pas suffisamment matures pour discuter de cet enjeu et qu’il vaut mieux, comme dans le cas d’adolescents turbulents, que ce soit des adultes de l’extérieur qui viennent leur dire comment se comporter !

Les administrations précédentes nous avait habitué à des comités consultatifs opérant en vase clos, voilà maintenant que l’administration Cinq-Mars nous propose un comité “parallèle”. S’agira t-il d’un comité qui statuera, à l’insu des Outremontais(es), sur les demandes de dérogations et d’accommodements? Il semble bien que l’élève a dépassé le maître.

Séance du conseil du 2 avril 2012

17 avril 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par madame Mariclaude Ouimet.

(Compte tenu de la capacité légale de la salle du conseil (57), la conseillère Forget a demandé à ce que les citoyens restés dehors et qui avaient pris la peine de se déplacer pour poser une question, puissent le faire. La mairesse, sans même demander le vote des élus sur cette proposition, a carrément fait la sourde oreille).

Q1 : Inquiétude face aux débordements de la fête hassidique de la Pourim. La violence verbale dont a été victime Madame Forget le soir du 8 mars dépasse largement en importance le fait que des infractions aient été tolérées. Qu’avez-vous l’intention de faire pour assainir la situation ?

R : La mairesse Marie Cinq-Mars confirme que le conseil a autorité sur la sécurité publique et que ce service a émis 9 constats. Elle informe que le conseil n’a pas autorité sur le poste de police 24.

Q : Vous êtes du même parti que M. Tremblay, résident d’Outremont et vous êtes conseillère de ville à la ville-centre. Avez-vous une quelconque influence pour exiger que la police intervienne pour que ces débordements finissent un jour ?

R : La mairesse dit qu’elle ne peut pas répondre au nom de la police.

R : Céline Forget affirme pourtant, document à l’appui, que la mairesse et Pierre Chapuis, directeur par intérim, ont eu une rencontre avec le commandant du poste 24 concernant les arrangements pour cette fête dans les rues. On connait le résultat alors qu’il y a eu une forte circulation d’autobus en toute impunité dans les rues résidentielles de l’arrondissement, malgré le règlement qui les interdit.

R : La mairesse nie cette rencontre.

Q2 : Tension entre les résidents. L’intervenant ne vient pas pour justifier les actes répréhensibles de quelques membres da sa communauté mais affirme que le problème de tension est dû à une minorité d’Outremontais qui harcèle constamment sa communauté. (Après plus de 5 minutes de monologue, la foule demande à ce que l’intervenant pose sa question). Il demande alors un comité intercommunautaire à des fins de discussions et soumet que c’est la façon de régler les problèmes.

R : La conseillère Forget suggère, quant à elle, que la façon de régler les tensions est de faire appliquer les règlements à tous.

R : La mairesse Cinq-Mars confirme que la formation d’un comité est une excellente suggestion.

R : La conseillère Nunes propose immédiatement de prendre la présidence d’un tel comité.

R : Le conseiller Moffatt affirme que les règlements sont toujours appliqués mais pas toujours respectés.

Q3 : La communauté hassidique victime d’harcèlement. L’intervenant, un lobbyiste hassidique, affirme que le propriétaire d’un certain ‘’blog’’ et la conseillère indépendante sont de mèche pour les harceler. (La foule demande à ce que les allégations cessent).

R : Marie Cinq-Mars, à son corps défendant, demande à l’intervenant de faire preuve de politesse.

Q : L’intervenant affirme que ce ne sont pas des allégations mais bien des faits. Il dit que l’incident mineur du 8 mars a été monté en épingle afin de dénigrer sa communauté et veut savoir ce qu’en a dit la SPVM.

R : La mairesse dit qu’elle a eu un rapport de la sécurité publique mais rien venant de la police. (L’intervenant continuant d’accuser la conseillère indépendante, la mairesse a été dans l’obligation de mettre fin à cette intervention).

Q4 : Cohabitation entre les communautés. Nous vivons une situation explosive et la résolution du conflit doit passer par la diplomatie et le dialogue. En tant qu’élus, qu’avez-vous fait et que comptez-vous faire pour améliorer les relations communautaires ? Quelles mesures allez-vous prendre pour que les élu(e)s soient traité(e)s avec respect ?

R : Céline Forget affirme qu’il y a cohésion sociale quand chaque citoyen est traité de la même façon et que chaque citoyen, de son côté, doit respecter les règlements et les lois.

R : Marie Potvin s’avoue inquiète de la situation et trouve inacceptable ce qui est arrivé à la conseillère Forget. Elle est contre la circulation des autobus dans les rues résidentielles et invite les Hassidims à revoir leur façon de fêter. Elle approuve l’idée d’un comité intercommunautaire pour le dialogue.

R : Louis Moffatt trouve que la communauté hassidique a fait des progrès mais qu’elle doit encore faire des efforts pour accepter la règlementation municipale. Il est pour le comité.

R : Ana Nunes parle de situation déplorable et appelle à la compréhension et au respect, de part et d’autre, en réitérant son désir de présider un comité intercommunautaire.

Q5 : Levée d’interdiction de stationnement lors de fêtes religieuses. L’intervenant veut que l’arrondissement tolère du stationnement en infraction pendant la Pâques juive à venir.

R : La greffière, Me Paquet, explique que l’avis du contentieux à ce sujet est que l’arrondissement n’a aucune obligation de changer le règlement sur le stationnement pour des fêtes religieuses.

Q : L’intervenant dit qu’étant donné que les élus ont toujours été permissifs à ce sujet et que les autres arrondissements le font, pourquoi pas à Outremont.

R : La mairesse dit que Me Paquet a déjà répondu et que le règlement ne le permet pas.

Q6 : Événement du 8 mars 2012. Les Hassidims ont crié à la conseillère Forget ‘’get out ‘’ comme si la rue leur appartenait. Ils l’ont aussi traité de sale. On se serait attendu à des excuses de la part des représentants hassidiques ici présents ce soir mais comme ils ne disent rien, en tant que mairesse, allez-vous exiger des excuses?

R : La mairesse avoue qu’il y a un malaise profond tout en affirmant que tout le monde a sa part de responsabilités. Concernant la demande d’excuses, elle affirme ne pas connaître le nom des leaders hassidiques.

Q : Croyez-vous que les Hassidims doivent s’excuser auprès de Madame Forget ?

R : La mairesse dit qu’elle a reçu un courriel d’un membre de la communauté hassidique qui veut partir un blog pour un dialogue entre les deux communautés et elle considère cette initiative comme une forme d’excuses publiques.

Q7 : Événement du 8 mars 2012. Dans une société civilisée, cet événement est inacceptable. À la Pourim, les Hassidims ont outrepassé leurs droits. Pourquoi, dans une entrevue, la mairesse a-t-elle désapprouvé le fait que Madame Forget soit sur cette rue. Si quelqu’un prenait une photo d’autobus sur ma rue, il n’y aurait pas 40 hommes qui auraient ce comportement!

R : La mairesse répond que l’intervenante a mal interprété ses paroles et qu’elle avait dit que, dans Outremont, des personnes de la communauté se sentaient épiées et photographiées par d’autres et que ça n’aidait pas la situation.

Q8 : Événement du 8 mars 2012. L’application des règlements se fait selon l’approche du ‘’ 2 poids, 2 mesures ‘’ ce qui cause la tension. Est-il normal de voir la police amener la victime au poste plutôt que les agresseurs ? Il est de votre devoir d’assumer vos responsabilités de mairesse et d’appliquer la politique de ‘’ tolérance zéro ‘’.

R : La mairesse déplore le fait que les gens croient malheureusement le ‘’ 2 poids 2 mesures ‘’ colporté dans certains blogs. Elle répète qu’elle fait toujours appliquer les règlements dans la mesure, naturellement, de la disponibilité des effectifs car les services sont débordés.

Q9 : Événement du 8 mars 2012. La police a amené la victime Madame Forget au poste et n’a strictement rien fait pour disperser les agresseurs et calmer la foule. Pourquoi ?

R : La conseillère Forget a été amené à l’écart pour sa sécurité. Je ne suis pas au courant des autres actions de la police.

Q10 : Vendeur de la revue Itinéraire devant le Pharmaprix. Le vendeur de cette revue, qui gagne honnêtement sa vie, s’est fait évincer par la sécurité publique. Pourquoi ?

R : La mairesse répond que c’est en vertu du règlement sur les bruits et nuisances mais que le conseil allait justement amender ce règlement à cette séance du Conseil pour permettre la vente de journaux par les camelots sur l’espace public.

.Q : Les agents ont évincé ce camelot qui ne dérangeait pas trop, mais n’ont jamais dispersé une quarantaine d’Hassidims agressifs le 8 mars ?

R : La mairesse répond que la police était là pour faire son travail et protéger Céline Forget et invite l’intervenante à poser directement ses questions aux agents de la paix.

Q : Il est scandaleux que les policiers n’aient pas dispersé la foule et les agresseurs devraient faire des excuses publiques puisque les injures étaient publiques.

R : La mairesse répète qu’on ne peut pas présumer que la police n’a pas bien fait son travail.

(Sont prohibés et constituent des nuisances le fait de (…) gêner, incommoder, molester les passants en se tenant en travers du trottoir ou en faisant usage de langage injurieux (…) ou causer du tumulte en criant, jurant ou chantant ou être trouvé ivre. Article hh) du règlement 1063)

Q11 : Manque d’informations concernant le campus Outremont. La consultation publique est plutôt faible et à part le fait que la décontamination commencera en mai, les citoyens sont tenus dans l’ignorance. Quand allons-nous être invités à des consultations ? Une nouvelle étude d’impact sur la circulation a-t-elle été faite ?

R : M. Chapuis, nouveau délégué d’Outremont dans ce dossier auprès de la ville-centre, informe qu’il y a des comités formés de leaders d’opinion et de fonctionnaires de chaque arrondissement limitrophe qui siègent ponctuellement. Il confirme que, malgré les nouveaux plans du campus, aucune nouvelle étude d’impact sur la circulation n’a été faite.

Q12 : Les permis de construction. Le citoyen apporte les preuves qu’un Hassidim de la rue Durocher a eu un permis pour réunir 2 étages de triplex pour en faire un seul logement mais qu’un citoyen non Hassidim de la rue Hutchison s’était vu refusé le même permis et avait même reçu une amende.

R : La mairesse se fâche, prétextant que l’intervenant fait de fausses allégations et refuse de répondre en déclarant la période de questions terminée.

R : Céline Forget demande à la mairesse ce qu’elle a l’intention de faire avec d’un côté, un permis accordé et de l’autre, un refus pour les même travaux.

R : La mairesse réplique que c’est la période de questions des citoyens et que la conseillère Forget n‘a pas le droit de questionner.

R : Céline Forget informe la mairesse qu’en tant que conseillère, elle a un droit de parole.

R : ‘’ Madame Forget, vous avez pas réussi à prouver ce soir encore qu’on était des croches, pis là, vous continuez les allégations, c’est scandaleux, Madame Forget ‘’ (dixit la mairesse en haussant le ton).

(La foule, scandalisée par son comportement, se met à huer Madame Cinq-Mars qui n’a d’autre choix que d’ajourner la séance, quittant les lieux avec Pierre Chapuis et les élus d’Union Montréal).

(Uniquement 12 personnes sur les 18 inscrites à la période de questions ont eu le droit de parole. Marie Cinq-Mars, qui se targuait encore le mois dernier d’être à l’écoute des citoyens, n’a pas prolongé la séance afin d’entendre tout le monde).

Campus Outremont : Marie Cinq-Mars exclue la seule opposition d’une réunion d’information sur les derniers développements au dossier

16 avril 2012

Le 23 mars dernier, c’était  la rencontre mensuelle du Conseil avec les fonctionnaires qui permet de discuter des dossiers courants du mois. Lors de cette journée, une rencontre était prévue en après-midi avec les fonctionnaires  de Montréal qui sont responsables du projet du Campus afin de faire le point sur les nouveaux développements.

La préparatoire a débuté vers 8h30 par la période de question des élus aux fonctionnaires, comme c’est l’habitude. Alors que les élus d’Union Montréal  ont pu s’exécuter, voilà qu’à ma première question, la mairesse annonce que la réunion est levée. Il n’était que 9h30 environ.  Il faut dire que cette réunion était la première à survenir après le 8 mars et que Marie Cinq-Mars semblait bien secrètement m’accuser de tous les malheurs qui lui tombaient sur la tête.

Inquiète du sort de la réunion prévue sur le dossier du Campus, on me répond qu’elle est également annulée. Puisque le suivi de ce dossier est important pour notre arrondissement, et que cette rencontre était prévue de toute façon, j’essaie d’avoir cette rencontre quand même et je place quelques appels.

Le 23 mars :

-       appel au bureau de Richard Deschamps, membre du comité exécutif responsable des grands projets, élu  du parti du maire Tremblay (Union Montréal)

-       appel au bureau de la directrice des grands projets

Celle-ci me dit que la réunion ne pourra pas se tenir tel que prévu puisque la directive est de faire en sorte que tous les élus soient présents en même temps. Et puisque la mairesse l’avait annulée, je n’avais qu’à attendre qu’une date soit refixée.

Le 28 mars :

-       courriel du bureau du directeur d’arrondissement (d.a.) par intérim, Pierre Chapuis, pour replacer la rencontre sur le projet du Campus au jeudi 12 avril.

-       Je réponds aussitôt que je ne suis pas disponible à cette date.

-       Je ne reçois aucun retour.

Le jeudi 5 avril :

-       J’écris au bureau du d.a. pour demander s’il y a une nouvelle date pour la rencontre. On m’avise que la réunion se fera le 12 avril comme prévu. La mairesse endosse donc cette réunion malgré mon absence.

-       J’appelle le bureau de Richard Deschamps l’avisant de la problématique et lui rappelant que la directive initiale du 23 mars prévoyait que TOUS les élus devaient être présents.

-       J’appelle le bureau de la directrice des grands projets. Je laisse un message.

Je n’ai aucun retour d’appel.

Le lundi 16 avril:

-       Je m’informe au bureau du d.a. On m’avise que la réunion a eu lieu.

-       J’appelle le bureau de Richard Deschamps pour demander de fixer une date pour cette réunion d’information que je n’ai pas eu.

-       J’appelle le bureau de la directrice des grands projets. Je laisse un message.

À ce moment, toujours aucune nouvelle.

Voilà clairement ce que pense la mairesse Marie Cinq-Mars de la démocratie.

Le poste de directeur de l’arrondissement enfin affiché

5 avril 2012

Note: Ce billet est écrit par Gilles Dauphin

Le poste de directeur d’arrondissement vient finalement d’être affiché sur le site de la ville de Montréal. J’écris “finalement” parce que comme Céline Forget l’a expliqué dans son billet du 16 février 2012, Un affront à notre instance démocratique :

  • Non seulement le poste est-il vacant depuis pas moins de 10 mois mais de plus,
  • Le conseil d’arrondissement a adopté à la majorité une résolution en novembre 2011 demandant que le poste soit affiché en janvier 2012 ;
  • Une résolution contre laquelle ont voté la mairesse Marie Cinq-Mars et le conseiller Louis Moffat !

Dix mois pour simplement  faire afficher un poste, cinq mois pour donner suite à une résolution du conseil : il y vraiment de quoi se poser des questions, ne pensez-vous pas ?

Rendez-vous le lundi 2 avril ?

29 mars 2012

Vous avez été nombreux, très nombreux à me faire part de vos encouragements, de votre appui et aussi de vos témoignages suite aux vidéos mis en ligne sur YouTube et montrant un attroupement d’hassidim vociférant autour de moi le 8 mars dernier. Merci à tous ceux qui se sont offerts pour m’accompagner à l’avenir mais, je l’espère, nous n’en sommes pas rendus là. Vos courriels sont venus d’Outremont et aussi de partout au Québec. Des francophones, des anglophones, de gens qui s’identifiaient de religion juive également, hommes et femmes, vous avez partagé vos réflexions sur un événement qui a mis à jour ce que nos administrations publiques essaient de taire. Je vous remercie pour tout cela.

L’événement a soulevé plusieurs réflexions, et je ne reviendrai pas sur le déroulement et la signification de cet événement, parce que vous l’avez si bien fait, dans les messages placés sur ce blogue et en lettre ouverte à la mairesse Marie Cinq-Mars. Lire : La démocratie en otage, Lettre ouverte à la Mairesse et les trois lettres publiées dans le Journal d’Outremont.

Alors que la mairesse d’Outremont et son conseiller Louis Moffat ont tenté de minimiser ce qui s’est passé, vous ne serez pas étonnés du silence du maire de Montréal Gérald Tremblay, résident dOutremont, et de sa conseillère déléguée à la condition féminine, Helen Fotopoulos, à une question d’une citoyenne au dernier Conseil de Montréal (allez à la minute 17.15).

Les cris de ‘Get out of our community’ résonneront longtemps encore dans les rues d’Outremont

Ma place comme citoyenne politiquement active depuis 1997 et conseillère municipale (1999-2001, 2009-..) est d’abord dans la rue. Là où sont les enjeux qui nous touchent au premier plan, qui gèrent notre quotidien. J’y serai encore demain pour constater ce qui s’y passe, et le vivre avec les citoyens. Élue, je ne me limiterai pas à voter des règlements et à rester dans mon bureau à croire que tout va bien.

À Outremont, nous sommes tous victimes du manque de leadership de Marie Cinq-Mars, la minorité hassidique également. Le Conseil établit ce qui est acceptable ou pas en adoptant des règlements. Il est du devoir de la mairesse d’exiger clairement et sans demi-mesure l’application de ces règlements par les autorités compétentes. Lorsque la mairesse nous affirme qu’elle fait appliquer les règlements, et que dans la rue, on voit bien qu’ils ne sont pas appliqués, il est temps de demander l’heure juste à la mairesse et son équipe d’Union Montréal.

La leçon, que plusieurs d’entres vous ont retenue, est qu’il est urgent de se regrouper pour défendre nos droits, notre société et notre démocratie. Pourquoi ne pas se donner rendez-vous dans l’enceinte même qui représente l’expression de notre système démocratique, soit la salle du Conseil d’Outremont, lors de la prochaine séance mensuelle le lundi 2 avril? Vous aurez ainsi l’occasion de questionner la mairesse sur ce qui se passe dans notre arrondissement, d’autant plus que des dossiers similaires seront abordés lors de cette séance.

Je serai très heureuse de vous y rencontrer.

Séance du Conseil
Lundi 2 avril 2012, 19h
Salle du Conseil, 530 avenue Davaar (près du chemin de la Côte Ste-Catherine)
pour poser une question, il faut s’inscrire à partir de 18h30.

Assemblée publique de consultation le 26 mars

19 mars 2012

concernant le « Règlement modifiant le Règlement de zonage (1177) » (AO-170-P1). Ce premier projet de règlement modifierait les usages autorisés au rez-de-chaussée des bâtiments situés dans les zones C-1 (avenue Laurier), C-2 (avenue Bernard), C-3 et C-4 (avenue Van Horne). Le projet de règlement modifie la grille des usages et des normes de ces zones en indiquant que les usages du groupe commerce existants, abandonnés ou interrompus ne peuvent, au rez-de-chaussée d’un bâtiment, être transformés en usage du groupe habitation.

Vous pouvez télécharger l’avis de convocation qui présente un plan des zones visées. L’assemblée aura donc lieu le le 26 mars 2012, à 19 heures à la salle du conseil située au 530, avenue Davaar à Outremont.

Témoin gênant : une courte revue de presse

14 mars 2012

Le billet “Pourin 2012: un témoin gênant” aura fait l’objet de plusieurs manchettes de presse. Voici une courte revue de presse.

Pourim 2012: un témoin gênant

13 mars 2012

Autobus utilisés pendant la Pourim

Comme chaque année, tôt au printemps, des gens de la communauté hassidique déferlent dans les rues de l’arrondissement à l’occasion d’une activité festive qui dure 2 jours. Une partie de l’activité consiste, pour les parents, à se promener de porte-à-porte chez leurs coreligionnaires avec les jeunes enfants déguisés. Sauf que la fête ne se limite pas à cela. Le problème vient de l’arrivée massive d’autobus qui envahissent nos rues résidentielles alors que le règlement municipal les interdit formellement.

Pourim - Hauts-parleurs

Par dizaines, ces autobus circulent de porte-à-porte, entraînant des adolescents et des hommes souvent ivres, bruyants et traînants de gros amplificateurs qu’ils mettent au maximum aussitôt arrivés dans une maison ou un appartement. Durant une quinzaine de minutes, ils chantent et dansent sans ménagement, puis recommencent ce manège de maison en maison durant une bonne partie de la nuit. Cet événement est appelé Pourim par les juifs.

Cette année, la mairesse Marie Cinq-Mars avait assuré les citoyens, lors d’une déclaration au dernier Conseil du 5 mars, que tous les règlements, incluant celui du bruit et des autobus, seraient appliqués.

Autobus - Avenue Outremont

Pourtant, déjà, le soir du 7 mars, j’ai constaté que des autobus circulaient à la douzaine dans les rues. J’ai vu des rues bloquées par les autobus arrêtés en double file, des voitures et d’autres autobus stationnés sur les trottoirs, des chauffeurs excités et peut-être même ivres roulant à toute allure sans faire leur stop aux intersections. Certains circulaient même à contresens des sens uniques. On a même vu la sortie de la caserne de pompiers bloquée sur l’avenue Outremont . Le personnel de la caserne a été forcé de recourir au service d’ordre pour déloger, de peine et de misère, tous ces véhicules agglutinés dans le désordre le plus complet sur cette étroite rue. Encore aux petites heures du matin, une musique assourdissante sortait des résidences.

Le jeudi 8 mars 2012, en après-midi, j’ai quitté la maison à pied pour aller vérifier à nouveau l’application de la règlementation dans les rues. J’ai donné rendez-vous à une amie (je l’appellerai Sylvie) au coin des avenues Durocher et Saint-Viateur.

Autobus sur rue Durocher

À cette intersection, je remarque plusieurs autobus illégaux stationnés sur Durocher. Je prends une photo de la situation avec mon appareil et j’appelle le service de police du quartier, le poste 24. Le policier qui répond dit ne pas connaître le règlement qui interdit les autobus dans les rues résidentielles. Je communique également avec le service de la sécurité publique. On m’avise qu’on envoie un patrouilleur.

En attendant son arrivée, je demeure à l’intersection Durocher et Saint-Viateur en compagnie de cette amie. Un Jeep noir s’arrête et ses deux occupants nous interpellent. Nous nous éloignons du véhicule, mais insatisfaits de voir que nous les ignorions, le passager de la jeep descend de son véhicule, s’approche de moi et met son appareil photo à quelques pouces de mon visage. Intimidée par son comportement, je tente de m’éloigner de lui. Peine perdue, l’homme de la communauté hassidique me suit et me harcèle.

La voiture de la sécurité publique d’Outremont arrive enfin. Le patrouilleur sort du véhicule. Je me dirige vers lui pour obtenir de l’aide. Voyant que le hassidim qui m’avait interpellée ne me lâche toujours pas d’un pouce, le patrouilleur remonte dans son véhicule et cherche à quitter les lieux. Alors qu’une quarantaine de hassidim agressifs s’attroupe autour de moi, je demande au patrouilleur d’appeler le 911. Le patrouilleur refuse et reste à l’abri dans son véhicule.

Craignant pour moi, mon amie Sylvie compose elle-même le 911 avec son cellulaire. L’opérateur qui entend les cris provenant de la foule (qui ne cesse d’augmenter), envoie plusieurs voitures de police.

Le premier duo de policiers arrivé sur les lieux se dirige vers moi. J’ai toujours mon agresseur aux trousses. Les policiers me tirent aussitôt vers leur véhicule, comme si j’avais fait quelque chose de répréhensible. Je désigne le hassidim qui me harcèle depuis le début, mais ça ne semble pas les intéresser. Ils continuent à m’entraîner à l’écart, mais la meute nous suit sans cesse.

Je m’étonne qu’en dépit de l’arrivée des autres voitures dépêchées sur les lieux, les policiers ne tentent même pas de faire disperser cette foule agressive.

Un second duo de policiers tente sans succès de rétablir la circulation qui est toujours bloquée à cette intersection. L’attroupement demeure entier et la circulation, toujours congestionnée.

Un 3e duo arrive toutes sirènes hurlantes devant cette foule. Les policiers du premier duo continuent à me tirer par le bras à l’écart puis estiment que la meilleure solution pour ma sécurité est de m’amener au poste sur Van Horne. La horde applaudit et crie victoire, caméras vidéo à la main. Les hassidim ont repris le contrôle du territoire.

Exit la conseillère qui regarde un peu trop ce qui se passe. De son côté, Sylvie m’a dit avoir été suivie lorsqu’elle a quitté la rue après mon départ. Craignant de rentrer chez elle directement, elle a marché un bon moment afin de s’assurer qu’aucun hassidim ne vienne la harceler jusque chez elle.

Un des policiers n’a pas apprécié que je lui demande pourquoi ils n’ordonnent pas la dispersion de l’attroupement de hassidim plutôt que de me forcer à monter dans la voiture de l’auto-patrouille.

Les rues environnantes sont tellement bloquées par les autobus et les fourgonnettes des fêtards que même avec la sirène en marche, la voiture dans laquelle je prenais place a pris un long moment à se frayer un chemin. Je n’ose imaginer une ambulance ou un camion d’incendie dans ce désordre ‘festif’ en cas d’urgence.

Dans plusieurs pays, les policiers ont peur d’intervenir dans des ghettos. Ils n’agissent que lorsqu’ils y sont obligés. La technique utilisée ici correspond tout à fait à cette mentalité. Les policiers retirent du territoire la personne en danger et n’interviennent pas contre l’attroupement menaçant alors que nos lois interdisent ces comportements collectifs haineux.

Si un groupe prend le contrôle d’une intersection, d’une ou plusieurs rues par le non-respect des règlements, l’intimidation ou la violence, c’est contre ces intégristes qu’il faut sévir et non contre ceux qui remettent en question leur emprise inacceptable sur l’espace public. Voilà à quoi devraient servir les forces policières. Faire respecter les règlements en vigueur sur tout le territoire, par tous, peu importe leur provenance ou leur religion.

Au poste de police, les policiers m’ont fait ‘patienter’ indûment. On ne souhaitait pas que la conseillère municipale puisse témoigner de l’état de la situation dans les rues en y retournant. Ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’un des policiers et deux enquêteurs m’ont rencontrée. J’ai eu droit à une courte formation sur ce qu’est le travail du conseiller municipal. Selon eux, il n’est pas de ma fonction d’élue de m’assurer du bon travail des policiers et des patrouilleurs en documentant le tout avec des photos. On m’a expliqué qu’un bon conseiller ne doit pas poser trop de questions.

Il est de notoriété publique que mes actions contrarient et indisposent le service de police et l’administration Cinq-Mars qui font tout ce qu’ils peuvent pour être ‘très très accommodant’ à l’égard d’un groupe qui fait tout pour rester en marge de la société.

Je suis retournée dans les rues en soirée. Il y avait encore des autobus. J’ai pris quelques clichés pour achever ce rapport de la Pourim 2012.

Je n’ai toujours pas de réponse à savoir si les individus impliqués ont été interpellés, interrogés ou arrêtés à la suite à cet attroupement qui était une manifestation de violence et de haine et qui a forcé cette opération d’urgence.

Je me demande encore quel autre groupe pourrait, en toute impunité, faire un tel grabuge pendant deux jours, et nuit, dans l’espace public.

P.S.: Regardez ce vidéo tourné par un membre de la communauté hassidique qui montre assez bien l’animosité qui règnait.

P.S. 2 : La vidéo a été retiré de YouTube ! Voici donc l’hyperlien fourni par Accommodementsoutremont.blogspot.com