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Pourim 2012: un témoin gênant

13 mars 2012

Autobus utilisés pendant la Pourim

Comme chaque année, tôt au printemps, des gens de la communauté hassidique déferlent dans les rues de l’arrondissement à l’occasion d’une activité festive qui dure 2 jours. Une partie de l’activité consiste, pour les parents, à se promener de porte-à-porte chez leurs coreligionnaires avec les jeunes enfants déguisés. Sauf que la fête ne se limite pas à cela. Le problème vient de l’arrivée massive d’autobus qui envahissent nos rues résidentielles alors que le règlement municipal les interdit formellement.

Pourim - Hauts-parleurs

Par dizaines, ces autobus circulent de porte-à-porte, entraînant des adolescents et des hommes souvent ivres, bruyants et traînants de gros amplificateurs qu’ils mettent au maximum aussitôt arrivés dans une maison ou un appartement. Durant une quinzaine de minutes, ils chantent et dansent sans ménagement, puis recommencent ce manège de maison en maison durant une bonne partie de la nuit. Cet événement est appelé Pourim par les juifs.

Cette année, la mairesse Marie Cinq-Mars avait assuré les citoyens, lors d’une déclaration au dernier Conseil du 5 mars, que tous les règlements, incluant celui du bruit et des autobus, seraient appliqués.

Autobus - Avenue Outremont

Pourtant, déjà, le soir du 7 mars, j’ai constaté que des autobus circulaient à la douzaine dans les rues. J’ai vu des rues bloquées par les autobus arrêtés en double file, des voitures et d’autres autobus stationnés sur les trottoirs, des chauffeurs excités et peut-être même ivres roulant à toute allure sans faire leur stop aux intersections. Certains circulaient même à contresens des sens uniques. On a même vu la sortie de la caserne de pompiers bloquée sur l’avenue Outremont . Le personnel de la caserne a été forcé de recourir au service d’ordre pour déloger, de peine et de misère, tous ces véhicules agglutinés dans le désordre le plus complet sur cette étroite rue. Encore aux petites heures du matin, une musique assourdissante sortait des résidences.

Le jeudi 8 mars 2012, en après-midi, j’ai quitté la maison à pied pour aller vérifier à nouveau l’application de la règlementation dans les rues. J’ai donné rendez-vous à une amie (je l’appellerai Sylvie) au coin des avenues Durocher et Saint-Viateur.

Autobus sur rue Durocher

À cette intersection, je remarque plusieurs autobus illégaux stationnés sur Durocher. Je prends une photo de la situation avec mon appareil et j’appelle le service de police du quartier, le poste 24. Le policier qui répond dit ne pas connaître le règlement qui interdit les autobus dans les rues résidentielles. Je communique également avec le service de la sécurité publique. On m’avise qu’on envoie un patrouilleur.

En attendant son arrivée, je demeure à l’intersection Durocher et Saint-Viateur en compagnie de cette amie. Un Jeep noir s’arrête et ses deux occupants nous interpellent. Nous nous éloignons du véhicule, mais insatisfaits de voir que nous les ignorions, le passager de la jeep descend de son véhicule, s’approche de moi et met son appareil photo à quelques pouces de mon visage. Intimidée par son comportement, je tente de m’éloigner de lui. Peine perdue, l’homme de la communauté hassidique me suit et me harcèle.

La voiture de la sécurité publique d’Outremont arrive enfin. Le patrouilleur sort du véhicule. Je me dirige vers lui pour obtenir de l’aide. Voyant que le hassidim qui m’avait interpellée ne me lâche toujours pas d’un pouce, le patrouilleur remonte dans son véhicule et cherche à quitter les lieux. Alors qu’une quarantaine de hassidim agressifs s’attroupe autour de moi, je demande au patrouilleur d’appeler le 911. Le patrouilleur refuse et reste à l’abri dans son véhicule.

Craignant pour moi, mon amie Sylvie compose elle-même le 911 avec son cellulaire. L’opérateur qui entend les cris provenant de la foule (qui ne cesse d’augmenter), envoie plusieurs voitures de police.

Le premier duo de policiers arrivé sur les lieux se dirige vers moi. J’ai toujours mon agresseur aux trousses. Les policiers me tirent aussitôt vers leur véhicule, comme si j’avais fait quelque chose de répréhensible. Je désigne le hassidim qui me harcèle depuis le début, mais ça ne semble pas les intéresser. Ils continuent à m’entraîner à l’écart, mais la meute nous suit sans cesse.

Je m’étonne qu’en dépit de l’arrivée des autres voitures dépêchées sur les lieux, les policiers ne tentent même pas de faire disperser cette foule agressive.

Un second duo de policiers tente sans succès de rétablir la circulation qui est toujours bloquée à cette intersection. L’attroupement demeure entier et la circulation, toujours congestionnée.

Un 3e duo arrive toutes sirènes hurlantes devant cette foule. Les policiers du premier duo continuent à me tirer par le bras à l’écart puis estiment que la meilleure solution pour ma sécurité est de m’amener au poste sur Van Horne. La horde applaudit et crie victoire, caméras vidéo à la main. Les hassidim ont repris le contrôle du territoire.

Exit la conseillère qui regarde un peu trop ce qui se passe. De son côté, Sylvie m’a dit avoir été suivie lorsqu’elle a quitté la rue après mon départ. Craignant de rentrer chez elle directement, elle a marché un bon moment afin de s’assurer qu’aucun hassidim ne vienne la harceler jusque chez elle.

Un des policiers n’a pas apprécié que je lui demande pourquoi ils n’ordonnent pas la dispersion de l’attroupement de hassidim plutôt que de me forcer à monter dans la voiture de l’auto-patrouille.

Les rues environnantes sont tellement bloquées par les autobus et les fourgonnettes des fêtards que même avec la sirène en marche, la voiture dans laquelle je prenais place a pris un long moment à se frayer un chemin. Je n’ose imaginer une ambulance ou un camion d’incendie dans ce désordre ‘festif’ en cas d’urgence.

Dans plusieurs pays, les policiers ont peur d’intervenir dans des ghettos. Ils n’agissent que lorsqu’ils y sont obligés. La technique utilisée ici correspond tout à fait à cette mentalité. Les policiers retirent du territoire la personne en danger et n’interviennent pas contre l’attroupement menaçant alors que nos lois interdisent ces comportements collectifs haineux.

Si un groupe prend le contrôle d’une intersection, d’une ou plusieurs rues par le non-respect des règlements, l’intimidation ou la violence, c’est contre ces intégristes qu’il faut sévir et non contre ceux qui remettent en question leur emprise inacceptable sur l’espace public. Voilà à quoi devraient servir les forces policières. Faire respecter les règlements en vigueur sur tout le territoire, par tous, peu importe leur provenance ou leur religion.

Au poste de police, les policiers m’ont fait ‘patienter’ indûment. On ne souhaitait pas que la conseillère municipale puisse témoigner de l’état de la situation dans les rues en y retournant. Ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’un des policiers et deux enquêteurs m’ont rencontrée. J’ai eu droit à une courte formation sur ce qu’est le travail du conseiller municipal. Selon eux, il n’est pas de ma fonction d’élue de m’assurer du bon travail des policiers et des patrouilleurs en documentant le tout avec des photos. On m’a expliqué qu’un bon conseiller ne doit pas poser trop de questions.

Il est de notoriété publique que mes actions contrarient et indisposent le service de police et l’administration Cinq-Mars qui font tout ce qu’ils peuvent pour être ‘très très accommodant’ à l’égard d’un groupe qui fait tout pour rester en marge de la société.

Je suis retournée dans les rues en soirée. Il y avait encore des autobus. J’ai pris quelques clichés pour achever ce rapport de la Pourim 2012.

Je n’ai toujours pas de réponse à savoir si les individus impliqués ont été interpellés, interrogés ou arrêtés à la suite à cet attroupement qui était une manifestation de violence et de haine et qui a forcé cette opération d’urgence.

Je me demande encore quel autre groupe pourrait, en toute impunité, faire un tel grabuge pendant deux jours, et nuit, dans l’espace public.

P.S.: Regardez ce vidéo tourné par un membre de la communauté hassidique qui montre assez bien l’animosité qui règnait.

P.S. 2 : La vidéo a été retiré de YouTube ! Voici donc l’hyperlien fourni par Accommodementsoutremont.blogspot.com

Changement de zonage sans informer ni consulter les résidents du secteur

13 septembre 2011

Au nord de Van Horne se trouve un petit segment de l’avenue Querbes, en cul-de-sac. Ce secteur, qui deviendra de plus en plus résidentiel à cause du nouveau zonage de 1999, accueille déjà une garderie de 120 places : Les Minous de Mamie; il comprend également quelques commerces.  La mairesse Cinq-Mars a décidé de changer le zonage pour assurer la présence d’une deuxième garderie qui affiche 80 places.  Plusieurs résidents de l’avenue Querbes sont surpris et irrités.

Au dernier Conseil d’arrondissement, le mardi 6 septembre, la mairesse a passé un sapin à ces résidents de l’avenue Querbes. Alors que madame Cinq-Mars se réclame d’une administration démocratique qui consulte et informe ses citoyens, voilà qu’elle passe sous silence un changement de zonage!

Le hic, c’est qu’une loi provinciale permet à la mairesse de faire un pied de nez à ses électeurs lorsqu’il s’agit d’un changement de zonage pour une garderie : L’Arrondissement n’a pas l’obligation de tenir une réunion de consultation. Mais le règlement n’empêche pas d’en faire une, ai-je mentionné aux élus d’Union Montréal à deux reprises. Surtout que dans les documents présentés aux élus par le directeur des permis, Pierre Chapuis, on peut lire que ce changement de zonage « ne devrait pas avoir d’impact négatif sur le voisinage résidentiel puisqu’il s’agit d’un secteur essentiellement à vocation commerciale ».  En réalité, la vocation du secteur change, devenant de plus en plus résidentielle.  Quant aux impacts sur les riverains, il faudrait leur demander ce qu’ils en pensent!

Historique de la garderie Toldos
Le changement de zonage ponctuel (« spot zoning ») a pour but d’avantager une garderie nommée Toldos.  Examinons l’historique de cette garderie. En 2007, la garderie Toldos s’installe au 845 Querbes, en infraction au zonage. Elle obtient une ‘permission temporaire’ (qui n’existe pas au règlement!) de 2 ans par le directeur du service des permis Pierre Chapuis. La garderie allègue que l’école qui les hébergeait sur Ducharme (école Taldos Yakov Yosef) est en rénovation. Dans les faits, le bâtiment abritant l’école a été démoli en 2010 et l’école a été relocalisée sur la rue Beaumont au nord de l’ex-gare de triage. Le terrain vacant où se trouvait l’école a été vendu pour 5 M$.

Les années passent, la garderie ne bouge pas et le temporaire perdure. À l’Arrondissement, l’inspecteur du secteur interroge son directeur en octobre 2010 afin d’émettre un avis d’infraction à la garderie. La réponse de ce dernier apparait en gros caractères gras sur le document : « ne pas émettre de constat », signé Pierre Chapuis….

En mars 2011, un avis de motion a été déposé au Conseil afin de changer le zonage et légaliser la garderie de 80 places. Le dossier était incomplet. J’ai posé plusieurs questions. Des documents ont été ajoutés, puis un examen plus approfondi du dossier a permis de constater que l’espace du local ne permet que 46 enfants. Aucune explication de Pierre Chapuis quant à la différence entre le permis du ministère de 80 places et le permis d’occupation pour 46 enfants. Peu importe ce « petit détail », le dossier a été soumis au Conseil pour un vote mardi dernier, le 6 septembre.

Se plier devant le fait accompli
Constatant que la mairesse va de l’avant en ignorant ses électeurs, je distribue aux portes un avis aux résidents de la rue. Normalement, si les gens sont d’accord avec le changement de zonage, il y a peu de réaction.

Cependant j’ai reçu plusieurs courriels et appels téléphoniques de gens majoritairement choqués et insultés de ne pas avoir été avisés par l’Arrondissement et de ne pas pouvoir s’exprimer sur un sujet qui les concerne.

Les citoyens se sont mobilisés avec une pétition de plus d’une trentaine de noms pour réclamer une rencontre avec les élus. Ils représentent la majorité des habitants de ce petit tronçon de l’avenue Querbes au nord de Van Horne…. Plusieurs sont venus s’exprimer à la réunion du Conseil. D’après leur témoignage, ce cul-de-sac a déjà sa charge de circulation aux heures d’arrivée et de départ des deux garderies : problèmes de stationnement, problème de circulation massive par la ruelle, problème de sécurité pour les piétons. Actuellement le nombre de places de garderie est trop important pour ce cul-de-sac. Pourquoi alors légaliser cette deuxième garderie dans ce petit tronçon de rue?  Ne serait-il pas mieux d’aviser le Centre de petite enfance (CPE) Toldos de se trouver un autre endroit sachant qu’il y d’autres sites disponibles aux alentours où le zonage permet cette activité?

La mairesse a promis de tenir une soirée de consultation….dans les prochaines semaines… après le vote.  Pourquoi ne pas consulter les citoyens AVANT de voter sur ce changement de zonage?  La mairesse s’est cachée derrière la loi provinciale pour passer au vote sans écouter les citoyens; elle a dit que la garderie était là depuis 2007 de toute façon et qu’il était donc normal de les accommoder. On aurait dit que Marie Cinq-Mars devait absolument changer ce zonage sans poser trop de questions. Qu’est-ce qui empêchait de reporter d’un mois ou deux le vote sur l’adoption du changement de zonage, alors que la garderie Toldos est en infraction depuis plus de 4 ans! C’est à n’y rien comprendre.

Les 3 conseillers d’Union Montréal ont voté pour le changement de zonage. Pour ma part, j’ai voté contre cette façon de faire.

Article de l’Express : Une garderie… et une impasse

Agrandissement d’une synagogue en droit acquis : Lettre à mes collègues élus du Plateau

15 septembre 2010

(Copie de la lettre que j’ai fait parvenir aux élus de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, le 12 septembre 2010)

En avril dernier, les citoyens d’Outremont et du Plateau étaient convoqués à une séance d’information concernant l’agrandissement d’une synagogue sur Hutchison. Située en milieu strictement résidentiel, cette synagogue bénéficie toutefois d’un droit acquis.

Le règlement d’urbanisme du Plateau stipule que l’agrandissement de ce type d’immeuble avec un tel usage dérogatoire en milieu résidentiel est autorisé pourvu qu’il ne dépasse pas une superficie de 200 m2, incluant la partie agrandie (art 637 du règlement de zonage). Or, les citoyens viennent d’apprendre que la superficie actuelle de la synagogue est déjà de 304 m2.

Le législateur estime donc qu’au-delà de 200 m2, les nuisances provoquées par ce genre d’usage deviennent trop importantes pour le voisinage. Déjà avec sa superficie actuelle de 304 m2,  la synagogue déborde largement les limites du règlement en vigueur. Imaginez maintenant ce que seraient les nuisances si vous autorisez l’agrandissement jusqu’à à 374 m2 comme le demandent les propriétaires de la synagogue. On se retrouverait devant un agrandissement d’usage dérogatoire de plus de 87 % que ce qui est permis par le règlement!

En vue de permettre l’agrandissement interdit par votre propre règlementation, vous avez décidé de procéder par le règlement sur les Projets particuliers ….. autrement dit, vous choisissez de contourner votre propre règlement pour procéder plutôt au cas par cas.

Ce qui inquiète d’abord, c’est qu’à la présentation publique, les citoyens ont été induits en erreur en se faisant dire que ‘’l’agrandissement d’un immeuble abritant un usage dérogatoire (en droits acquis) n’est pas autorisé”. Pourquoi avoir tu l’existence de l’article 637 qui permet ces agrandissements en tenant compte de la règle du bon sens et de la minimisation des nuisances? Pourquoi faire croire aux citoyens qui dénoncent les nuisances des lieux de culte en milieu résidentiel qu’ils sont intolérants, alors même qu’un article de votre règlement confirme tout à fait leur position? C’est en fouillant dans le règlement d’urbanisme que les citoyens ont récemment découvert le manque de transparence de l’arrondissement.

Votre approche du cas par cas est également très préoccupante. La règle du 200 m2 maximum est pourtant très claire. Si vous souhaitez donner votre accord à une reconnaissance de 374 m2 à un droit acquis d’usage cultuel qui ne devrait pas dépasser 200 m2, eh bien, changez le règlement pour tout le monde et endossez votre choix!

Élus avec des idées nouvelles, une fraicheur dans le discours et la détermination de faire les choses autrement et de façon transparente, vous étiez pour moi un exemple intéressant, puisque je suis une conseillère indépendante qui fait également face à plusieurs défis de démocratie et de transparence déficiente. J’avoue que maintenant, je suis déçue. Votre attitude dans ce dossier ressemble en tout point aux administrations précédentes: cachettes, hypocrisie et distribution de privilèges aux dépens de l’intérêt public.

J’espère que votre décision de reporter le vote au prochain Conseil d’octobre vous permettra de bien saisir l’enjeu qui se présente à vous : le problème des lieux de culte en milieu résidentiel est présent sur tout le territoire de Montréal. Il serait plus que temps de commencer à le régler. Pourquoi pas dès aujourd’hui? Et pourquoi pas sur Hutchison?

Bon courage.

Avec le printemps : Changement au règlement de stationnement

16 mars 2010

A la dernière séance du Conseil, le 1er mars dernier, un nouvel horaire de nettoyage des rues a été adopté. Les responsables du service des travaux publics ont demandé des ajustements sur certaines rues afin d’opérer le camion-balai de façon plus efficace.

J’ai reproduit, pour notre district, un compte-rendu des rues qui seront affectées par ces changements. Ce document n’est pas officiel. S’il y a des erreurs, ce seront les miennes…Il faudra vous référer à l’information qui sera affichée sur les nouveaux panneaux.

Ces heures de nettoyage seront maintenant valides du 1er avril au 30 novembre (au lieu du 15 novembre tel que régit antérieurement).

Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à m’écrire.