Les archives des billets classés dans la catégorie ‘Communiqués’

Témoin gênant : une courte revue de presse

14 mars 2012

Le billet “Pourin 2012: un témoin gênant” aura fait l’objet de plusieurs manchettes de presse. Voici une courte revue de presse.

Pourim 2012: un témoin gênant

13 mars 2012

Autobus utilisés pendant la Pourim

Comme chaque année, tôt au printemps, des gens de la communauté hassidique déferlent dans les rues de l’arrondissement à l’occasion d’une activité festive qui dure 2 jours. Une partie de l’activité consiste, pour les parents, à se promener de porte-à-porte chez leurs coreligionnaires avec les jeunes enfants déguisés. Sauf que la fête ne se limite pas à cela. Le problème vient de l’arrivée massive d’autobus qui envahissent nos rues résidentielles alors que le règlement municipal les interdit formellement.

Pourim - Hauts-parleurs

Par dizaines, ces autobus circulent de porte-à-porte, entraînant des adolescents et des hommes souvent ivres, bruyants et traînants de gros amplificateurs qu’ils mettent au maximum aussitôt arrivés dans une maison ou un appartement. Durant une quinzaine de minutes, ils chantent et dansent sans ménagement, puis recommencent ce manège de maison en maison durant une bonne partie de la nuit. Cet événement est appelé Pourim par les juifs.

Cette année, la mairesse Marie Cinq-Mars avait assuré les citoyens, lors d’une déclaration au dernier Conseil du 5 mars, que tous les règlements, incluant celui du bruit et des autobus, seraient appliqués.

Autobus - Avenue Outremont

Pourtant, déjà, le soir du 7 mars, j’ai constaté que des autobus circulaient à la douzaine dans les rues. J’ai vu des rues bloquées par les autobus arrêtés en double file, des voitures et d’autres autobus stationnés sur les trottoirs, des chauffeurs excités et peut-être même ivres roulant à toute allure sans faire leur stop aux intersections. Certains circulaient même à contresens des sens uniques. On a même vu la sortie de la caserne de pompiers bloquée sur l’avenue Outremont . Le personnel de la caserne a été forcé de recourir au service d’ordre pour déloger, de peine et de misère, tous ces véhicules agglutinés dans le désordre le plus complet sur cette étroite rue. Encore aux petites heures du matin, une musique assourdissante sortait des résidences.

Le jeudi 8 mars 2012, en après-midi, j’ai quitté la maison à pied pour aller vérifier à nouveau l’application de la règlementation dans les rues. J’ai donné rendez-vous à une amie (je l’appellerai Sylvie) au coin des avenues Durocher et Saint-Viateur.

Autobus sur rue Durocher

À cette intersection, je remarque plusieurs autobus illégaux stationnés sur Durocher. Je prends une photo de la situation avec mon appareil et j’appelle le service de police du quartier, le poste 24. Le policier qui répond dit ne pas connaître le règlement qui interdit les autobus dans les rues résidentielles. Je communique également avec le service de la sécurité publique. On m’avise qu’on envoie un patrouilleur.

En attendant son arrivée, je demeure à l’intersection Durocher et Saint-Viateur en compagnie de cette amie. Un Jeep noir s’arrête et ses deux occupants nous interpellent. Nous nous éloignons du véhicule, mais insatisfaits de voir que nous les ignorions, le passager de la jeep descend de son véhicule, s’approche de moi et met son appareil photo à quelques pouces de mon visage. Intimidée par son comportement, je tente de m’éloigner de lui. Peine perdue, l’homme de la communauté hassidique me suit et me harcèle.

La voiture de la sécurité publique d’Outremont arrive enfin. Le patrouilleur sort du véhicule. Je me dirige vers lui pour obtenir de l’aide. Voyant que le hassidim qui m’avait interpellée ne me lâche toujours pas d’un pouce, le patrouilleur remonte dans son véhicule et cherche à quitter les lieux. Alors qu’une quarantaine de hassidim agressifs s’attroupe autour de moi, je demande au patrouilleur d’appeler le 911. Le patrouilleur refuse et reste à l’abri dans son véhicule.

Craignant pour moi, mon amie Sylvie compose elle-même le 911 avec son cellulaire. L’opérateur qui entend les cris provenant de la foule (qui ne cesse d’augmenter), envoie plusieurs voitures de police.

Le premier duo de policiers arrivé sur les lieux se dirige vers moi. J’ai toujours mon agresseur aux trousses. Les policiers me tirent aussitôt vers leur véhicule, comme si j’avais fait quelque chose de répréhensible. Je désigne le hassidim qui me harcèle depuis le début, mais ça ne semble pas les intéresser. Ils continuent à m’entraîner à l’écart, mais la meute nous suit sans cesse.

Je m’étonne qu’en dépit de l’arrivée des autres voitures dépêchées sur les lieux, les policiers ne tentent même pas de faire disperser cette foule agressive.

Un second duo de policiers tente sans succès de rétablir la circulation qui est toujours bloquée à cette intersection. L’attroupement demeure entier et la circulation, toujours congestionnée.

Un 3e duo arrive toutes sirènes hurlantes devant cette foule. Les policiers du premier duo continuent à me tirer par le bras à l’écart puis estiment que la meilleure solution pour ma sécurité est de m’amener au poste sur Van Horne. La horde applaudit et crie victoire, caméras vidéo à la main. Les hassidim ont repris le contrôle du territoire.

Exit la conseillère qui regarde un peu trop ce qui se passe. De son côté, Sylvie m’a dit avoir été suivie lorsqu’elle a quitté la rue après mon départ. Craignant de rentrer chez elle directement, elle a marché un bon moment afin de s’assurer qu’aucun hassidim ne vienne la harceler jusque chez elle.

Un des policiers n’a pas apprécié que je lui demande pourquoi ils n’ordonnent pas la dispersion de l’attroupement de hassidim plutôt que de me forcer à monter dans la voiture de l’auto-patrouille.

Les rues environnantes sont tellement bloquées par les autobus et les fourgonnettes des fêtards que même avec la sirène en marche, la voiture dans laquelle je prenais place a pris un long moment à se frayer un chemin. Je n’ose imaginer une ambulance ou un camion d’incendie dans ce désordre ‘festif’ en cas d’urgence.

Dans plusieurs pays, les policiers ont peur d’intervenir dans des ghettos. Ils n’agissent que lorsqu’ils y sont obligés. La technique utilisée ici correspond tout à fait à cette mentalité. Les policiers retirent du territoire la personne en danger et n’interviennent pas contre l’attroupement menaçant alors que nos lois interdisent ces comportements collectifs haineux.

Si un groupe prend le contrôle d’une intersection, d’une ou plusieurs rues par le non-respect des règlements, l’intimidation ou la violence, c’est contre ces intégristes qu’il faut sévir et non contre ceux qui remettent en question leur emprise inacceptable sur l’espace public. Voilà à quoi devraient servir les forces policières. Faire respecter les règlements en vigueur sur tout le territoire, par tous, peu importe leur provenance ou leur religion.

Au poste de police, les policiers m’ont fait ‘patienter’ indûment. On ne souhaitait pas que la conseillère municipale puisse témoigner de l’état de la situation dans les rues en y retournant. Ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’un des policiers et deux enquêteurs m’ont rencontrée. J’ai eu droit à une courte formation sur ce qu’est le travail du conseiller municipal. Selon eux, il n’est pas de ma fonction d’élue de m’assurer du bon travail des policiers et des patrouilleurs en documentant le tout avec des photos. On m’a expliqué qu’un bon conseiller ne doit pas poser trop de questions.

Il est de notoriété publique que mes actions contrarient et indisposent le service de police et l’administration Cinq-Mars qui font tout ce qu’ils peuvent pour être ‘très très accommodant’ à l’égard d’un groupe qui fait tout pour rester en marge de la société.

Je suis retournée dans les rues en soirée. Il y avait encore des autobus. J’ai pris quelques clichés pour achever ce rapport de la Pourim 2012.

Je n’ai toujours pas de réponse à savoir si les individus impliqués ont été interpellés, interrogés ou arrêtés à la suite à cet attroupement qui était une manifestation de violence et de haine et qui a forcé cette opération d’urgence.

Je me demande encore quel autre groupe pourrait, en toute impunité, faire un tel grabuge pendant deux jours, et nuit, dans l’espace public.

P.S.: Regardez ce vidéo tourné par un membre de la communauté hassidique qui montre assez bien l’animosité qui règnait.

P.S. 2 : La vidéo a été retiré de YouTube ! Voici donc l’hyperlien fourni par Accommodementsoutremont.blogspot.com

RÉUNION PUBLIQUE CE JEUDI, 1ER MARS 2012 19h, salle du Conseil

27 février 2012

EN VUE DE L’ADOPTION D’UN RÈGLEMENT QUI PERMET DE DÉROGER AUX RÉGLEMENTS ÉTABLIS

D’abord l’object de ce règlement (télécharger une copie du projet) :

Règlement dérogation
Alors que le règlement de zonage établit  une vision d’ensemble de l’arrondissement, la mairesse,  Marie Cinq-Mars,  présentera ce jeudi un projet de règlement qui lui permettra, avec un vote du Conseil, d’autoriser des changements à la pièce pour répondre à des demandes spécifiques.

Le règlement de zonage ne prévoyant qu’une occupation résidentielle sur votre rue, le projet particulier pourra t-il permettre une petite école au rez-de-chaussée chez votre voisin, ou un commerce? Un triplex dans un secteur de maison unifamiliale pourra t-il maintenant être autorisé? L’ajout d’un quatrième étage à un bâtiment implanté dans un secteur de 3 étages sera-t-il permis? Et bien d’autres questions encore.

Ce règlement, tel que proposé, donne carte blanche au Conseil. Il ouvre la porte à des passe-droits indus, autorisés par des élus en manque d’électorat, au dépend de l’intérêt public. Si vous désirez plus d’information, je vous suggère de lire le billet intitulé carte blanche aux élus.

Votre présence à la soirée de consultation publique de jeudi est importante. D’abord pour bien comprendre l’étendue de ce projet de règlement en posant des questions et pour émettre vos commentaires. Le projet peut encore être modifié avant son adoption prévue au Conseil de mars.

P.S.: Vous n’avez pas vu l’annonce de cette réunion? C’était dans l’édition du Devoir de lundi dernier. Ne cherchez pas d’avis dans les journaux locaux.

Un affront à notre instance démocratique

16 février 2012

On se rappelle que Pierre Beaudet, directeur d’arrondissement (d.a.), a quitté précipitamment son poste la veille du Conseil du mois de juin. Depuis, Pierre Chapuis, directeur du service de l’aménagement, comble ce poste par intérim. Un intérim qui n’en fini plus.

À la séance du 7 novembre 2011, constatant que rien ne bougeait depuis 5 mois concernant l’affichage du poste à combler, le Conseil d’arrondissement a voté à la majorité une résolution voulant que le poste de directeur d’Arrondissement soit affiché au début du mois de janvier 2012. La mairesse Cinq-Mars (qui ne vote que très rarement) et le conseiller Moffat ont voté contre la résolution.

CA11 16 0369
PROPOSITION PRINCIPALE :
AFFAIRES NOUVELLES – AFFICHAGE DU POSTE DE DIRECTEUR D’ARRONDISSEMENT
Il est proposé par Céline Forget
appuyé par Marie Potvin
DE PROCÉDER à l’affichage du poste de directeur d’arrondissement d’ici la fin du mois de novembre
2011.
——————-
Séance ordinaire du 2011-11-07 504
AMENDEMENT PROPOSÉ :
Il est proposé par Ana Nunes
appuyé par Marie Potvin
DE PROCÉDER à l’affichage du poste de directeur d’arrondissement au plus tard au début du mois de
janvier 2012.
VOTE
VOTENT EN FAVEUR: Ana Nunes, Céline Forget, Marie Potvin
VOTENT CONTRE: Marie Cinq-Mars, Louis Moffatt
ADOPTÉ À LA MAJORITÉ.

Malgré cette décision du Conseil, le poste n’est  toujours pas affiché ce 15 février 2012, soit 8 mois depuis le départ du directeur d’Arrondissement.

Il est urgent de procéder à l’affichage de ce poste afin d’offrir aux divers services de l’arrondissement une stabilité de gestion.

Même si la mairesse n’est  pas d’accord avec la décision du Conseil, elle doit voir à son application. Dans notre système démocratique, le Conseil est souverain. Pas la mairesse.

Séance du conseil du 6 février 2012

14 février 2012

Pour ceux et celles qui n’ont pu assister à l’assemblée du conseil, voici le résumé de la période de questions préparé par Mariclaude Ouimet.

Q1 : Résidence pour aînés à l’îlot St-Viateur. Les résidences pour personnes âgées sont éloignées des rues communautaires (Laurier, Bernard) et de la vie outremontaise. Pourquoi ne pas profiter de l’îlot St-Viateur pour cet usage ?
R : La mairesse Marie Cinq-Mars informe qu’Outremont est le seul arrondissement à recevoir des spectacles de marionnettes au Canada. Elle voudrait donc que le duplex sur le site abrite à la fois les marionnettes et les archives de l’arrondissement. Le bâtiment du curling devra être démoli car il est contaminé. Elle explique aussi que le futur campus Outremont aura 30% de logements sociaux pour les étudiants et espère-t-elle, pour les personnes âgées.
Q : Vos projets prioritaires pourraient être abrités ailleurs. Ce sont les gens qui font une communauté. Les gens sont-ils une priorité pour vous, oui ou non ? (Applaudissements des citoyens présents dans la salle)
R : La mairesse a remercié l’intervenante sans toutefois lui répondre.

Q2 : Projet résidentiel sur le terrain vacant intersection Ducharme et Champagneur. Malgré les questions réitérées sur ce sujet, nous sommes toujours tenus dans l’ignorance des différentes étapes de ce projet. Il semblerait qu’il y aura un transformateur à l’extérieur de l’immeuble. Pourquoi pas à l’intérieur ?
R : Chantale Séguin, du service de l’aménagement urbain, confirme un avis favorable du CCU en date du 08.09.11 pour une installation extérieure. Elle précise que la Commission des services électriques de Montréal n’y voit pas d’inconvénient et que le transformateur sera camouflé par un muret.
R : La conseillère Céline Forget revient sur les propos de la fonctionnaire en mentionnant que le CCU a clairement statué sur le fait que ses membres préfèrent que le transformateur soit mis sous terre. Elle précise que, tel que soumis à la résolution, ce transformateur sera installé tout juste à côté du chemin pédestre vert du futur campus. La Commission des services électriques a bien précisé que l’arrondissement, par un PIIA, avait le droit de refuser ce transformateur en surface. Céline Forget demande à ce que le vote de ce soir concernant ce projet soit remis à plus tard et qu’un architecte étudie la possibilité de l’installer sous terre.

Q3 : Immeuble du 831 Rockland. Le promoteur est venu expliquer que la dérogation mineure qu’il demande (réduire la marge de recul dans la ruelle de 3m à 0m) n‘affectera pas la qualité de vie du voisinage. (Rareté : la mairesse a écouté sans interrompre !)

Q4 : Demande de destitution d’Alex Wertzberger du Comité Consultatif d’Urbanisme. Puisqu’il est membre du CCU et également président de la ‘coalition des organismes hassidiques d’Outremont (COHO)’, son statut de lobbyiste entache l’impartialité du comité. Ses positions médiatisées qui se portent à la défense des diverses illégalités encourues par ses coreligionnaires laissent perplexe. L’intervenant présente une pétition de 132 signatures qui demande sa destitution du CCU.
R : La mairesse s’offusque haut et fort en accusant l’intervenant de faire de fausses allégations.
Q : L’intervenant se défend en expliquant que tout le dossier de destitution est basé sur des faits concrets et des reportages télévisés dans lesquels Alex Wertzberger déclare lui-même ses positions.
R : La mairesse se dit déçue qu’un citoyen demande le départ d’un membre d’un comité.
R : Le conseiller Louis Moffat, président du CCU, rétorque que ce sont des allégations non justifiées et non justifiables et qu’il n’en tiendra pas compte.
R : Céline Forget demande à ce que les élus soient prudents et analysent la pétition puisqu’il s’agit d’un lobbyiste au sein d’un comité où siègent 2 élus, soit la mairesse et le conseiller Moffat.

Q5 : Empiètement privé sur l’espace public. L’intervenant demande ce que l’arrondissement a fait depuis ses plaintes du mois dernier concernant deux (2) emplacements précis.
R : La mairesse répond qu’un des endroits a reçu un constat de 640 $.
R : La conseillère Forget demande quand a été donné ce constat.
R : Pierre Chapuis, directeur d’arrondissement par intérim, répond qu’il date de janvier 2011 et qu’aucune date n’est encore prévue pour audition à la cour.

Q6. Nouvelle caserne pour les pompiers. En 2010, le maire Gérald Tremblay avait promis que nous aurions une nouvelle caserne de pompiers en 2012. Qu’en est-il ?
R : Pierre Chapuis répond que l’arrondissement travaille très fort sur ce projet.
Q : La citoyenne dépose au Conseil des statistiques du service des pompiers et s’inquiète du fait que la valeur des dommages matériels suite à un incendie n’apparait plus et que le nombre d’incendies et de décès reliés ne baissent pas.
Q : La citoyenne appuie la 1ère intervenante, à savoir  la possibilité d’avoir une résidence pour personnes âgées dans l’îlot St-Viateur.

Q7. Immeuble du 831 Rockland. En 2008, un regroupement citoyen s’était opposé au projet original car le zonage permettait le rajout de 2 étages sur les 4 déjà existants. En 2009, l’arrondissement avait changé le règlement pour limiter la hauteur à 4 étages et imposer des marges de recul avant, arrière et latérale. Maintenant, en 2012, le Conseil désire retirer la marge arrière de 3m qui avait pourtant fait consensus entre les citoyens et les élus en 2009.  En votant pour ce changement demandé par le promoteur, vous reniez votre propre règlement : c’est un non-sens ! (applaudissements de l’audience) Quel est l’avis du CCU ?
R : La mairesse rétorque que l’immeuble est présentement à la merci des squatters et des graffitis et qu’elle trouve que c’est un beau projet. Que, d’après sa mémoire, seule la hauteur permise de 6 étages avait fait l’objet de contestations, mais pas les marges.
R : Pierre Chapuis informe que le CCU n’est pas du tout favorable à la dérogation mais que lui personnellement est favorable car ce n’est plus le même projet que celui de 2008.
R : La conseillère Ana Nunes trouve la forme en U du projet intéressante et va voter pour la dérogation.
R : la conseillère Forget lit à l’audience le libellé de la décision du CCU avec les raisons invoqués pour le refus au changement de zonage et ajoute qu’il est fort dommage qu’il n’y a pas eu de conseil en direct (enregistré) à l’époque du changement au zonage en 2009, ce qui aurait permis de rafraîchir la mémoire de la mairesse  (rires et applaudissements de l’audience).
Q : L’intervenant remet une pétition signée par tous les voisins (40 noms) et demande une consultation publique avec le promoteur avant que les élus statuent sur la dérogation.

Q8 : Immeuble du 831 Rockland. L’intervenant demande à ce que leur groupe puisse s’impliquer en travaillant de concert avec le CCU. L’important n’est pas tellement le projet mais bien les gens qui vont vivre avec ce projet (applaudissements de l’audience).
R : Aucune réponse.

Q9. La fête des cabanes. Une cabane a été construite bien avant la période règlementaire fixée par l’arrondissement et pourtant, malgré une plainte à la sécurité publique, le propriétaire n’a jamais reçu de constat d’infraction. Est-ce par oubli, négligence ou accommodement raisonnable ?
(Silence éloquent de la part de la mairesse)
R. Pierre Chapuis dit qu’il doit vérifier.
R. Céline Forget dénonce que plusieurs cabanes ont été construites en infraction et n’ont pas reçu de contravention mais plutôt un avis de près d’un mois pour les démanteler. À sa connaissance, les avis sont d’ordinaire de 24h ou 48h lorsqu’il s’agit de faire appliquer la règlementation, ce qui ne fut pas le cas, de toute évidence.

R : Louis Moffat informe que sur la centaine de cabanes construites, il y en a beaucoup qui sont règlementaires et que l’an prochain, il y aura une meilleure diffusion des dates permises. (Ce problème était supposé être réglé depuis 2006)
Q. Il y a encore des débris de cabane (planches) sur le balcon : inesthétique et dangereux.
R : Pierre Chapuis affirme qu’il va faire le nécessaire.

Q10. Projet résidentiel sur le terrain vacant intersection Ducharme et Champagneur. Approbation par PIIA d’un transformateur électrique en surface. Si on veut cacher le transformateur, c’est qu’on peut le voir ! Pourquoi un aussi gros transformateur à l’extérieur ?
R. Céline Forget s’inquiète du manque de vision de l’administration. Elle précise que l’Arrondissement doit prendre position pas seulement sur ce transformateur mais sur toutes les autres demandes de transformateurs en surface qui suivront avec le développement du campus.
R. Pierre Chapuis justifie ce transformateur par la forte demande en électricité du projet. Il y aura 2 cuisinières dans chaque logement.
(La mairesse interrompt M. Chapuis et remercie l’intervenant. J’ai parlé avec M. Chapuis à la fin du conseil et il m’a confirmé que ce projet de logements était bâti selon les préférences de la communauté hassidique).

Q11. Conseil en Direct sur le Web. Depuis mai 2008, la mairesse refuse la diffusion du conseil sur le web prétextant qu’Outremont n’a pas les moyens financiers. Depuis mai 2008, nous recevons à la maison le bulletin Au Pied de la Montagne. 42 mois de publication du bulletin ont coûté 78,000 $ et 42 mois de Conseil en Direct (rapport de la mairesse, période de questions, dossiers décisionnels) auraient coûté 39,000 $. Payer 2 fois plus cher pour 3 fois moins d’infos, est-ce une saine gestion des deniers publics ?
(Applaudissements de l’audience)
R. Silence de la part de la mairesse.
R. Céline Forget précise que ce fameux bulletin n’a jamais fait l’objet d’un vote des élus à une réunion du conseil mais que c’est uniquement la réalisation de la volonté de la mairesse.
Q. Les élus entérinent-ils cette dépense de 78,000 $ ?
R. Mal à l’aise et vraisemblablement surpris du montant, les Potvin, Nunes et Moffat (tous Union Montréal) ont quand même justifié cette dépense.
(La mairesse refusait aussi le Conseil en direct sous prétexte que les citoyens n’aimeraient pas être filmés. Il y avait une caméra de Radio-Canada ce soir-là et AUCUN intervenant ne s’est désisté à la période de questions ou a exigé qu’on ne filme pas son intervention).

Q12. Ilot St-Viateur. La propriétaire de la maison Carpe Diem est venue témoigner du manque de résidences pour personnes âgées dans Outremont et appuyer l’idée d’en installer une dans l’îlot St-Viateur.

831 Rockland – agrandissement du bâtiment principal

1 février 2012

L’arrondissement statuera, le lundi 6 février prochain, sur une demande d’agrandissement du bâtiment situé au 831 avenue Rockland. Ce projet déroge au règlement de zonage qui impose une marge arrière de 3 mètres.

On se rappelle qu’en 2009, suite à des représentations de citoyens, le Conseil avait modifié le zonage de cet immeuble en limitant la hauteur du bâtiment à 4 étages et imposant des marges, dont une de 3 mètres à l’arrière, du côté de la ruelle. La présente demande est à l’effet  d’agrandir l’immeuble jusqu’à la limite de la ruelle, réduisant la marge de 3m à 0m.

Ce changement au règlement de zonage est présenté au Conseil sous forme d’une demande de dérogation mineure. Cette procédure n’exige aucune consultation publique des citoyens. Pour faire connaître votre opinion,  vous devez vous présenter à la prochaine séance du Conseil,  le 6 février. La séance commence à 19h, mais vous devez vous enregistrer à 18h30 pour pouvoir vous exprimer à la période de questions.

Si vous avez des questions ou si vous désirez en discuter avec moi,  n’hésitez pas à me rejoindre en laissant un message au 514-495-7430 ou par courriel.

Mise à jour
Un petit pas de deux au 831 Rockland, L’Express d’Outremont

Il s’en était fallu de peu que le zonage du 831 Rockland autorise une tour de 6 étages en 2008. Les résidants voisins auront profité de l’abandon du projet pour rezoner en résidentiel le secteur. Or, le prochain conseil d’arrondissement lundi prochain y projette une dérogation mineure qui altérerait, si elle est adoptée, leur qualité de vie.

Antenne de télécommunication: rapport de l’Office de consultation publique de Montréal

27 janvier 2012

L’Office de consultation publique de Montréal vient de rendre public son rapport sur la Règlementation des antennes de télécommunication.

Dans le mot de la présidente publié sur le site de l’OCPM, on peut lire :

La commission est d’avis que le projet de règlement ne permet pas de mieux outiller les arrondissements face au déploiement des antennes. D’une part, Industrie Canada estime que ses dispositions sur le déploiement du sans-fil prévalent sur la règlementation municipale. D’autre part, l’encadrement municipal aurait avantage à être amélioré et rendu plus efficace à l’aide d’un ensemble d’outils complémentaires. Tout en considérant qu’il est souhaitable d’avoir une règlementation adéquate et homogène en matière d’antennes dans toute la ville, la commission est d’avis qu’une approche purement règlementaire ne suffira pas pour prendre en compte les multiples enjeux du déploiement des systèmes de télécommunication sur le territoire. L’adoption d’une politique d’ensemble est requise.

En conséquence, la commission recommande à la Ville d’élaborer, avec la participation des arrondissements, une politique de gestion énonçant ses objectifs et ses principes directeurs en matière d’antennes de télécommunication.Entretemps, la commission recommande à la Ville de surseoir à l’adoption du projet de règlement.

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

P.S.: Céline est en réunion toute la journée dans le cadre de la tournée de consultation du président du comité exécutif à propos de la révision du financement des arrondissements.

Campus Outremont: premier contrat et consultation à venir

24 janvier 2012

La ville de Montréal vient d’annoncer l’octroi d’un contrat de près de 500 000 $ pour la réalisation des plans et devis du pont ferroviaire qui sera construit à l’extrémité est du futur quartier. Le pont ferroviaire, qui sera construit en 2013, permettra de désenclaver la partie est du site grâce à la construction d’un passage sous le nouveau corridor ferroviaire. Par ailleurs, le Plan de développement urbain, économique et social des abords du campus Outremont (PDUÉS) fera l’objet, en 2012, d’une vaste démarche de planification participative en collaboration avec l’ensemble des parties prenantes des quatre arrondissements voisins, citoyens et société civile confondus. La Ville a confié à Acertys, une firme d’experts en concertation, le mandat de planifier et d’organiser l’ensemble des activités de concertation et de communication réalisées dans le cadre de l’élaboration du PDUÉS.

Vous retrouverez dans notre dossier Campus Outremont le communiqué de presse et trois cartes ainsi que les principaux documents concernant ce projet majeur.

Antennes Rogers – toujours en place

23 janvier 2012

Au dernier Conseil, l’administration Cinq-Mars  était fière d’annoncer que ce n’était pas 2 constats mais 9 constats qui avaient été émis à Rogers et à la compagnie Rosbern, de Michael Rosenberg, pour travaux sans permis au 1290 Bernard.

Ayant en main copie de 2 constats obtenus par demande d’accès à l’information,  (incroyable qu’un élu doivent faire une demande d’accès pour ça!) mais incapable de trouver trace des 7 autres, j’ai fait un suivi sur l’état d’avancement de ces 2 constats émis le 11 juillet 2011. Celui émis à Investissements Rosbern, propriétaire de l’immeuble, pour travaux sans permis est contesté et paraît à l’agenda de la Cour de Montréal le 29 février prochain. Le constat émis à Rogers de 866$, pour la même infraction, a été payé en septembre 2011 suite à une déclaration de culpabilité.

Considérant que Rogers a plaidé coupable et semble avoir l’intention de payer ses contraventions au lieu de se conformer, et ce, depuis septembre dernier, qu’a fait la mairesse durant ce temps? Rien, sauf de dire que 7 autres constats auraient été émis (constats parchemins).

Pour quelle raison l’administration Cinq-Mars fait-elle preuve d’autant de mollesse et se contente d’émettre de simples contraventions? La mairesse a-t-elle vu à ce que les vérifications nécessaires soient faites auprès d’Industrie Canada, organisme fédéral responsable des télécommunications, et de demander le démantèlement pur et simple de ces antennes installées illégalement?

Si vous avez un peu de temps, la lecture du mémoire de Rogers, déposé à l’Office de consultation publique en octobre 2011, est très intéressante. On y retrouve, entre autres, les étapes prévues par Industrie Canada (responsable des télécommunications) lors d’implantation d’antennes de télécommunication. Pour certaines installations, en plus de devoir obtenir un permis des instances locales d’urbanisme, la compagnie doit offrir des séances de consultations pour le public environnant.

Au mandat d’Industrie Canada tel que décrit à l’article 1.1 du règlement fédéral, on peut lire: ‘De plus, l’installation ou l’exploitation d’un système d’antennes existant qui déroge du présent processus pourrait entraîner sa modification ou sa suppression et toute autre sanction contre l’exploitant en vertu de la Loi sur la radiocommunication.’

L’installation des antennes de Rogers sur le toit du 1290 Bernard est-elle conforme au processus fédéral? Cette installation exige-t-elle un processus de consultation publique? Est-ce pour cela que Rogers s’est abstenu de demander un permis à l’arrondissement et de faire son travail en catimini?

On ne peut pas exiger de l’administration Cinq-Mars de tout connaître et de tout savoir. Mais lorsque l’information est disponible et que des vérifications de base s’imposent pour la sécurité des citoyens, il est inconcevable que ces démarches n’aient pas déjà été faites.

Je vais contacter Industrie Canada, et je vous reviens.

P.S.: Vous pouvez aussi consulter notre dossier sur les antennes de télécommunications.

Finances : rencontre avec le président du comité exécutif

21 janvier 2012

Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, rencontrera le conseil d’arrondissement d’Outremont le 27 janvier prochain dans le cadre de sa tournée de tous les arrondissements de la Ville de Montréal afin de discuter de la révision du financement des arondissements.

L’enjeu est particulièrement important à Outremont car, comme je le soulignais dans mon billet du 5 décembre 2011, le budget 2012 prévoit plus de dépenses que de revenus. Au rythme où les dépenses augmentent, le budget de 2013 sera presque impossible à boucler.

Je vous invite donc à ne pas hésiter à me faire part de vos préoccupations et suggestions.