RÉUNION PUBLIQUE CE JEUDI, 1ER MARS 2012 19h, salle du Conseil

EN VUE DE L’ADOPTION D’UN RÈGLEMENT QUI PERMET DE DÉROGER AUX RÉGLEMENTS ÉTABLIS

D’abord l’object de ce règlement (télécharger une copie du projet) :

Règlement dérogation
Alors que le règlement de zonage établit  une vision d’ensemble de l’arrondissement, la mairesse,  Marie Cinq-Mars,  présentera ce jeudi un projet de règlement qui lui permettra, avec un vote du Conseil, d’autoriser des changements à la pièce pour répondre à des demandes spécifiques.

Le règlement de zonage ne prévoyant qu’une occupation résidentielle sur votre rue, le projet particulier pourra t-il permettre une petite école au rez-de-chaussée chez votre voisin, ou un commerce? Un triplex dans un secteur de maison unifamiliale pourra t-il maintenant être autorisé? L’ajout d’un quatrième étage à un bâtiment implanté dans un secteur de 3 étages sera-t-il permis? Et bien d’autres questions encore.

Ce règlement, tel que proposé, donne carte blanche au Conseil. Il ouvre la porte à des passe-droits indus, autorisés par des élus en manque d’électorat, au dépend de l’intérêt public. Si vous désirez plus d’information, je vous suggère de lire le billet intitulé carte blanche aux élus.

Votre présence à la soirée de consultation publique de jeudi est importante. D’abord pour bien comprendre l’étendue de ce projet de règlement en posant des questions et pour émettre vos commentaires. Le projet peut encore être modifié avant son adoption prévue au Conseil de mars.

P.S.: Vous n’avez pas vu l’annonce de cette réunion? C’était dans l’édition du Devoir de lundi dernier. Ne cherchez pas d’avis dans les journaux locaux.

Publié sous Communiqués, Démocratie, Zonage
One comment on “RÉUNION PUBLIQUE CE JEUDI, 1ER MARS 2012 19h, salle du Conseil
  1. Pierre Joncas says:

    L’administration de l’arrondissement a choisi de placer une annonce dans Le Devoir de lundi pour faire connaître aux citoyens d’Outremont la tenue d’une « soirée d’information publique » au sujet d’un projet de règlement qui accroîtrait considérablement son pouvoir « d’autoriser sur demande […] un projet particulier qui déroge à [certains] règlements ».
    La rencontre se tiendra l’avant-veille de la semaine de relâche des écoles du quartier, quand de nombreuses familles seront occupées à préparer leurs vacances de fin d’hiver. Le règlement sera mis au vote le lundi 5 mars, soit à peine quatre jours plus tard.
    Les rares citoyens qui auront pu prendre connaissance de l’avis soit en le lisant, soit grâce à l’initiative de la conseillère Céline Forget ou du citoyen Pierre Lacerte, auront vraisemblablement de la difficulté à se libérer pour cette rencontre où l’on expliquera – peut-être – les raisons de ce règlement qui ouvre la porte à des décisions expéditives et dissimulées de nature à affecter désavantageusement la qualité de vie de notre arrondissement.
    En 2004, l’administration Harbour a procédé de façon semblable pour tenir dans l’ignorance les citoyens favorables à la défusion : l’ouverture du registre a été annoncée dans un encart d’une livraison particulièrement épaisse de La Presse. Le maire et les conseillers de l’époque en furent, on s’en souviendra, grassement récompensés par des émoluments accrus. J’avais alors écrit que l’affront avait mis notre démocratie en deuil ; ce nouvel affront fait de même.
    Aux citoyens qui, la soirée du 1er mars, l’interrogeront pertinemment, mais respectueusement, la mairesse répondra, selon sa pratique, à côté de la question ; ceux qui manifesteront la moindre impatience seront rabroués et accusés de malveillance. On pourra s’imaginer sous Duplessis à l’Assemblée législative (ainsi qu’alors on l’appelait) ou au Parlement fédéral sous le régime Harper.
    Quel espoir peut-il y avoir de freiner cet outrage à ce qu’il reste de contrôle citoyen sur la qualité de vie dans notre arrondissement, dont les compétences ont été réduites à la presque insignifiance ? Ceci, d’ailleurs, grâce à la collaboration intéressée du maire et des conseillers de l’époque, dont celle qui, aujourd’hui, occupe le fauteuil de première magistrate. Un seul espoir, me semble-t-il : convaincre les conseillères Ana Nunes et Marie Potvin du caractère abusif du règlement proposé et, les ayant convaincues, les encourager à s’affranchir des diktats partisans, à suivre leur conscience en s’opposant à son adoption. Elles ont déjà fait preuve d’indépendance et de courage en s’associant, par deux fois, à la non moins indépendante et courageuse conseillère Forget, contre la volonté de la mairesse et du conseiller Louis Moffatt, pour demander, par résolution du Conseil, l’affichage du poste de Directeur de l’arrondissement, à combler depuis juin dernier. Grand bien leur en fit, du reste, puisque la Mme Cinq-Mars n’a tenu aucun compte de ces résolutions, adoptées pourtant à la majorité. Bien sûr, Mmes Nunes et Potvin s’exposeraient au courroux de la mairesse et de son collègue. Elles préserveront toutefois leur honneur et mériteront de nouveau le respect, voire l’admiration, de nombreux citoyens, et, pourquoi pas, notre appui aux élections de 2013 si, n’étant pas épuisées par les magouilles dont elles ont pu être témoins ou spectatrices, elles acceptent de s’y présenter comme candidates indépendantes.
    Pierre Joncas

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