Quand le Faites-nous confiance ne passe pas

La population était convoquée jeudi dernier, le 1er mars, par une toute petite annonce dans le quotidien Le Devoir à une réunion publique sur un projet de règlement qui permettrait de déroger à tous les éléments du règlement d’urbanisme.

La préoccupation principale des quelques 50 personnes présentes est que ce règlement laissera la porte ouverte à la gestion au cas par cas et la réponse de l’administration Cinq-Mars (absente de la réunion) est : “Faites-nous confiance”. À l’évidence le message ne passe pas puisque plus de 20 interventions ont été faites et une seule, une seule, appuyait l’adoption du règlement.

Plus d’un(e) intervenante ont fait valoir d’une part que la réunion de convocation n’avait fait l’objet que d’une annonce dans le quotidien Le Devoir au lieu de faire aussi paraître des avis dans les journaux locaux. La seule réponse de l’administration Cinq-Mars : “Cela coûtait moins cher” ! Pourtant, ce souci d’économie ne semble pas être présent quand vient le temps de publier le bulletin quatre couleurs Au pied de la montage.  D’autre part, plusieurs ont voulu savoir quel sentiment d’urgence poussait l’administration Cinq-Mars à convoquer une réunion seulement quelques jours avant la réunion du conseil. À cette question, la seule réponse a été : “Nous étudions ce projet depuis suffisamment longtemps”. Il semble donc que les élu(e)s de l’administration Cinq-Mars sont en droit de prendre tout le temps qu’il leur faut quitte à ne laisser qu’une portion congrue pour les citoyen(ne)s intéressées et préoccupées.

Finalement l’administration n’a pas été en mesure de confirmer aux personnes présentes que les “problèmes” que règlerait l’adoption de ce règlement, ne peuvent l’être autrement. Tout au long de la soirée, il a été fait mention en effet d’un triplex à 7 logements qui s’il était complètement rasé par un incendie ne pourrait pas être reconstruit avec 7 logements. Non seulement, ils ont été incapables de faire état d’un tel événement dans le passé mais ils ont aussi dû reconnaître que d’autres solutions règlementaires pourraient être envisagées.

Je laisse le mot de la fin à un intervenant dont j’essaie de traduire le plus fidèlement possible la pensée. Gérer la chose publique c’est faire appliquer la règle générale tout en arbitrant le mieux possible les cas particuliers. Ce règlement fera en sorte que les cas particuliers deviendront la règle générale. Vous avez voulu simplifier votre travail et complexifier celui de la population. (Pour vous en convaincre, lisez ce billet Projet d’agrandissement d’une des synagogues sur Hutchison rejeté par les citoyens).

Publié sous Démocratie, Zonage
2 comments on “Quand le Faites-nous confiance ne passe pas
  1. Stéphane Rivard says:

    Avec vous, il y a de l’espoir. L’espoir que tout politique ne soit pas corrompu et ne cherche qu’à exécuter des plans pour lesquels ils ont (probablement) des ristournes; quelles qu’elles soient.
    Quand le pouvoir se soumet à une minorité au détriment de la majorité citoyenne, on ne parle plus de démocratie. On parle de favoritisme.
    La ploutocratie et ses sbires. Un spectacle désolant et onéreux.

  2. Monique D Proulx says:

    Oh, oui, vous êtes inspirante. Tout semble si corrompu, ça fait du bien de voir qu’il reste des parties saines dans le fruit! Merci.

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