À la suite d’une présence abusive d’autobus dans les rues résidentielles de l’arrondissement, de nombreux citoyens ont revendiqué une règlementation encadrant le stationnement et la circulation de ces engins. Ce règlement fut adopté en 2003 suite à de longues et difficiles interventions publiques, jusqu’à des auditions devant la Commission des transports du Québec dans le cas d’autobus interurbains opérant sans permis. Ce règlement prévoit, entre autres, des règles pour le transport interurbain et le transport nolisé (occasionnel et ponctuel pour les activités de groupe et les écoles).
Malheureusement, l’application de ce règlement se fait de façon aléatoire et arbitraire. N’eut été de la vigilance de citoyens, très peu d’interventions auraient été effectuées par les ‘forces de l’ordre’. Les preuves d’infraction s’accumulent et l’administration se sent coincée.
Voilà qu’un avis de motion sera déposé ce lundi, 1er mars, au Conseil. La mairesse veut que le Conseil ait le pouvoir de consentir à des dérogations au cas par cas (par ordonnance).
Ce revirement survient, en apparence, suite à une demande d’un seul citoyen qui est venu au Conseil du 1er février pour faire valoir l’importance d’autoriser la circulation d’autobus pour une bruyante activité juive qui se déroule dans les rues résidentielles du quartier. De plus, a-t-on appris de la mairesse Marie Cinq-Mars, cet homme avait précédemment écrit une lettre à l’arrondissement.
Je me doutais bien que quelque chose se passait à mon insu….. En janvier, à mon grand étonnement, le directeur d’arrondissement, M. Pierre Beaudet a soumis aux élus une feuille, sans aucune explication ni justification, sur une modification à la définition d’un d’autobus, tel qu’écrit au code de la sécurité routière. Incroyable mais vrai! Ce changement étant irréalisable (on ne change pas dans un arrondissement une définition qui figure dans une loi provinciale), un nouveau document, tout aussi étonnant par son préambule, fut soumis à la préparatoire suivante. L’arrondissement semble pressé de satisfaire un lobby insistant qui se cache derrière une mystérieuse lettre d’un citoyen.
Maintenant que le chat est sorti du sac (ca ne vous rappelle pas le dossier des écoles illégales et le changement du calendrier scolaire?) j’ai demandé copie de la fameuse lettre pour évaluer le vrai besoin de modifier le règlement en vigueur. Cette demande m’a été refusée. Je devrai faire une demande d’accès à l’information et attendre des semaines avant d’en prendre connaissance.
Lundi, au Conseil, les élus du parti au pouvoir vont vous demander de leur faire confiance et de leur donner carte blanche dans la distribution d’ordonnances qui ne fera qu’augmenter la présence d’autobus dans nos rues.
Dossier après dossier, jour après jour, on constate que l’Administration d’Outremont, l’arrondissement même du Maire de Montréal, gère sous l’influence des lobbyistes et sous le couvert du secret. Et ce n’est pas mon premier billet qui le dénonce. Le jour ou le Conseil jouera carte sur table avec les citoyens, on parlera de vraie démocratie.
À lire :
Règlement 1171, chapitre XI RÈGLES APPLICABLES AUX AUTOBUS ET MINIBUS (allez à la page 30)